‹ La dot de ma fille comedie en un acte, en verse de M. SamsonChapitre 44 sur 44 · SCÈNE XVII · texte numérisé non relu

SCÈNE XVII

Un homme tel que vous restât enseveli.

Ot oubli se répare enfin ; grâce à son père.

L'électeur vous a fait son bibliothécaire.

La place était vacante, et vous aurez demain La lettre qui vous nomme, écrite de sa main.

marguerite.

Dieu !

HBRMANK, à Varner.

Rien ne pouvait mieux que cette place offerte De tes livres vendus diminuer la perte.

FRÉDÉRIC, à Vamer.

Vous ne les perdrez point, ces livres regrettés :

Pour sept mille ducats je les ai rachetés.

(.\ Hermann.)

•le les paierai, Monsieur, sur le bien de ma mère. Varner.)

El je viendrai les lire ici, mon second père.

Chez vous... Un tel trésor doit, du moins je le croi, Ainsi que votre fille, être à vous comme à moi.

MARGUERITE

,\h ! c’est bi(m !

VARNER, enil)rassanl Frédéric.

Cher enfant !

CATHERINE

Oh! le brave jeune homme!

HERMANN

Quoi ! sept mille ducats? Peste, c’est une somme!

VARNEK.

Tu dois d’un fils pareil remercier les deux.

C’esl un jeune homme antique! ah ! sois-en glorieux !

HERMANN

Je lésais. Cependant sa fortune est réduite;

Mais cela le regarde, ainsi que Marguerite.

Aux vingt mille ducats promis, sachez-le bien,

Pour payer ces bouquins je n'ajouterai rien.

Je pourrais même encore retirer ma parole. •

FRÉDÉRIC

AhI mon père!...

Hélas!

HERMANN

Mais non...

(A Varner.)

Comme toi, je m’immole,

CATHERINE

Vous immoler! et de quelle façon?

Vous n’auriez rien vendu, vous, pour votre garçon!

HERMANN

Que dit-elle donc?

MARGUERITE

Rien.

(Cas.)

Silence, Catherine !

VARNER, à Hermann.

Quitte, mon vieil ami, ta figure chagrine;

Quand tu m’as affligé, je ne t’en voulais pas.

Page 1