Histoire littéraire de la France, Vif
le X® siècle ^ Où employait surtout en France le Bréviaire et ses abrégés y mais aussi les Institutes, d'après les études de M. Gau* denzi. A Bologne, où une école célèbre florissait déjà sous les derniers empereurs, le droit s'était toujours conservé une place*. Le a Juris expositor » y était mentionné avec Y « oraior » et le « grammaticus ». Une charte de 1067 mentionne un maître du tiom à! Albert ; un autre appelé Iginulf paraît en 1076 avec le titré de professeur de droit. Depuis, Bologne eut les leçons de Pepo^, maître en arts libéraux qui exposait le droit de sa propre autorité, mais ce fut ImerVus qui donna le premier une impulsion irrésistible aux études juridiques : « Dominus Yr.. qui fuit apud nos lucerna juris, > dit Odefroy, un de ses successeurs, «... dùm doceret « in artibus, in civitate istâ, cum fuerunt deportati libri légales, « cœpit per se studere in libris nostris, et studendo, cœpit docere c in legibus, et ipse fuit maximi nominis, et fuit primus illumicr- nator scientiœ nostrœ *... » La comtesse Mathilde aurait inspiré au maître de Bologne le travail qui devait éterniser son nom •. Bologne s'adonna bientôt entièrement au droit •, et les légistes y furent si considérés, qu'ils occupèrent une place prépondérante jusque dans la direction politique de la cité '. Les élèves ne se firent pas prier pour accourir autour de ces maîtres savants. Les circonstances extérieures se prêtaient du reste admirablement à faire de Bologne une grande ville universitaire : le climat y était gain, la campagne admirable et l'accès commode. Bientôt, les villes voisines entreprirent de lui faire concurrence , et la Gaule elle-* même accueillit avec empressement les savants Italiens, disciples d'Irnérius, qui vinrent renouveler l'enseignement dans ses antiques écoles.