‹ La duchesse de Duras et Chateaubriand d'après des documents inédits;Chapitre 84 sur 88 · ENFANCE ET JEUNESSE DE MADAII DE DURAS AMITIE ET PASSION · texte numérisé non relu

ENFANCE ET JEUNESSE DE MADAII DE DURAS AMITIE ET PASSION

Naissance de M"« de Duras. — Son père et sa mère. — Pas d'enfance cl pas de foyer. — Vie de salon : — défauts et qualités. — Au couvent. — Elle part avec sa mère pour l'Amérique. — A Londres ; — elle se marie avec le duc de Duras. — Bonheur conjugal et maternel. — A Lausanne ; — elle se lie avec Rosalie de Ck>nstant. — Premiers billets 31

Lettres dk M"« de Duras a Rosalie» Berne, 15 septembre et 26 septembre 1805 : Propos d'amitié. — L*arrivée de Berne est admirable. — Rien au monde n'est si triste que La Gemmi. — On ne rencontre que des régiments qui partent. — Noisiel, 8 octobre 1805 : Pauvre Suisse ! On dit qu'elle va devenir le théâtre de la guerre. ~ M**«* de Lévis» d*Ennery, de Duras, belle-mère, de Cbimay, de Sainte-Maure, de Cossé, de Poix, voilà ses entours. — Paris, 10 décembre 1805 : Paroles affectueuses. — Dissipation de Paris; elle est un devoir. — Paris, 15 avril 1806 : Chagrins; — amis malheureux. — En calèche vers les Pyrénées. — Rendez- vous de société à Bagnères. — Arrêt de quelques jours chez sa grand'mère, M"« de La Tour du Pin. — Paris, 29 avril 1806 : M. de Fleury va chercher au bord du lac de Genève des sujets de tableau ; — Rosalie est priée de lui indiquer les beaux aspects.

— Poitiers, 12 mai 1806 : Elle souffre de la poitrine et n'est plus résignée.

— En pensant à ses filles et à ses amis, elle veut vivre. —Au Bouil, famille rassemblée, avec tous les conforts de la vie, dans un bon château : — uniquement sensible à Vexil, loin de Paris. — Paris, 15 février 1807 : Ce voyage des Pyrénées a été une des époques les plus tristes de sa vie. — Une peine rend indifférent â tout ; — sa mère malade ; —elle-même a craché du sang. — Le rêve serait d'être avec Rosalie sur les rives du beau lac.

— Bourbonne, 20 Juin 1807 : Solitude qui lui fait regretter la petite maison de Lausanne. — Sur le point d'acheter un beau château en Touraine. — La crédulité est le défaut des bons cœurs. — Le malheur ramène au seul vrai bien. — Tout notre être n*est que contradictions et inconséquences.

— Elle aime Corinne. — Paris, 19 février 1808 : Oh! les bords du lac Léman î

— La voilà fixée à Ussé : — habitation trop belle pour lui plaire. — Un mot

de botanique. — A Paris, dissipation continuelle : fêtes, bals, grands soupers. — M. de Duras aime le monde. — Avec ses t>ois, sa riiière, son mouvement, Ussé, c'est l'ancienne France. — On vit dans Torage : — départ de l^mpereur ; — cette grande imagination fait peur. — EUle est très occupée de ses deux filles. — Eugène de Rothelin : — bon goût et nuances si délicates. — Première apparition du nom de Chateaubriand dans cette correspondance. — M«« de Noailles ménage à M»» de Duras une entrevue avec Fauteur du Génie du Christianisme. — Premiers rapports. — Souvenir dans les Mémoires d'Où Ire-tombe 40

Lettres de M'^ de Duras a Rosalie de Constant, Paris, Si avril 1809 : Elle annonce son portrait à Rosalie. — Nouvelles d'Espagne. — M. de Chateaubriand lui en a parlé ; — homme extraordinaire ; — il unit à un si beau génie la simplicité d'un enfant. — Ussé, 31 mai 1809 : Notre faible nature ne soutiendrait pas un bonheur parfait ; — la part qu'elle en a lui fait peur quelquefois. — Au milieu des convulsions dont on est témoin, la tranquillité seule devrait paraître du bonheur. — Ussé est admirable : étendue, simplicité, beauté d'ombrages, rares pour la France : les sites en sont variés à l'infini.— Toujours du monde ;— la vie qu'on y mène.— Ussé, 16 juilletl809: Invitation pressante d'y venir. — Sur les Martyrs ei sur Chateaubriand. — Enchantée d'AIfiéri : — beautés dignes dç Shakespeare. — Tacite : lectiue admirable pour ce temps. — A propos de l'autre vie : — théologie de sentiment. — Que nous attendons longtemps un peu de bonheur. — Les mystères de notre destinée. — Paris, 15 septembre 1809 : Elle a quitté Ussé au milieu de sa beauté : — bientôt à Mouchy, chez M" de Poix. — Sur les lettres de M"* de Lespinasse ; — vilain rOle de M. de Guil)ert; — Torgueil masculin est incommensurable. — Paris, 24 mars 1810: Il faut lire la dernière édition des Martyrs. — Paroles d'enthousiasme sur Chateaubriand. — Désir de revoir Rosalie, ou en Suisse, ou à Paris, ou k Ussé. — Son cœur a jeté de profondes racines. — Aimer, c'est souffrir. — Egoïste, serait-on plus heureux?

