CONCLUSIONS
La dysenterie bacillaire est une maladie contagieuse ubiquisaire, on la rencontre dans tous les pays et sous tous les climats, mais elle est fréquente spécialement dans les pays tempérés et froids. En Europe, cette maladie est fréquente, les pays les plus atteints par elle étant également ceux, qui, d’une façon générale, souffrent le plus des infections typhoïdes, c’est-à-dire les pays de l’Europe orientale centrale et balkanique.
En Pologne, la dysenterie est endémique, surtout dans les provinces orientales de la Pologne Mineure (ancienne Galicie). Elle apparaît avec un caractère constant de périodicité, variant semble-t-il de deux à trois ans selon les districts, elle évolue par petites épidémies.
C’est une maladie qui frappe avec prédilection les armées en campagne, pendant la guerre de 1914 on a observé en Pologne plusieurs épidémies en Galicie 1915, en Pologne du Congrès 1916-1917, environ 16 % des soldats allemands résidant en Pologne étaient ‘atteints de cette
maladie. 0 Pendant la guerre avec l’Union soviétique et pendant
ER et
l’époque du rapatriement des prisonniers venant de l'Est, c’est-à-dire pendant la période 1919-1923, des épidémies dangereuses ravageaient la Pologne, on observait surtout le typhus exanthématique, mais la dysenterie faisait également de nombreuses victimes.
Même en temps normal la dysenterie n’est pas rare, elle est moins répandue qu’en période de guerre, mais elle existe et suivant les années on en signale plus ou moins des cas.
C’est une maladie à déclaration obligatoire en Pologne, c’est utile et même indispensable, on peut ainsi surveiller les malades et éviter la dissémination de la maladie.
La dysenterie donne une grande mortalité, 10 % des malades dysentériques meurent.
La dysenterie s’observe pendant la saison chaude (juillet, août, septembre), elle atteint son maximum d’épidémicité au cours du mois d’août.
Le traitement par sérum est meilleur que par des vaccins. La vaccination préventive donne de bons résultats.
L’infection dysentérique constitue un élément important de l’épidémiologie polonaise. Sa régression devant les progrès de la technique sanitaire doit stimuler les efforts des hygiénistes. Les techniques bactériologiques et sérologiques trouvent ici leur place.
Vu : Le Doyen, Vu : Le Président de thèse, G. ROUSSY. I CTANON:
Vu et permis d'imprimer :
Le Recteur de l'Académie de Paris, S. CHARLETY.