‹ La famille Aubert de GaspéChapitre 14 sur 67 · CHESNAYE · texte numérisé non relu

CHESNAYE

Née à Québec le 16 juin 1683.

Elle fit profession religieuse à THôtel-Dieu du Précieux Sang, à Québec, le 16 mai 1700, sous le nom de Soeur Sainte-Thérèse.

Elle décéda le 31 juillet 1743.

(U Hxr Taimuay (Dictionnaire généalogique, toI. 3, p. 274» le fait erronément naître a la Point*- aux-Tremfolee. li donne également un cinquième enfant à Marie Cathenne Aubert de la Chawiaye, Mirie-Jostitte, qu'il fait naître à Québec } e tb avril 1702, main il fait erreur.

ANTOINE AUBERT DE LA CHESNAYE Né à Québec le 16 juin 1683. ( l )

JOSEPH AUBERT DE LA CHESNAYE Né à Québec le 14 décembre 1685.

Décédé à Québec le 7 janvier 1686, il fut inhumé dans la chapelle Sainte- Anne de la cathédrale.

JOSEPH AUBERT DE LA. CHESNAYE Né à Québec le 29 mars 16o7.

Décédé avant 1703.

GABRIELLE-FRANÇOISE AUBERT DE LA CHESNAYE Née à Québec le 29 mars 1687.

Mariée à Québec le 3 février 1704, à Paul LeMoyne, sieur de Maricdurt, veuf de Marie-Madeleine Dupont de Neuville.

M. de Maricourt était le quatrième fils de Charles Le- Moyne de Longueuil.

On connaît sa brillante carrière.

Ayant suivi son frère d'Iberville à la baie d'Hudson, il prit une large part à ses triomphes.

En 1690, au siège de Québec, M. de Maricourt fut un des premiers à voler au secours de cette ville. Nul, si ce n'est son frère de Sainte-Hélène, ne contribua plus que lui à la déroute du major Whalley.

En 1696, il accompagna Frontenac dans son expédition

(1) Baptisé le 9 septembre lt»S3.

contre les Iroquois. C'est lui qui négocia les conditions de la paix avec ces farouches guerriers.

M. de Maricourt décéda à Montréal le 21 mars 1704, et fut inhumé dans l'église paroissiale.

Il n'avait été marié, la seconde fois, que sept semaines.

Gabrielle-Françoise Aubert de la Chesnaye se remaria à Québec, le 13 novembre 1713, à Josué Dubois Berthelot, chevalier, seigneur de Beaucours, fils de feu Jacques-Hyacinthe Dabois Berthelot, chevalier, seigneur du dit lieu et autres, et de dame Péronnelle de Magnan, de la paroisse do Botoa, diocèse de Cornouaille.

M. de Beaucours était arrivé dans la Nouvelle-France en 1683.

Le 1er mars 1693, il obtenait le commandement d'une compagnie des troupes du détachement de la marine.

M. de Beaucours agit aussi pendant quelques années comme ingénieur-en-chef de la Nouvelle-France.

En 1730, M. de Beaucours devenait gouverneur de Trois-Rivières, et, en 1733, succédait à M. Bouillet de la Chassaigne comme gouverneur de Montréal.

M. de Beaucours fut mis à sa retraite en 1748, et mourut à Montréal le 11 mai 1750.

Madame de Beaucours décéda aussi à Montréal le 15 mars 1759.

JACQUES AUBERT DR LA CHESNAYE Né à Québec le 12 janvier 1689.

. Décédé à Québec le i6 janvier 1689, et inhumé dans l'église paroissiale.

LOUIS AUBERT DE LA CHESNAYE Né à Québec le S juillet 1690.

11 entra dans le détachement des troupes de la marine, puis il fut fait capitaine des gardes du gouverneur.

Le 30 mars 1731, l'intendant Hocquart commettait M. Aubert de la Chesnaye "pour relever et mesurer les côte» du fleuve Saint-Laurent, comprises dans l'étendue du domaine de Sa Majesté, depuis le bas de l'Isle-aux-Coudres, jusques et compris la rivière Moisie, ainsi que la rivière du Saguenay, et les rivières et lacs qui s'y déchargent, les rhumbs de vent qu'elles tiennent et l'étendue du terrain qu'elles parcourent depuis leur source jusqu'à leur embouchure, et en dresser des plans 6gurés, et des procès- verbaux en forme de journal, où serait marqué jusqu'à quel endroit elles peuvent être navigables, en barques, bateaux ou canots, les sauts ou rapides où l'on est obligé de faire portage^ la situation et étendue des lacs, les noms des lacs et rivières et des pays situés sur icelles, les établissements et maga sins où se fait actuellement la traite avec les Sauvages et la pêche de loup-marin et saumon, ensemble les anciens établissements où la traite s'est fnite ci-devant, et dont il reste encore des vestiges, les noms des nations sauvages habituées dans la dite étendue de pays, ou qui peuvent y venir en traite, avec la quantité des Sauvages qui les composent, et généralement tout ce qui peut contribuer à déterminer précisément l'étendue de la dite traite et en faire connaître les avantages."

M. Aubert de la Chesnaye commença à s'acquitter de lamission importante dont on l'avait chargé, mais il se cassa

une jambe à la Petite-Rivière, au cours de son voyage, et MM. Joseph-Laurent Normandin et de la Ganière furent chargés de continuer son travail.

M. Aubert de la Chesnaye décéda à l'Hôtel- Dieu do Québec le 20 octobre 1745, et fut inhumé dans le cimetière de l'Hôtel-Dieu.