Lettres de M** de La Tour du Pin à M>* de Duras, Bruxelles, 1810 : Que sa Claire est donc loin d'être raisonnable ! Si elle sentait tout ce qu'elle dit de M. de Chateaubriand, elle serait sur le bord du précipice. — Elle en parie comme d'un Socrate ; or il n'est rien moins qu'un sage. — Nathalie de Noailles. — Conseils à une jeune épouse. — Bruxelles, 16 avril 1810 : Elte est rassurée sur les sentiments de sa Claire pour M. de Chateaubriand. — 11 faudrait proposer Ussé à l'impératrice Joséphine : il n'y a pas de plus beau lieu au monde. — Prière de sermonner M. de La Tour du Pin quand il le méritera. — Commissions et achats de toilette. — Bruxelles. 19 avril 1810 : Les dernières lettres de sa Claire seront à relire dans dix ans, quelle folie 1 — Elle se donne en spectacle à tout Paris. — Le monde juge mal les intentions les plus pures. — Quand elle s'enferme avec M"« de Bérenger et M. de Chateaubriand, pourquoi tout Paris le sait-il le lendemain? . . 38

Lettres de M"« de Duras à Rosalie de Constant, Ussé, 19 mai 1810. Sujets de tristesse.— Promet à Rosalie un dessin d'Ussé. — • Elle préférerait à ce grand et beau château la petite maison au bout d'un verger. — Note sur ce château : Conseils de M" de La Tour du Pin et de Chateaubriand. — Lettres de M«* de Duras k Rosalie, Paris, mai 1810, et Tours, 17 mai : La troisième édition des Martyrs; déclaration enthousiaste. — Il est dangereux de vivre avec des gens qui plaisent ; on ne sait plus s'en passer. Les passions dévorent et ne laissent qu'un cœur vide. — Ussé. 15 décembre 1810 : Son été s'est passé comme un jour. — Retour prochain à Paris, où elle va retrouver des amis. — Elle ne regrette point sa solitude. — M. de Lévis fait une tragédie; — il coonaft les passions, mais saura-t-il les manier? — Vllinéraire va paraître. — Naufrage de V Allemagne. — Paris, 9 février 1811 : Sur une comédie dont Rosalie

TABLE DES MATIÈBES 541

est l'auteur. — Elle prendrait contre son amie le parti des illusions : — dangereuses peut-être, elles ne corrompent pas le cœur. — Qu'est-ce qui est réel dans le songe de la vie *? — Elle est tourmentée à l'excé^s des affaires de M. de Chateaubriand; — candidat malgré lui à TAcadémie. -- L'Académie ne se soucie pas de le recevoir. — Il s'occupe de son jardin plus que de sa renommée. — Sur ÏHinéraire. — Elle a une extrême envie de lire le ronian de Benjamin Constant. — Ussé, 17 mai 1811 : L'Institut a rejeté le discours de M. de Chateaubriand ; — elle était si inquiète de sa position qu'elle n'était plus capable de penser à rien. — Quel est l'avis de Rosalie sur 17/tnéraire. —Un long temps va s écouler avant qu'elle revoie ses amis. — Le roman de B. C. sera-l-il imprimé ? — De M»» de La Tour du Pin à M" de Duras» Bruxelles, le 7 septembre 1811 : M"« de Bérenger plaît davantage à Claire parce qu'elle la cajole. — Sur les joies de son intérieur. — Ses filles.

