‹ La Faculté de droit dans l'ancienne Université de Paris,Chapitre 131 sur 281 · Arsenal, ms · texte numérisé non relu

Arsenal, ms

5. Voir son rôle au sujet d*une affaire universitaire : rachat des rentes par Jean GO' dis, maître chapelier, à Paris (Jourdain, Hist, UtUv,),

6. Parisiis, Drouart, 1600, in-8. — Cf. et B. n., ms. laU 182:^, In Instit. Qaudii Minos Commentarios.

dut appartenir quelque temps au corps doctoral. Il conserva, du moins, une charge dans l'Université, car on le qualifiait de c docteur es droit et lecteur ordinaire du Roy en TUniversité de Paris*.!

Huçvtes Ouijon ou Guy on, né à A.utun, en 1552, devint maître régent de la Faculté en 1597. Il obtint cette place au concours contre Victor Cayet, qui ne se présenta pas de nouveau. L'estime de ses collègues Télé va à la dignité de doyen en 1615, et c'est en cette qualité qu'il eut occasion de protester avec une réelle énergie contre la décision des trois autres facultés de l'Université de Paris, qui voulaient introduire l'obligation d'acquérir le titre de « Magister Artium » avant d'être investis du degré de docteur en droit canon *. Il défendit aussi la propriété de l'Université sur le Pré-aux-Clercs contre les tentatives de Marguerite de Valois, sœur du roi. — On a de lui de nombreux discours au Parlement.

JeanDartis fut le successeur de Guyon. Né en 1572, à Cahors, il y reçut les premières leçons de jurisprudence du célèbre Le Franc. Ce fut dans sa ville natale qu'il prit le grade de bachelier, mais il alla conquérir le doctorat à Toulouse, où Guillaume Maran assemblait autour de sa chaire un auditoire d'élite. Dartis n'avait alors aucune idée de venir à Paris : ce fut une circonstance fortuite qui l'y conduisit ', et la Faculté s'empressa de s'attacher un maître aussi modeste qu'érudit. Dartis remplit ses fonc^ tiens de régent depuis 1623 jusqu'à sa mort (21 avril 1651) et il témoigna de son attachement à l'illustre école qui l'avait adopté, en lui laissant un legs de 20,000 florins \

François Flore^U, né en 1590, à Arnay-le-Duc, fut successivement avocat au Parlement de Dijon, professeur de droit à Orléans et ensuite à Paris, où son enseignement était aussi estimé des élèves que ses conseils l'étaient des maîtres. Les docteurs de Paris avaient jeté les yeux sur lui à la mort de M® Hainault de Beauregard. Pour le décider à quitter Orléans, ils obtinrent du roi des lettres patentes' qui conféraient au savant professeur, en plus de ses droits et profits de régence a 1200 livres de gages à prendre par chacun an sur les cinq grosses fermes de France, tant et si longuement qu'il sera professeur en ladite Faculté de

i. Il succéda à Pierre Ramus dans la chaire d^éloquence et de poésie latine au Collège de Fraace.

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