‹ La double épreuve; comédie en un acte et en versChapitre 27 sur 30 · YSEULT, ALPHONSE · texte numérisé non relu

YSEULT, ALPHONSE

ALPHONSE

Yseult, daignez m’entendre,

Mon cœur ne s’est-il pas dès long-temps fait comprendre? Vous avez en effet dû voir à tout moment Dans les soins d’un ami le zèle d’un amant!...

Je songeais quelquefois qu’un jour nos destinées Par un nœud plus étroit pourraient être enchaînées ; Mais tel qu’un parasite élevé près de vous,

Je n’osais aspirer au nom de votre époux.

Sans cesse à vos côtés, rougissant d’une vie,

A des frivolités seulement asservie,

Confus de tous vos dons, souvent même offensé,

Je sentais devant vous mon orgueil abaissé !

LA DOUBBE ÉPREUVE.

J’attendais en rêvant un peu de renommée,

Que j’eusse acquis un rang dont vous fussiez charmée, Afin de vous offrir comme un juste retour L’appui d’un honorable et sérieux amour.

Je puis, pardonnez-moi, d’avoir lu votre lettre,

Vous donner la fortune... Ah! quel bonheur de mettre Dans une main chérie un précieux trésor,

D’enchaîner ce qu’on aime avec des liens d’or !

YSEULT

Cœur généreux !. . Alphonse 1 oh ! mon âme est touchée D’un procédé si grand ; mais désormais cachée Dans une humble maison je veux faire oublier... Alphonse, vivement.

Les torts d'André? lui seul devrait les expier ;

Mais il vivra toujours avec nous en famille.

Page 1