— Les mémoires de la Margrave. — M" de Saluées à Bordeaux. — Elle veut que son amie lui parle de Chateaubriand. — Il y a de belles choses dans Y Itinéraire. — N'ira-t-il pas la voir à Ussé *? — De M"» de Duras à Rosalie, Mouchy. 24 septembre 1811 : Vie de château. — Elle va quitter Mouchy pour retrouver à Paris un ami bien malheureux. — Horrible article contre M. de Chateaubriand. — Copies de son discours à l'Académie, répandues À profusion par ses ennemis. — Elle ira voir bientôt à Bruxelles M"»« de La Tour du Pin. — Félicie et Clara. — M»« de Crillon et son fils. — De M"* de La Tour du Pin à M-» de Duras, Bruxelles, 6 octobre 1811 : L'éloge de Chénier et les coups de patte contre M. de Chateaubriand. — La prétention au sentiment. — L'Impératrice dans son intérieur : simple, bonne, timide, douce : on l'adore. — Sa toilette. — Talma et M"« Duchesnois. — Andromaque. — M. de Montrond : immoral par calcul et sans passion; — son dernier exploit ; — en prison. — Cécile, sa fille, est la raison même ; — un gendre désiré. — Bruxelles, le 17 janvier 1812 : La lettre de sa Claire est le langage de la passion; — sentiment coupable, et très coupable ; — le nom de a frère » ne signifie rien. — 11 faut fuir à Ussé. — Une phrase de Pauline sur cette passion ; — ce qu'elle dit, tout le monde le dit. — Qu'elle repousse la pensée de cet homme qui fait son tourment ; elle est sur le bord du précipice. — « Si vous tombez, je ne vous en aimerai pas moins ; — par pitié pour moi, évitez ce malheur par une fuite précipitée. » — Laissez-le à cette Nathalie. — « Quelles noirceurs, si elle savait que vous aimez Chateaubriand ». — Trouble de M-« de Duras; — elle soumet son scrupule de loyauté à M. de Chateaubriand. -*- Réponse de celui-ci. — Lettres de M"« de Duras à Rosalie, Ussé, 25 janvier 1812 : Elle esta Ussé, rongeant le frein ; — elle voudrait être à Paris. — A propos de la vie future.

— Félicie et Clara. — Elle lit Horace ; — lire ces chefs-d'œuvre pour la première fois avec un jugement formé, bonheur rare. — • L'Itinéraire indignement critiqué. — De M»« de La Tour du Pin à M»« de Duras, Bruxelles, 28 janvier 1812 : Un secret bien gardé ; — Pauline est grosse; — ses tristes pressentiments. — « Je Taime ». — Chateaubriand. — Walpole ira-t-il a Ussé î — Danger de la solitude avec lui. — « J'aime à la folie un jeune homme de vingt-deux ans; — gardez-moi le secret». — De M»«»de Duras à Rosalie, Ussé, 12 mars 1812: Sur l'amitié. — Peut-on aimer sans souffrir?

— A-t-on été jamais longtemps content de ce qu'on aime? — Un jeune homme qui aime M. de Chateaubriand. — L'astronomie ; — étude charmante ; — réflexions religieuses. — Les lettres de M"« du Deffand ; extrême pénétration, don funeste. — Désir de connaître la voisine de Rosalie, M»» de Staël. — M. de Chateaubriand est à sa Vallée. — Le cousin n'imprimerat-il jamais son roman ? — Ussé, 25 avril 1812 : Description du château. — Le désordre de son bureau. — Félicie ; — talents ; — caractère adorable ;

— toutes les perfections. — Portrait de Clara ; — bonne enfant au dernier

poinl. — Les voisins — La solitude n'est pas soutenable. — Sur les vieillards. — Un avare. — Ussé, 7 juin 1812 : M»* de Staèl s'échappe. — Adrien de Laval est ici avec sa famille. — Les lettres de MûUer. — Gœthe.

— On ne verra donc jamais le roman de son cousin f — De M"« de La Tour du Pin à M»« de Duras, Bruxelles, 27 juin 18i2 : Tumulte et bouleversements épouvantables dans T&me de son amie. — Il n'est pas bon de fouiller trop avant dans son cœur. — Plus de romans ni de métaphysique ; — pas trop de poètes. — Sa Claire se tourmente pour un homme dont elle n'est pas le premier objet. — M. de Chateaubriand a un petit sérail. — Bas les masques!

— Maintenant il soigne Pauline M lui écrit très souvent. — M. de Béreoger.

— Ce que doit faire une femme abandonnée de son mari. — « Prenez-moi toujours pour votre confesseur». — Ajniens, 25 juillet 1813: Quand il pleut sans cesse» elle est triste à mourir ; — laélancolie qui touche à la folie. — M. de Chateaubriand et elle se livrent combat dans le cœur de Claire. — Lequel des deux l'emportera ? — Il n'aime pgs M"* de La Tour du Pin et il sait bien pourquoi. — On rencontre ici de« passions incroyables pour lui. — Femmes qui ont la prétention de s'enn^jer. — Sa fille Cécile. — Pélicie a fondu toutes les glaces de M. de Talmon^ — Son fils Humberi. — De M«* de Duras à Rosalie, Ussé, 19 août 1813 : fSie marie sa fille, « sa Félicie » ; — tout est réuni dans ce mariage. — Le o^ur d'une mère qui marie sa fille à quinze ans : — elle est au désespoir et 4ans une agitation misérable. — M. de Chateaubriand. — Ce que raconte Sisiiondi sur M"« de Staël 73

Page 1