SCÈNE ONZIÈME
papiers que j'avais signés!.. Je suis allé trouver mon notaire, je lui ai raconté Taventure, et je n'étais pas à mon aise en la lui racontant, car j'avais grand'peur que, même en vendant tout ce que je possédais, il ne me fût pas possible de payer ce que j'avais perdu... Brave notiire! Quarante-huit heures plus tard, il m'annonçait que tout serait payé. . . Ouf I . .. et que même il me resterait trois ou quatre mille livres de rente, plus une bicoque dans le Midi.
LÀ DUCHESSE, se lerant.
J'ai lu quelque chose comme cela, il me semble... Une belle dame qui s'en va déjeuner avec un jeune homme non moins ruiné que vous... Est-ce que ce n'est pas dans les Fables de La Fontaine ?
JACQUES
NonI c'est dans les Contes...
Ah 1 je n'ai pas lu, alors, je me trompais... je n'ai pas lu!..
JACQUES
Je vous ai dit mon histoire... à vous, maintenant...
Comment, à moi?
JACQUES
Mais dame, oui... Si vous avefz été surprise de me trouver ici, vous devez bien penser que je n'ai pas été moins surpris, moi, do vous apercevoir.
Rien de plus simple, je suis votre voisine.
JICOUKS.
CooomeDt, ma voisioe f
LA DDCHBSSI.
Oui, depuis vin gt-qualre heures... j'habite le château qui est là-bas.
Le cbtteau des Barres?
LA DUCUESSB.
Vous conaaissez?...
JACQUES
Sans doute... il est superbe, ce château; J'ai demandé à qui il appartenait, ou m'a répandu que c'était à U. Martin.
Eh bien, H. Hartîn, c'était papa.
JACQUES
Ohl
Eh ! OUI I . . ■ (atic ruunt.) • Je suis de Uontauban ■, moi!.. Le château, qui autrefois appartenait à papa, m'appartient maintenant... Pauvre papa, en voilà un qui avait dû en faire du chemin pour arriver. U avait commencé par être ouvrier à la filature.
ACQDBS.
Ouvrier?
LA DUCBEESI.
Ehl oui...