Opuscule, v« édit. de Parme
350 LA DOCTRINE 8PIRITUKLLE
Juste : il ne faut demander que ce qui peut nous être profitable. Or, laissés à nos propres inspirations, nous sommes fort exposés à nous tromper, car nous ne savons pas si nos désirs méritent d'être remplis. Nous n'avjons pas cet écueil à redouter avec l'oraison dominicale, puisqu'en a récitant, nous ne faisons que suivre les leçons du Maître Suprême.
Ordonnée : nos désirs n'ont pas tous la même importance. Les choses du ciel sont préférables aux biens de la terre, aussi Notre-Seigneur met en première ligne les intérêts de notre âme.
Dévote : la longueur des prières est souvent un obstacle à la dévotion. Notre-Seigneur nous enseigne une prière courte et nous recommande de ne pas nous perdre dans la multitude des paroles (I).
Humble : l'àme vraiment humble ne s'appuie pas sur ses propres forces, et elle n'attend pas de ses mérites l'accomplissement de ses désirs; elle s'en remet entièrement à la puissance et à la bonté de Dieu. Cette disposition est admirablement exprimée dans l'oraison dominicale, car, dans toutes ses demandes, elle implore uniquement la miséricorde divine.
Elle nous enseigne à donner à Dieu le doux nom de Père.
Dieu est notre père car il a imprimé dans notre âme, les traits vivants de sa ressemblance, ce qu'il n'a pas fait pour les autres créatures. 11 accorde au reste de la création quelques dons sans importance, (miinuscula, dit saint Thomas), en comparaison de l'héritage céleste auquel il nous appelle ; car nous sommes ses fils adoptifs. Nous lui devons en retour l'honneur et le respect, l'imitation