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Mémorial ann. 1433, décanat de R. Gagnin

2. DoDJAT, dans ses Prmlectiones canonic», le Catalogus Academicorum , de Do BouLAY, les Vies des Jurisconsultes, de Taisand, et Toavrage si complet de M. db ScBULTB, noas ont servi à établir le classement que nous présentons dans les chapitres rv et V.

3. n Nullubi vero culta lurisprudêtia fuit accuratius neque vehementiori operà qûam in vetastissimâ bac Decretorum scholft, in quâ tôt S. S. Pontifices, tôt Cardinales, tôt Prssules, tôt Prssides atque Senatores , «îiiique Magistratus se luridica Palestre spectandos exbibuerunt. » De antiqua Facultatis 1, C, disciplina, etc. Oratio à P. de Buisine (24 novembre 1649) p. 4.

4. Rufin (1178-1222) était élève de Técole de Bologne, mais on a toujours cru qu^il enseigna à Paris; c*est aussi Topinion de M. Tardif, Histoire des sources du Droit canonique, p. 185. — Cf. Fried. Maassbn, Sitzungsberichie d»* Akademie den Wissenschaften. Wien, 1859, XXXI, 455-64. — Mazzktti, Rep, Prof, Bologna, 1847. 2714.

5. C'est de lui qu*i£gidius, le poète universitaire, disait :

c Ille Edos Slephanos maior Lenita Incrosis

« Assidoiis stodiis : à ({do decisio legom

« Qosritar et nostri rnoostralnr régala iaris. >

6. Né à Orléans 1128, abbé de Sainte-Geneviève 1176, évèque de Tournay 1192, mort en 1203. Cf. Fabricius, B. m. SBvi (1746), VI, 596-7; Mxlzstti, Prof, Bol, 2927; Histoire Uttéraire de la France, (1820), XV, 524-87; XVI, 77, 82, 92. •

oédent, Robert de Flamesbury \ ffostiensis, sur les ouvrages desquels se sont exercés tous les canonistes postérieurs, sont assez coQDus pour que leur réputation ne soit plus à faire.

Jean de Salisbury, Gérard la Pucelle, Mathieu d'Angers, Qiraud le Cambrien, Daniel Morlach, Philippe Sarrazin, dont nous reparlerons plus bas, étudièrent ou enseignèrent à Paris.

Gauthier de Bruges, élu évêque de Poitiers en 1250, étudia le droit à Paris et y conquit une certaine notoriété *.

Aimery de Ripis, originaire du diocèse du Mans et canoniste distingué, enseigna à Paris, fut élu archidiacre de cette église, et, en 1236, devint archevêque de Lyon. Après avoir aidé le pape Innocent lY de ses conseils dans le concile réuni à Lyon contre Tempereur Frédéric, il renonça aux honneurs et suivit le pontife dans la retraite de l'abbaye de Orandmont où il mourut en 1257. La chronique du monastère énumère ses titres honorifiques et mentionne spécialement celui de docteur en décret :

« Lau8 Genomanensis et gloria Lemoylcenâis € Quo dociore priùs et Josto Judice folsit € Inclyta Parisiùs; et quo pastore reloxit < Lugdunum... etc. »

Nous nous occuperons de Gui le Gros, autre professeur de décret. I P, IV ch. VI.

Albert Galioti, après avoir étudié à Paris, enseigna le droit civil à Bologne.

Etienne Bécard, docteur célèbre de la Faculté, puis doyen du chapitre de Sens et enfin archevêque de cette ville en 1292, mourut après avoir rempli cette charge pendant seize ans.

Etienne de Florence^ appelé aussi Etienne Tanufassi, était professeur de droit civil en 1289, d'après le témoignage du cartulaire de Notre-Dame *.

Jeœi Cholet, docteur en droit et professeur à Paris, ami du cardinal Simon de Brie , lui succéda dans son titre de Sainte-Gécilej quand ce dernier devint pape sous le nom de Martin IV. n remplit

i. ChanoiiM Hfulier de Saint- Yictor de Puis, sous-prienr en 1210, f 1224. Cf. Fa- Mioos, VI. 27S.