Il ne s'était pas marié.

CHARLES AUBERT DE LA CHESNAYE Né à Québec le 1er avril 1693.

FRANÇOISE-CHARLOTTE AUBERT DE LA CHESNAYE Née à Québec le 16 août 1697.

Mariée, à l'île Royale, à l'automne de 1718 ou au commencement de 1719, à Jean-François Eury, sieur de La Pérelle, lieutenant dans le détachement des troupes de la marine. (*)

M. de La Pérelle devint capitaine puis major en 1741.

Il fut mis à sa retraite au commencement de 1747, avec une pension de 1000 livres.

On croit qu'il mourut en France.

De son mariage avec Françoise-Charlotte Aubert de la Chesnaye il eut plusieurs enfants. Nous connaissons quatre garçons et une fille.

(I) Les premières années de» registre* de Louisbourg manquent ainsi que tous le* registres du Port Toulouze (aujourd'hui Sai-itPierre, C. B.) et du Port d'Orléans (Sainte-Anne, C. B.) Les registres du Port Touloure sont les plus auciene de toute l'ile et les plus Importants pour la généalogie des familles aériennes . Ils sont en France, mais malgré les recherches qui ont, été faites, on n'a pu^encore découvrir Où ils sont déposés (Note de M. Placide Gaudetji

M. Placide Gaudet nous a communiqué les notes suivantes au sujet de M. de La Pérelle et de ses fils :

"Le 11 mai 1745, deux La Pérelle, officiers, signent le procès verbal des délibérations qui ont lieu à Louisbourg pour l'abandon et la destruction de la batterie royale» «avoir "de La Pérelle," le père, et "de La Pérelle, le jeune."

"Le 26 juin 1745, parmi ceux qui signent le procès verbal des délibérations du conseil de guerre pour la reddition de la forteresse de Louisbourg aux Anglais, nous voyons "de Lapérelle, le jeune" et "Eury de Laperrelle" (le père).

"Le 25 avril 1746, le président du Conseil de marine écrit à M. de La Pérelle. Il regrette d'apprendre la mort de son fils dont on lui avait fait de si bons rapports. Quant aux deux cadets, quand l'occasion se présentera, il fera tout ce qu'il pourra pour eux, mais pour celui qu'il (de La Pérelle) lui demande de placer comme commis dans un emploi civil, sa conduite ne le permet pas.

" Le 1er janvier 1747, un des fils de M. de La Pérelle est fait enseigne en second.

"Le 14 septembre 1747, le président du Conseil do marine mande à M. de La Pérelle que quand l'occasion se présentera il recommandera ses deux fils pour promotion.

" Le 13 juin 1750, un des jeunes La Pérelle est promu au rang de lieutenant.

"Le 1er octobre 1757, dans la liste des officiers des troupes de l'île Royale il y a un lieutenant de La Pérelle.

" Dans un état des familles des officiers de l'île Royale, fait à Rochefort en 1763, on lit: "Eury de La Pérelle, capitaine, 40 ans, avec 90 livres d'appointements par mois

•et des dettes au montant de 800 livres, a été destiné pour la Martinique, a fait de la dépense en conséquence qui a tourné à sa perte. Il passe pour bon sujet à la guerre, mais d'ailleurs a une mauvaise conduite et est dérangé dans ses affaires."

" Il ne faut pas oublier que les troupes de l'île Royale furent transportées en France, lors de la prise de Louisbourg en 1745. C'est en 1749 que Desherbiers, au nom du roi de France, alla reprendre des mains des Angl^ nie Royale et ses dépendances.

"Le 4 mai 1764, le président du Conseil de marine écrit à M. Lefroger de l'Eguille, et lui annonce que le roi a donné son consentement au mariage du sieur de La Pérelle, ci-devant capitaine dans les troupes qui servaient à l'île Royale, avec la veuve du sieur Duffi.

" Le 8 août 1775, le président du Conseil de marine ordonne à M. Daubenton d'accorder le passage à la Martinique pour M. de La Pérelle, commandant d'un bataillon, madame de La Pérelle, leurs trois enfants et leur neveu.

" Le 23 janvier 1779, le président du Conseil de marine écrit au maréchal de Mouchy pour lui annoncer qu'il a obtenu une pension de 801) livres pour madame de La Pé relie, veuve d'un major dans le régiment de la Martinique."

Catherine, issue du mariage de Jean-Francois Eury de La Pérelle et de Françoise-Charlotte Aubert de la Chesnaye, naquit à l'île Royale en 1722. Elle se maria à Montréal, le 13 octobre 1743, à Pierre-Joseph Céloron de Bîain ville, veuf de Marie-Madeleine Blondeau. Elle eut plusieurs enfante, entre autres Marie-Catherine-Françoise

(>) et Marie-Madeleine qui entrèrent toutes deux chez les Sœurs Grises et y moururent la première le 25 mai 1809 et l'autre le 10 décembre 1768. Devenue veuve, madame Céloron de Blainville entra, à son tour, en 1777, chez les Sœurs Grises, y fit profession sous le nom de sœur Marie- Catherine, et mourut le 4 novembre i797, à l'âge de 74 ans.

MARIE- ANGELIQUE AUBERT DE LA CHESNAYE Née à Québec le 11 août 1699.

Mariée à l'Ile Royale, en 1719, à Francois-Marie Des Goutins, conseiller au Conseil Supérieur de l'île Royale» fils de feu Mathieu Des Goutins, lieutenant général de l'Acadie, et de Jeanne Thibaudeau.

Enfants :

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