SCENE X
Les Mêmes, CÉCILE '*.
CÉCILE, fort agitée. .Ah! monsieur... vous voici. RAYMOND. Qu'est-ce donc , mademoiselle?..
CÉCILE. Ah!., je suis bien malheureuse... car le moudecst bien raéchanl... BAYMOND. Que VOUS est-ll donc arrivé?..
CÉCILE. Cet or que vous m'avez donné... ' Raymond, le garçon, Fioridor.
*•* Raymond, Cécile, Fioridor.
RAYMOND. Eh bien?..
CÉCILE. J'aval5 acheté quelques fleurs pour la fête île ma mère... et je rentrais chez nous... toute joyeuse... quaud, dans sa chambre même, j'ai trouvé noire hnpiloyable créancier qui s'emportait en menaces contre elle... Je l'ai paye à l'Instant, monsieur... mais ma mère a voulu savoir où j'avais pris cet argent... et comme je n'osais pas lui dire par quel moyen je me l'étais procuré... le méchant homrne a fait planer sur moi d'odieux soupçons... il a prononcé le nom de M. de Bcaumout... il a parle dintrisues socréles... Ma mère ne l'a pas cru, monsieur, oh!., non... elle connaît trop sa Cécile... mais le bruit que faisait cet homme avait attiré les voisins, et comme je ne suis qu'une pauvre flile... les plus lâches conjectures... les phis cruelles assertions ont été répandues sur mon compte... oh!., voici mes cheveux... prenez-les, monsieur... prenez-les bien vile, afin que je ne puisse rentrer chez ma mère qu'en prouvant à tout le monde que ma conduite a toujours été pure.
RAYMOND. Pauvre enfant !..
CÉCILE. De grâce, hAtez-voos... hàfez-vous!.. car si ma mère n'a pu ajouter fol au\ propos de notre créancier... j'ai du moins vu sur ses traits une inquiétude qui me tue...
Air : Vaad«TiU« d« l« Pciile CoaTeroante. Oui , tout cela lui paraissait un songe. Et chaque instant doublait mon embarras; Il nif fallut recourir a(i mensonge, Je l'avouerai... je ne balançai pas...
Mais . après tout , en celle circonstance. Je n'ai dti moins pas Torrait â l'honneur... Car j'ai , monsieur, pour moi ma conscience El Dieu qui lit dans le tond de mon cœur!
(ta Diasiqae coDtiaae jusqu'à la Qn.)
FLORiDOR, qui a pris Bes ctscaiii , à Raymond. Monsieur... je suis à VOS ordres... faut-il?..
cÉciLB, vivement. Oui, monsieur... oui, sur-le-champ.
(Elle se place sur la chaise *.}
BA YMOND , i part. Pauvre ûlle !.. ( Floridor s'approche avec ses ciseaux.)
FLOBIUOR , déclamant.
« Peut-on voir, sans frémir, cette fllle^ charmante
» Tendre au fer de Calcbas une tète innocente. »
CÉCILE. O ma mère!., ma mère!..
( Le rideau baisse au moment où Floridor prend les cheveux de Cécile pour les couper.)
ri?( oc PBmieH acte.
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