‹ La Duchesse de Fallary (1697-1782), d'après des documents inéditsChapitre 89 sur 92 · ALEXANDRE-JOSEPH, COMTE DE LA BLACHE · texte numérisé non relu

ALEXANDRE-JOSEPH, COMTE DE LA BLACHE

11 naquit au château d'Anjou et entra très jeune dans la carrière des armes. Voici ses états de service :

Lieutenant réformé sans appointements à la suite du régiment Royal-Dragons, 1*' avril 1761

Admis dans les chevau-légers de la garde ordinaire du roi, 4 janvier 1758

Capitaine, 20 février 1785

Mestre de camp lieutenant, 14 juin 1787

264 LA DUCH&SSK DE FALLABT.

Brigadier de dragons, 25 juillet 1762

Maréchal de camp, 3 janvier 1770

Chevalier de Saint-Louis, 1" février 1763

Campagnes 1760 et 1761 en Allemagne.

11 fut élu, le 2 janvier 1789, député de la noblesse aux étals généraux par la province du Dauphiné, siégea sur les bancs de la droite et fut un des signataires des protestations générales des 12 et 15 septembre 1791 contre les actes de TAssemblée. Il habitait rue Harlay, au Marais, lorsque la Révolution le força d'émigrer.

Son gendre, le comte d'Hausson ville, pair de France, chambellan de l'empereur Napoléon 1«% demeura le seul héritier des d*Haraucourt, des la Blache et de la duchesse de Fallary. Son fils Ta signalé dans son intéressant volume de souvenirs:

« J'ai hérité d'une parente éloignée restée fille et qui portait le nom d'Haraucourt. » (C'était M"' Gabrielle-Joséphine-Marguerite Falcoz de la Blache d'Haraucourt, la cousine germaine de M™' d'Haussonville.)

« Mon père avait connu dans le monde de Londres M"6 de la Blache, fille du comte de la Blache, député de la noblesse du Dauphiné à l'Assemblée constituante. M"® de la Blache, fiancée pendant rémigration à M. de Sombreuil, qui périt d'une façon si tragique à la malheureuse affaire de Quiberon, était rentrée à Paris pour recueillir rhéri-

lage de son père; elle y était alors retenue par des affaires qu'elle ne pouvait terminer.... (U répousa.) Mes parents s'établirent dans une maison rue de la Ville-rEvéque, n® 1. Ils passaient une partie de la belle saison au château de Plaisance, sur les bords de la Marne. Celle habitation faisait partie de la succession de M. Pàris-Duverney, dévolue au comte de la Blache, son neveu, et qui fut, en 1775, l'occasion du procès soutenu par Beaumarchais. » {Ma jeunesse, par le comte d'Haussonville. Paris, 1885.)

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