2. frtndecain à Parts, proTÎnciâl de Toortine, {mis érèqne de Poitiers en 1278. Sêcr^ à Rome, déposé en 1SÛ5, f 1307. a. Aeta $s. BolUmd, (1643), jtn. (II), 450-1; FAMuacs, 111, 343>4.

a« CmriuUàrt de Sotrt-Iktme, édition Goérard, t n, n^ cm, p. 107 : « Stepbanos didvs Ttnuslkssi, de FlorenUâ, le^m professor >, aTait plnsiears propriélés à Puis et dans les entirons. En 12SS« il rendit quatre arpents el demi de prés sitaés à Bo«rg-la- Reine, dans la Censite de Ndre-Dame de Paris, et fit plnsiears antres sarcbéa.

plusieurs légations en France, apaisa les troubles survenus dans l'Université à l'occasion de la bulle d'Honorius IV et des exactions du Chancelier, et mérita la reconnaissance des amis de la science en fondant le fameux collège de Cholet. II mourut en 1292.

L'école de Paris nous offre à cette époque un type curieux à étudier, c'est celui du jurisconsulte régalien personnifié par le célèbre Pierre du Bois (Petrus de Bosco). Né en Normandie en 1250, du Bois s'efforça toujours de traduire dans ses actes l'esprit d'opposition aux vues de la cour de Rome qui animait déjà la politique royale. Il servit tour à tour Philippe le Bel et Edouard d'Angleterre; mais il ne se départit jamais de la haine qu'il avait jurée aux doctrines bolonaises.

Nous savons exactement quelle était, à la date du 15 mai 1248, la composition de l'école de Paris, grâce à une consultation demandée par Odon, évêque de Tusculum, légat du Saint-Siège, sur une matière intéressant l'Université tout entière K Les maîtres de Décret qui apposèrent leur nom au bas de cette pièce étaient :

Magister Petrus Ligerii ,

— Gaufridus, cantor Dauratensis,

— Johannes, archidiaconus Trecensis,

— Philippus, archidiaconus Bituricensis ,

— Matheus Guidonis, de Atrebato ,

— Guillermus de Braio ,

— Richardus de Tabulis,

— Girardus de Corion ,

— Theobaldus de Divione,

— Henricus, canonicus Remensis , -- Stephanus de Lorriz ,

— Petrus de Vireto ,

— Johannes de Sulhiaco , -— Nicolaus de Pondearche.

Une autre conclusion de la Faculté, datée de 1272, nous fait connaître les membres du collège à cette époque. Voici la liste des signatures :

Gerardo de Cuiry, decano, Hicgone de Bappalmis, Alberto Teutonico, Simone, archidiacono Pisciacen.,.,

1. B. N. ms. lat. 16558, f. 234. — Chartul. Un. Par., p. 209, n'ITS.

Joan. de Gandavo , Joan. de Curdaco, Simone de Valleum, Bemardo de Caturto, Joamie de Blavesto , Alexandro de Remis, Laurentio de Potetaria, Joanne de TotivUla '.

G*est ce dernier qui devint le réformateur de la Faculté et loi donna les règles qui sont connues sous le nom de < Statuts du Cardinal Jean d*Estouteville. »

Vers la même époque étudiait à Paris un noble Romain, Egidio Colonna ou ^gidius Romanus , qui fut le professeur du roi Philippe IV. Il appartenait aux ermites de Saint-Augustin, ordre très florissant, dont il devint général en 1292. Le roi, en considération de ses services, le choisit pour l'archevêché de Bourges, en 1592.

Henri de Qand, archidiacre de Tournay, enseigna quelque temps, dans le courant des dernières années du siècle.

Gui de Condeto « venerabilis et discretus vir », fut professeur de droit civil de 1296 à 1325, et remplit en même temps Toffice de bailli du Seigneur Êvêque de Paris '.

Jean de Chalon, professeur de droit, fut choisi par le Parlement comme commissaire dans un procès existant entre le prieur de Saint-Martin des Champs et le procureur du roi (Arrêt du 20 décembre 1319)*.

