LES FORCES OCCULTES DE LA NATURE
Quelle merveilleuse créature que l’homme ! et combien admirable l'univers dont il se trouve éternellement environné ! Chaque jour, sous l'inspiration permanente des intuitions actives de l’Esprit, la science arrache et rejette les masques grimaçants de l'erreur et l'illusion, et, chaque nuit, tandis que le cerveau lassé cherche le repos physique, ardente et infatigable, l’'Ame, déployant ses ailes, parcourt les espaces stellaires de l’Ether, faisant sans cesse de nouvelles découvertes, rencontrant des systèmes et des mondes plus magnifiques que le sien, vaguement rêvant de mystères encore plus terribles sommeillant dans l’utérus évolutif du temps, et toujours anhélant et aspirant à étancher son intarissable soif de connaître, dans la lumière, dans l’amour et dans la vérité de cette Divine sagesse, but de son désir :
mais à jamais incapable d'atteindre l'idéal de son Esprit su-
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blime, ou se libérer entièrement des entraves des sens, de la forme et du milieu ambiant.
l'elle est la vie dans les limites du temps, et telle est la vie dans les royaumes plus splendides de l'éternité, où le temps n'existe plus, mais pourtant inférieurs à l'idéal suprème du Moi Divin dans l’homme. À mesure que l’Ame croit et se dilate dans le sein de la lumière divine, ses sens s'affinent et ses attributs s'éveillent de plus en plus ; Sa Connaissance de « ce qui est » et sa puissance d'action sur le « moi » deviennent de plus en plus conscientes et positives ; les limites et les barrières qui l’environnent s’affaiblissent tandis que s’accroissent les facultés qu’elle possède de conquérir les réalités de la vie. Mais il existe et il existera toujours des limites relatives, des conditions relatives de sensations et, par conséquent, des contingences rela-
tives, parce que l’Ame humaine est finie et ne peut pas aller
au-delà d'elle-même. En outre, la Divinité est toujours en
mouvement et éternement progressive dans Son infini des-
sein de déploiement et de création, et, quoique nous puis-
sions, en vérité, devenir conscients de notre relation avec
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la vibration créatrice et, dans une certaine mesure, atteindre
à l’union divine avec le Père, cette union n’est pourtant que
la réponse enharmonique de l’Ame au dieu centre de son
étre, et non l’union consciente avec l'infinie majesté et puis-
sance de la Divinité même. Ainsi l’a déclaré John Young :
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« Dieu, esprit infini, est incréé, illimité, sans forme, éternel, unique, » et, comme tel, nul autre que Lui-même ne peut le concevoir n1 l’atteindre. C’est pourquoi la divine réalité de la glorieuse re-naissance de l’homme, l’Immortalité, est une existence infinie dans une éternelle et consciente progression. La vie Psychique de l’homme correspond exactement à son existence physique; elle a, comme le corps, ses désirs, ses aspirations, ses lassitudes et ses déceptions ; la seule différence est qu’ils se meuvent dans des lieux différents; mais tous deux possèdent la même réalité sur leurs plans respectifs, le plan intérieur étant plus éthéré et plus spirituel, par conséquent infiniment plus subtil que les plans extérieurs des sens et de la matière. Il y a constante réciprocité d'action entre l’un et l’autre, de même aussi qu'entre les primes vibrations de l'existence physique fixées à l'instant de la conception et mises en mouvement au moment de la naissance, et les vibrations perpétuellement va-
riables qui constituent, par réaction, les peines et les plaisirs
de la vie quotidienne. L'action et la réaction sont la double.
expression de ce grand principe vital unique que les hommes appellent : la Divine Providence, parce que ce qui est providentiel est nécessairement légitime, et la légitimité signifie la parfaite enharmonie avec l'antienne de la vie créatrice. Nous sommes donc tous les créatures d’une unique
loi Divine, et notre intégrale liberté ne consiste que dans la
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