SCÈNE XIII
Les Mêmes, MAUREPAS, luitd de plusieurs Seigneurs de la cour.
iiaurepas. Arrêtez, madame, et plaignezmoi d'être chargé de vous remettre cet ordre de la part du roi.
TOUS. Du roi.
Il lui prévoie un papier avec le sceau du Roi.
LA DlcUESSE , jetant les yeux sur le papier. Sigué Louis 1... Il l’a signé... (Elle pleure et cache sa tète dans ses mains; la lettre tombe, Richelieu la prend et lit; «'Ordre à la duchesse de Cnàteauroux de quitlcr Mciz dans uue heure. »
d’agênois, rivement, à /Iiaurepas. Cet ordre est nul , le roi a le délire , on a abusé de son état pour lui arracher cette signature.
maurepas, à d' A génois. C’est aux princes, aux ministres, témoins de la signature de cet ordre, à vous répondre, monsieur; moi je n’en suis que porteur.
richelieu, arec mépris. C’est encore assez courageux. Mais ne craignez-vous pas, monsieur, que le roi, revenu à la santé, ne punisse l’exécuteur d’un ordre semblable ?
maurepas. J’obéis, monsieur le duc, et je ne raisonne pas.
richelieu. Eli bien, si personne n’ose éclairer les princes et les ministres sur l’indigue action qu'ils commctteut aujourd’hui, j'en aurai le courage.
la duchesse, fièrement. Non. C’est à moi de subir leur injuste haine. Ma résistance à cet ordre cruel, ils en puniraient peut-être celui que la maladie met en leur puissance ; qu’il vive! O mon Dieu! que mes ennemis l’arrachent au danger qui le menace, et je leur pardonne. J'obéis ! je consens à tout, je suis prête à partir.
M"" de lauraguajs, d la Duchesse. Je ne vous quitte pas.
>WMWW W\V WWWIVlWWW\VWVVVWWVVWVWWVtt V