Jean de Thelu, qui légua des revenus à la chapelle Saint-André des Arcs, enseignait en 1308.

Pierre des Pas (de Gressibus), docteur en décret et chantre de rÉglise de Paris, devint, en 1309, évêque d*Autun et mourut en 1325.

Jean le Moine reçut le doctorat à Paris et obtint un canonicat

1. Refus fait par la Faculté d'admettre Gui de Gastine, au nombre des régents. Art. 1121, fol. 175; Preuves des droits des docieurs-régens , etc. p. 13; CharhUar, On. Par,, p. 500, n» 442.

2. Cartulaire de Notre-Dame , III, p. 222 (éd. Guérard, ii« ccxc). « Notnm fadmos

quod Matbias ac Genovcfa ipsius Mathie uxor, asserueniot et confessi sunt io jure,

coram nobis quod ipsi emerant à venerabili et discreto viro domino Guidone de Condeto, legum professore, ballivo domioi Parisiensis episcopi bucom cujusdam

ruelle etc... »

3. BouTARic, Actes du Parlement de Paris, t. Il, p. 301, n« 5931 : Arrêt renonrelant les pouvoirs de Raoul de Meulao, chanoine de Paris, et de Jean de Châlon, pro/ëtseur de droit, commissaires dans un procès entre le prieur de Saint-Martio des Cbioipt et ses hôtes d'une part, et le procureur du Roi et les écbevins de Paris d*aotre part, au sujet de la taille (Greffe I fol. 20 ro).

dans cette ville. Son désir de savoir Tentraîna à de nombreux voyages. Conseiller du roi Philippe , ami de Charles II de Sicile, il sut néanmoins se ménager Taffection des Pontifes romains. Çélestin Y lui donna la pourpre et Boniface VIII le fit son légat en France. Il mourut à Avignon, le 22 aoû,t 1313, chancelier de l'Église romaine *. .

Jean de Paris, dominicain, prit'sa licence en 1304 après s'être déjà rendu célèbre par de nombreux écrits sur des matières juridiques.

Thomas de Maalam^, originaire du diocèse de Lisieux, composa un « Suffragium super Décrète > assez estimé. On ne sait pas la date exacte de son enseignement, quoiqu'il semble assez probable que ce fut dans le premier tiers du xiv* siècle. Nous en dirons autant de Sansom de Calvo-Monte, de Chaumont en Bassigny, qui fut à la fois professeur de droit et conseiller ecclésiastique au Parlement.

Boniface VIII (Benedictus Caietanus), élève de l'Université de Paris, obtint d'abord un canonicat dans cette noble cité. Rome apprit bientôt sa renommée de jurisconsulte, ce qui lui valut le titre de cardinal-prêtre de Saint-Martin des Monts. On accuse le malin cardinal d'avoir habilement persuadé au pape Çélestin, homme simple et modeste, d'abandonner la tiare pour s'adonner aux vertus du cloître. Toujours est-il qu'il lui succéda sur le trône de saint Pierre. On fit à ce sujet les vers suivants :

« Audi, tace, loge, benedic, benefàc Bénédicte « Aut hœc perverte : maledic, malefàc Maledicte !

Ce pape se plaisait à faire sentir aux monarques son pouvoir de dispenser des royaumes. On se rappelle l'excommunication du roi de France et les tentatives qu'il fit pour le déposséder du pouvoir. C'est à lui que nous devons le « lîber Sextus ».

Oui de Terrena, né à Perpignan en Catalogne, fut un élève illustre de la Faculté. Il y prit le grade de docteur et fut ensuite appelé à Avignon pour y enseigner la théologie. Les Carmes, dans l'Ordre desquels il était entré, l'élurent préfet de leur province méridionale, puis le choisirent pour ministre général en 1318. Il devint plus tard évêque de Majorque, et deux ans après (1332), évêque de Perpignan. Il laissa de nombreux écrits sur toutes

1. Ce fut ce canoniste qui fonda un collège de TUniversité dont le nom a été conservé à une des rues de Paris (rue du cardinal le Moine).

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