‹ La doctrine spirituelle de St. Thomas d'AquinChapitre 229 sur 297 · Voir l'^ partie de cet ouvrage, ch. ii · texte numérisé non relu

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352 LA DOCTRINR SPIRITIJKLLE

toutes les langues sont impuissantes à prononcer le grand nom de Dieu.

Nous nous servons pour designer Dieu d'un mot qui n'est pas, tant s'en faut, la manifestation adéquate de la substance divine, mais nous n'avons à notre service que la langue défaillante des hommes. Ce nom que les astres, la terre et l'homme ne peuvent achever, nous demandons qu'il soit sanctifié, c'est-à-dire reconnu et acclamé comme saint par toute créature. Si Dieu était connu autant que l'intelligence humaine est capable de le connaître,son nom ne serait jamais prononcé qu'avec un respect profond, un immense amour et une inaltérable reconnaissance. Il est le nom de Celui qui règne au plus haut des cieux et devant qui la créature doit s'agenouiller dans le sentiment d'une adoration sans bornes, il est le nom du Père qui tous les jours nous comble de bienfaits. Et cependant il est méconnu, il est même blasphémé ; l'homme aveugle et ingrat, le prononce comme un nom vulgaire, il n'a pas la moindre idée de ses devoirs envers ce nom sacré, et la manière dont il le prononce est souvent un outrage à la divinité. Demandons à Dieu que son nom soit véritablement sanctifié, que toute la terre rende hommage à sa grandeur et ayons l'intention, toutes les fois que nous le prononçons, de réparer, autant que nous le pouvons, les irrévérences et les blasphèmes dont se rendent coupables les mauvais chrétiens et les impies.

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