SCÈNE DIX-HUITIÈME Bl
Il VOUS a demandé la main de votre fille... et vous la lui avez refusée?
LARIVIÈRE
Pas précisément!
JACQUES
Comment, pas précisément?
LARIVIÈRE
Non, j'ai seulement dit qu'avant de croire à ce grand amour que M. le comte prétendait ressentir pour Simonne, je ne serais pas fâché d'avoir une preuve!
LA DUCHESSE, à Jacqaes.
Je ne sais pas, moi, mais je trouve cela assez raisonnable!... (a LariTiere.) Alors c'cst unc prcuve qu'il
vous faut?., (tariviôre fait signe qae oui.) Eh bien, je vicilS de
lui offrir ma personne et ma fortune... tout cela en bloc... et il a refusé parce qu'il adorait votre fille!
11 a fait cela?
LARIVIÈRE
JACQUES
Duchesse !
LA DUCHESSE, à Laririère.
Cette preuve vous suffit-elle? et trouvez-vous que ce soit là Tamour vrai... du grand amour?... Prenez garde, si vous hésitez je vais vous trouver malhonnête !
LARIVIÈRE
Je n'hésite pas!... Mais vous ne pouvez pas m'en vouloir d'avoir eu un petit moment de stupéfaction.
JACQUES
Vous consentez alors, vous allez faire revenir mademoiselle Simonne?
LARIVIÈRE, souriant.
Il ne sera pas nécessaire de la faire revenir... non!... Elle était vraiment si désolée, qu*au dernier moment je n'ai pas eu le cœur...
JACQUES
Mais votre voilure que j*ai vue passer... Mademoiselle Simonne était dedans 1...
LARIVIÈRE
Oui... elle avait tenu à porter elle-même, a la gare, la dépêche dans laquelle j'avertissais sa tante de ne pas venir la chercher... La voilà qui revient, ma voiture... et Simonne est toujours dedans I
JACQUES
Je vais l'appeler... vous permettez?
LARIVIÈRE
Sans doute!
JACQUES, courant à la fenêtre.
Mademoiselle Simonne... arrêtez... votre père consent... venez vite !...
Il faudra me faire souvenir que, moi aussi, j'ai une dépêche à envoyer... à envoyer... à l'autre 1