SCÈNE DIX-SEPTIÈME
Oui... mais j'avoue que vos petits pavés pointus m'ont fait peur... Jai changé d'avis, et au lieu d'aller chez mes bons parents, j'ai chargé Nouche de leur dire de ma part...
JACQUES
De leur dire de votre part...
Cest assez compromettant ce que j'ai fait là... Enfin, puisque c'est fait, j'ai chargé Nouche de leur dire do ma part que je les priais de venir chez vous. Mais cela va vous déranger peut-être.
JACQUES
Par exemple, est-ce que la maison n'est pas à vous tout comme le propriétaire.
C'est vrai cela?
Vous en doutez?
JACQUES
Dame... voilà, il me semble, la première parole un peu aimable que vous m'adressez... voilà la première fois que je retrouve dans vos yeux un peu des regards d'autrefois...
JACQUES
C'est votre faute. . .
LA DUGHESSB.
Comment, c'est ma faute?
hS LA DUCHESSE MARTIN
JACQUES
Eh I oui, ne m*avez-vous pas dit tout à l'heure que vous étiez devenue sérieuse... et que Ton ne pouvait être toijgours ce que nous avons été autrefois...
J'ai dit cela> moi ?
Oui, vous I*avez dit...
Jui eu tort...
JACQUES
Certainement vous avez ou tort... car il avait du bon <*e pauvre... autrefois. Dites donc, vous rappelez-vous?
LA DUCHESSE, câline.
Quoi? Qu'est-ce que vous voulez que je me rappelle?
JACQUES
Où et quand j'ai commencé à vous aimer...
Si je VOUS le demandais, vous seriez peut-être très
embarrassé.
JACQUES
Pas du tout... c'était au bal costumé chez les...
Chez les Lauwereins; vous voyez que je n'ai pas oublié, moi non plus.