SCENE XI
SUZETTE, puis CHENU.
suzette, essuyant ses larmes.
Oh! que je suis heureuse, mon Dieu!... (Trisvite.) Ah l c’est vous, mon ami! Venez que je vous dise quel bonheur nous arrive ! Madame de Sen- | HMUtcrre... madame de Senneterre est ici!
chenu, pétrifié.
Madame de Senneterre!
SUZETTE
Oh ! je suis folle de joie !... je veux qu’elle reste avec nous, toujours... je le lui ai dit... J'ai bien fait, n’esl-ce pas?
CHENU
^^ladame de Senneterre ici !
suzette. «*•
Oui, mon ami... vous no leviez la trouver... / oh! ce n'est pas étounant... ruinée, errante, long* temps en prison... elle m’a conté scs longues t souffrances.
CHENU
Et ne vous a-t-elle parlé que d'elle?
Une pause.
Quelle question!... pourquoi me dites-vous cela?... comme vous ôtes pâle!
chenu, vivement.
Il ne s’agit pas de moi... mais, répondez, no vous a-t-elle parlé que d’elle?
SUZETTE
Elle m’a parlé aussi de son fils !
chenu, vivement •
Que vous a-t-elle dit ?
suzette.
| Qu’il était en Angleterre... qu’il doit venir.
Elle l'espère?.
Elle l'attend.
CHENU
SUZETTE
Sl’ZITTE.
Mon Dieu ! mon ami, pourquoi ce trouble?...
cette pâleur?... jamais je ne vous ai vu ainsi... chenu , après avoir fait un effort pour parler, regarde Suzette et s'écrie acte rage, en se détournant.
Ah ! il y a des gens bien malheureui!
slzette, allant d lui.
De qui parlez-vous?... de moi?... de vous?... cuen’U, sa reprenant.
Non, non.
SUZETTE
De qui donc, au nom du ciel !
chenu, sombre.
De madame de Scnnetcrrc ! *
SUZETTE
De madame de Scnneierre!
CIIENÜ.
Oui, parce que cette pauvre femme attend son fils.
SUZETTE
Est-cc qu’elle ne le reverra pas bientôt?
Chem, très-bas et en détournant la tête.
Non.
si'zette, le pressant.
Plus tard?
* eu en u.
Non.
Jamais ?...
cuenu.
Non,
SUZETTE
Mort?
Chenu lui donne, san* la regarder, un journal. Suzette jette les yeux dessus, pousse un cri et tombe dans les bras de Chenu, qui la dépose sur le canapé à droite, et court aux sonnettes, qu’il agite violemment.
CHENU
Ahl malheureux! qu’ai-je fait?... c'est moi qui l’ai tuée!... du secours! du monde!
Musique forte jusqu'à l’entrée do M®o de Senneterre, et piano après pour peindre l'anxiété.
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