LIVRE HUITIÈME
rétrospectifs, un objet d'imagination et un pur idéal? Ce ne serait pas assez pour expliquer cette passion intense qu, dévore un si grand nombre de cœurs q
Le christianisme n'est si puissant sur le sentiment humain
Te Dieu6 \V 'rt^1™^'1" — —ni" on avec Dieu, et qu il actualise avec constance l'objet de notre tendresse, dans le sacrement de l'Eucharistie
Quand nous examinons les relations établies entre D,Vn «1 homme par le christianisme, nous trouvo qu'elle sont de deux sortes. M
Les premières s'établissent par intermédiaire • c'est la
voie de vérité et de justice. Dieu parle au fidèle p a
bouche de ses Prophètes. Leurs dLours sont contenn
dans les Livres saints. Que le fidèle les lise dans le r en lement de ^ ^ ^ s l^caeil
la balance de son cœur ! Dans ces ma« U la doctrine de la vérité et de In pageSDben,es se tr°nve contre ces décre s d'en 'haut e " '" PCUt a"er
de ce qu'ils ordonna S'i ^embaSssTà l"* ^
a loi de 1 Éghse, trouve dans cette société d'origine d v ne
c. /unsi, aans 1 hghse même, le fidèle vi i nîo par l'intermédiaire de la Inî A a ie naele va à Dieu discipline. dLl deV°lr' de h foi> ^ la
Ces relations du fidèle aver n,'*,, m •
curants, a tous sans exception rm'ilc e> •
crLiun^ qu Us s unissent im-
médiatement à Dieu, a plus ou moins haut degré. A l'état religieux, par intermédiaire, il faut joindre le contact immédiat ; à la justice et â la vérité il faut surajouter la cause Te toute justice et de toute vérité, c'est-à-dire, Dieu lui-
même.
. La Divinité des chrétiens, dit Pascal, ne consiste pas en un Dieu simplement auteur des vérités géométriques et de l'ordre des éléments : c'est la part des païens. Elle ne consiste pas simplement en un Dieu qui exerce «"£"«« sa providence sur la vie et sur les b.ens des hommes, pour donner une heureuse suite d'années à ceux qui 1 adorent c est le partage des juifs. Mais le Dieu d'Abraham et de acob le Dieu des chrétiens, est un Dieu d amour et de oiatoas; c'est un Dieu qui remplit l'âme et le cœur q" 1 possède ; c'est un Dieu qui leur fait sent.r intérieurement leur misère et sa miséricorde infime, qui s unit au fond de leur âme, qui la remplit d'humilité, de ,o.e, de onfiate, d'amour, qi" les rend incapables d'autre fin que de lui-même. Le Dieu des chrétiens est un D.eu qui fait sentir à l'âme qu'il est son unique bien, que tout son.repos est n lui, et qu'elle n'aura de joie qu'à l'aimer, et qui lu S en même Lps abhorrer les obstacles qui la retiennent et l'empêchent de l'aimer de toutes ses forces. »
Rien n'est plus vrai et mieux justifié par les phénomènes
de notre religion.
Quand Dieu infond en nous la grâce, n y a-t-,1 pas ction mimédiate de la Divinité ? Les sacrements ne son -ils pas ^procédés par lesquels l'âme, franchissant «£«*£»* entre en communication directe avec la Divinité ? Dans le
cernent de Pénitence, ne remarquons-nous pas une action
mmïïiate vraiment extraordinaire ? Non, !£**»« tire pas sa valeur première des actes du prêtre n, du pe