LES FACULTÉS MENTALES ET INTELLECTUELLES
Les astrologues de toutes les générations ont admis comme un indiscutable axiome que les facultés mentales du né üépendent principalement de la position de Mercure et de la Lune. Mais, comme toutes les vérités générales, cet axiome n’est vrai que relativement. Indubitablement, l’action combinée de ces deux astres exerce une puissante influence sur tout être humain. Ce point est hors de discussion, mais la manifestation extérieure de cette influence est soumise à de surprenantes variations et modifications. Chez des individus différents, les mêmes aspects exactement, dans les mêmes positions relatives produiront des résultats men-
taux extrêmement différents. Affirmer, par exemple, que
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Vénus et Mercure en conjonction ou en sextile confèrent le talent artistique ou des capacités musicales, parce que c'est généralement ainsi dans la majorité des cas, peut se trouver complètement faux dans une nativité particulière. De même Mercure à l’ascendant ne confère pas toujours la faculté d'écrire ou l’habileté scientifique. Cette position n est qu'un des principaux facteurs de la supériorité mentale, mais pour devenir active, il faut qu’elle soit à l'unisson de tout l’organisme mental.
Pour rendre compte de la grande disparité qui existe entre les inclinations mentales et morales de positions horoscopales d'apparence similaires, maints astrologues d'un certain talent ont donné dans la fatale erreur de la théorie de la re-naissance. Si cette doctrine est exacte, adieu l'astrologie scientifique; et son utilité s’évanouit dans les régions raréfiées des métaphysiques incompréhensibles. Il n'est heureusement pas nécessaire que le disciple retombe dans les improbables illusions de la réincarnation pour expliquer le génie. « Les existences terrestres antérieures » et la force accumulatrice d’un antécédent Karma agissant sur les individus actuellement incarnés sont, de toutes les folies spéculatives dans lesquelles donna l'esprit humain non encore évolué, les plus insidieuses et les plus décevantes, surtout pour les Ames à demi éveillées qui ont
un penchant naturel pour les études occultes et métaphysi-
ques ; elles voient pour ainsi dire à travers un cristal ténébreux, et se trouvent satisfaites de ce que les subtilités à demi comprises des dogmes orientaux résolvent le problème du bien et du mal, du génie et de la médiocrité. Toutes ces illusions mystiques ne peuvent pourtant pas supporter le seul témoignage que nous puissions accepter, celui de la preuve pure. Au demeurant, ces théories ne sont rien de plus que l’expression d’une opinion personnelle, et, en tant qu'investigateur scientifique, l’auteur défie qui que ce soit de trouver un seul atôme de sens commun dans les divagations et les subtilités métaphysiques de la réincarnation ou dans les fantasmagories spéculatives des absurdités qui les accompagnent. Pour le chercheur ardent, libre de toute la subtile intoxication de l’Herméneutique orientale, ces théories n’ont que l'intérêt de peintures déformées qui, dans le processus de l’évolution, représentent les étranges aberrations de l'esprit humain.
Ceux qui ont des yeux pour voir, une intelligence pour comprendre les véritables arcanes de la science astrologique, arriveront bientôt à cette conclusion, que les cieux donnent la clef de toutes les apparentes contradictions dans les manifestations mentales, morales et pratiques des fils des hommes. Rien n'arrive par l'effet du hasard, la loi universelle règne, mais elle n'est applicable qu'aux unt-
versaux, et non aux détails. Les détails, dans les choses