Diœcesis Lugdunensis. « (I(nd
3. n Nobilis vir ùirolus de Mooceto ; pro suis io FaculUtem mentis, et pabliris eiut • lecturis in aulA decretorum htbitis per anoum et ultFt, secundiun totius CoUegii de- « cretum, gratis iosigoia doctoralia accepit die 15 octobiis anni diii miUî qvingén. qaiii- « quagesimi. » {{4* Mémorial, ao. 1552.)
contenait, à côté de propositions subversives et absurdes, un système de réformes politiques et sociales en avance de trois siècles sur son époque. Raoul Spifame mourut en 1563.
François de Joyeuse, archevêque de Narbonne, reçut le bonnet de docteur des mains du doyen Jean de la Robertière, en 1548, plutôt par faveur qu'à cause de sa science.
Jean Corasius, né à Toulouse , étudia tour à tour le droit à Orléans, Paris, Angers, Valence, Ferrare et Toulouse. Conseiller au Parlement de cette dernière ville, il fut en môme temps chancelier du roi de Navarre. Ses relations et ses écrits le firent à bon droit taxer de protestantisme. La multitude en fureur le saisit un jour et le pendit à un arbre en face du Parlement, revêtu de son costume de conseiller. Il est surtout connu des canonistes par son traité « Paraphrasis Sacerdotiorum *. »
Boelius Epo fit un court séjour à Paris. Né en Frise, après avoir étudié à Cologne et à Louvain, il vint passer une année à Paris qu'il quitta aussitôt pour embrasser le calvinisme. Il ne persévéra pas dans son erreur, mais se convertit et alla recevoir le doctorat « in utroque > à Toulouse.
Joachim ffopper, noble flamand, linguiste distingué et littérateur de marque, fut un des maîtres les plus célèbres de l'Université de Louvain. Il avait étudié le droit à Paris et à Orléans. Philippe II qui l'estimait lui confia le gouvernement des Pays-Bas.
Ober van Giffen, né en 1534 à Buren (Gueldre), étudia d'abord à Paris, quitta cette ville et se rendit à Orléans, où il devint bientôt procureur de la nation germanique. C'est lui qui fonda la célèbre bibliothèque de Droit, dont les volumes sont encore conservés à la bibliothèque communale.
Nous avons parlé de Jean-Baptiste Sapin, longtemps substitut de plusieurs régents et depuis conseiller au Parlement en 1555.
Antoi7ie Loysel mérite davantage notre attention. Dire qu'il fut un disciple assidu des maîtres de Paris, ce serait à coup sûr exagérer. Il fut néanmoins un des fidèles de la Faculté, et, par ses rapports suivis avec les régents, par l'influence même qu'il avait sur quelques-uns d'entre eux , il mérite d'être rattaché à cette école à laquelle ses doctes écrits servirent souvent de sujet d'étude. — Loysel naquit à Beauvais eu 1536, et fut élevé dans TUniversité de Paris, au collège de Presles, à côté de la Faculté. Il conquit à
i. Les « Feri» forenses », livre curieux d'Ant. Mornacus (Parisiis, Buon, 1619, in-S), qui contieimeat maint éloge en yers d'illustres magistrats, lui consacrent les yers sui-
yants, p. 42 : «
« Senttor Interpreiqne iaris miximas « Viclan dam ederel. Tolosa su abstnlit * Per TittiMCoU, per aBstaiDqDe nrbicam. «
là fois la réputation d'un poète et d'un* érudit, d'un littérateur distingué et d'un jurisconsulte hors de pair. A Paris, il fut l'ami de Ramus ; à Toulouse, où il continua l'étude du droit, il fut le disciple chéri de Cujas, à la fortune duquel il s'attacha, le suivant à Cahors, à Bourges, à Paris et à Valence. Loysel était aussi lié aux fameux frères Pithou dont il partagea les travaux tout en remplissant son office d^avocat à Paris.
Guillaume du Vair naquit à Paris en 1558. Il était doué d'un esprit vif, plein de discernement et apte à l'éloquence. Écrivain fécond et varié, il se montra toujours le défenseur de la vertu et de la patrie. Comme homme politique , on pourrait lui reprocher son manque de convictions. Prêtre gallican et ami de Pythou, il eut le tort d'être l'adversaire du concile de Trente et de défendre les théories de Richer. L'espérance d'obtenir le. chapeau et peutêtre l'intérêt de l'État lui firent rétablir le droit de « la Paulette » qu'il avait lui-même travaillé à supprimer (1618-1621). Il fut successivement maître des requêtes, premier président au Parlement de Paris, intendant de Marseille, vice-chancelier de France, garde des sceaux et évêque de Lisieux. Il mourut deux ans après avoir obtenu cette dignité ^
Les humanistes et les savants de toute sorte ne manquèrent pas plus que les hommes politiques parmi les élèves de la Faculté. Il nous suffira de signaler Charles Fevret de Saint-Mesmin, qui fut depuis conseiller-secrétaire du roi au Parlement de Dijon, et qui étudia les Institutes à Paris, sous la direction de Minos, en 1599. Il visita ensuite l'Allemagne avec Jacques Bongars, conseiller du roy près les Électeurs, et s'y fit remarquer par ses aptitudes variées. Pierre du Puy, fils d'un conseiller au Parlement de Paris, étudia aussi rue Saint-Jean de Beauvais. Il se fit apprécier pour son amour des belles-lettres, sa connaissance du droit et des sciences historiques. Le roi, charmé de sa conversation distinguée et de la profondeur de son érudition, le nomma conseiller privé, garde de la bibliothèque du Louvre et historiographe de la Cour.
Yves KerJ)ic, du diocèse de Léon, licencié en droit et régent de philosophie au collège du Plessis , fut recteur de l'Université en 1602, et eut pour successeur un autre licencié en droit Claude Palliot ".
François de Montelon, garde des sceaux, en 1588; Louis de Besançon, Jean Cour tin et Amelot*, conseillers au Parlement;
1. Bazin, Histoire de la France sous Louis XIII, t. I, liv. v, ch. u. — C A. Sapst« Études biographiques pour servir à Vhisioire de l'ancienne magistrature française (Guill. du Vair et Ant. le Maistre).