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PREFACE IX

possession des biens, vit dans la pensée continuelle de se les voir ravir. Les hommes se sont créé un véritable enjer en ce monde (i). »

Les sentiments humains ont baissé; car on ne

saurait prendre pour une vraie tendresse ou pour

un sentiment à la hauteur de l'âme l'inclination

qu'ont aujourd'hui les mères à gâter leurs enfants.

C'est la noblesse des affections qui en fait la valeur,

et, loin d'exclure la tendresse ou la sympathie,

c'est elle qui les tient au niveau du cœur. Aussi,

qui ne remarque à la fois l'abaissement de l'autorité

paternelle, le relâchement de l'éducation, le luxe

che^ les femmes, l'instcbordination che:{ les enfants

et le malaise de tant de cœurs à la poursuite, non

plus de l'affection, mais des plus pauvres jouissances?

■ Plus de vertus de famille, dès lors, plus de bonheur

ni d'avenir. La génération qui arrive est sur le

seuil de l'affliction et des calamités.

Jusqu'à nos jours, la famille trouvait son bonheur en elle-même et la difficulté des communications

(i) Discours du prince de Liechtenstein sur la Question sociale, au Congres des catholiques autrichiens, à Vienne, } mai iSyj.

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