AVANT-PROPOS
Avant d’aborder le sujet de notre thèse, qu’il nous soit permis de remercier bien sincèrement M. le Professeur Chavannaz.
C'est à ce Maître que nous devons l’idée première de ce travail. Il nous a accueilli avec cette paternelle bienveillance que chacun lui connaît. Il a bien voulu nous confier une observation rare, prise dans son service de l'Hôpital Saint-André, et nous guider dans ce travail. Il a droit à toute notre reconnaissance et nous sommes heureux de pouvoir aujourd’hui la lui exprimer publiquement.
Nous devons également remercier M. le Docteur Chelle, Professeur de Chimie à la Faculté de Médecine, qui nous a témoigné de nombreuses fois un si vif intérêt. Le seul regret que nous ayons est celui de ne pouvoir lui marquer notre reconnaissance que d’une manière bien imparfaite et tout à fait insuffisante.
Que M. le Professeur agrégé Dubecq reçoive ici-même nos plus vifs remerciements pour les conseils qu’il a bien voulu nous donner. Guidé par son expérience, nous avons pu mener à bonne fin les recherches anatomiques qui nous ont aidé à expliquer le mécanisme de la douleur dorsale dans le cancer du sein. Nous lui en garderons une très vive gratitude.
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Certaines malades, atteintes de cancer du sein, présentent des douleurs spéciales — douleurs extrinsèques de J.-L. Faure — qui ont cette propriété particulière de siéger plus ou moins loin du foyer malade, de rayonner souvent à de longues distances, parfois même d’apparaître en un point isolé, loin de tout mal, alors que le foyer morbide reste luimême tout à fait indolent.
Parmi ces douleurs irradiées, la douleur dorsale semble avoir peu attiré l’attention des chirurgiens. Sans doute, on a observé depuis longtemps que le cancer du sein occasionnait, et cela à différentes périodes de son évolution, des douleurs siégeant soit le long de la colonne vertébrale, soit au niveau du membre supérieur correspondant; mais la douleur dorsale à laquelle nous faisons allusion dans cette étude est une douleur qui paraît se localiser avec prédilection dans une zone intéressant la pointe de l’omoplate.
Les recherches bibilographiques que nous avons faites ont suffi à nous convaincre que les premières observations qui ont été signalées sont celles de Delore et Balivet, en 1908. Nous les mentionnerons en temps voulu.
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Alessandri, au Congrès français de Chirurgie, en 1921, rapporte aussi l'observation d’une femme atteinte de cancer du sein et présentant également des douleurs dorsales qui disparurent après intervention chirurgicale.
Personnellement, nous devons à l’obligeance de M. le Docteur Jean Chavannaz une observation prise dans le service de chirurgie de M. le Professeur G. Chavannaz, à l'hôpital Saint-André.
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