Tr. MoMMSBN, Digesta lustiniani Augusti, p. xiii
M. Mommsen ajoute en note, diaprés les Monum, Oerm. leg., vol. IV, p. Lxxxix : « hoc quoque non prœtermittendum est plurimis locis ibi allegari reliquas partes legum Instinianarum... etc. »
Les glossateurs italiens étaient donc nombreux avant la prétendue découverte d'Amalfi, et une étude plus sérieuse de l'époque qui Ta précédée prouve bien, comme le prétend Merkel, ou qu'une longue incubation avait préparé la glorieuse renaissance du droit romain ou plutôt, suivant M. Fitting, que ce droit n'avait pas cessé d'exister et d'agir. C'est, dit M. Francesco Brandileone, le bouillonnement politique produit par l'éclosion de la vie corn- Qiunale en Lombardie qui fit tout à coup retentir la voix de la législation Justinianienne depuis longtemps étouffée et impuissante ^ L'Église elle-même, dans ses conciles et par l'organe de ses orateurs, invoquait à chaque instant les lois de Justinien. L'étude détaillée de ces emprunts exigerait à elle seule un volume; mais on se convaincra de leur réalité en jetant les yeux sur les deux tables comparatives dressées par Savigny et insérées à la suite de la quatrième dissertation de Tbeiner*. Un savant professeur du collège de France vient, dans un livre récent', d'attaquer les conclusions de l'école allemande et italienne de Fitting en s'efforçant d'établir que les documents les plus importants sur lesquels elle s'appuie remontent à l'époque même de Justinien ou ne datent que de la fin du xi* siècle tout au plus, le dernier mot est cependant loin d'être dit sur cette importante et obscure question ^.
Il semble qu'on pourrait avancer sans trop de présomption qu'on connaissait le droit Justinien dans les vieilles écoles libérales de notre pays *. On pourrait signaler parmi les plus importantes Toul*,'Metz, Dijon et Angers qui semble avoir existé dès
1. F. BRAKDiLEOifi, // Diritto romano nelle leagi normarme e sueve, p. 7. — La même auteur, dans un autre ouvrage, // Diritto byzantino neW Italia méridionale dalV VJII al XII s., fait remarquer qu'il n*eo fut pas de même au sud de la péniiisoie où la législation byzantine, YEcloga de Lion l'Isaoiukn avec ses deux appendices, le Pr<^ ehiron et YEpanagoge de Basons et leurs dérivés remplaçaient les manuels tels que le Braehylogus et la Lex romana Utinensis dont se servait le reste de Tltalie lombarde.