ADÉLAÏDE, M 11 *. HÉBERT
Adélaïde, entrouvrant la porte. Ma sœur est-elle déjà chez la reine î
M 11 * Hébert. Non, mademoiselle, elle n’ira pas ce soir.
Adélaïde. Je le crois bien , vraiment, après ce qui s’est passé hier. Pauvre sœur , l’accueillir ainsi!...
m"' Hébert. Ah ! mon Dieu ! aurait-elle éprouvé quelque disgrâce?
Adélaïde. La reine l’a traitée avec tant de froideur, que chacun s’est cru autorisé à être plus qu'impoli pour madame de la Tournelle. La princesse de Carignan ne lui a pas même rendu son salut. C'est du moins ce qu’a raconté ma tante en revenant du château, et ce qui a provoqué la défense qu'elle m’a faite de revoir ma sœur.
M 11 ' Hébert. Serait il possible?
Adélaïde. Oui, mademoiselle Hébert, je suis venue secrètement ici, en sortant de l’église où le carrosse de la duchesse de Lcsdiguières m’attend ; mais il faut absolument que je parle â ma sœur, il y va du malheur de toute ma vie.
M IU Hébert. Ah ! mon Dieu 1 tous m’effrayez !
Adélaïde. Oui, je fuirai seule au bout dn monde , plutôt que de me résigner à...
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