DE MILLE- VACHES
Né à Québec le 9 janvier 1669.
Le 2 juillet 1670, par un acte devant Becquet, la veu-
(II Jugement* et d'iib+ratùm» dit Conseil Supérieur de Québec, vol. V, p. 779. Ci) Al. l'abbé -Daniel idrande» famille» Jrançatie» du Canada, p. 351) esi dono dane l'erreur en le fuira Jt mourir à 21 ans.
ve Giffard, sa grand mère, lui donnait la seigneurie de Mille- Vaches.
Le 29 octobre 1703, François Aubert était appelé au Conseil Supérieur de la Nouvelle-France.
En 1709, M, de Saint-Ovide, lieutenant du roi à Plaisance, proposait à M. de Costebelle, gouverneur de Plaisance, de faire la conquête de l'Ile de Terre-Neuve. Son projet ayant été approuvé, il assembla 125 Sauvages, matelots et habitants, auxquels se joignirent 44 soldats et quelques officiers.
Charlevoix raconte ainsi la p-ise de Saint-Jean opérée le 1er janvier 1710 :
" Il (de Saint-Ovide) fut découvert de trois cents pas du fort, qu'il voulait attaquer, de sorte que, comme il approchait de la première palissade, on lui tira quelques coups de fusil. Quelques-uns de ses volontaires l'abandonnèrent alors, ce qui ne l'empêcha point de pénétrer jusqu'au chemin couvert, dont heureusement pour lui on avait oublié de fermer la porte. Il y entra, en criant Vive le Hoi, et ce cri, qui ranima le courage de ses gens, fit perdre entièrement cœur aux Anglais. Il laissa quinze ou seize hommes à la garde du chemin couvert, traversa le fossé malgré le feu de deux autres forts, qui lui blessa dix hommes; planta deux échelles contre le rempart, qui avait vingt pieds de haut, et y monta avec six hommes, dont trois furent dangereusement blessés en montant.
" Dans ce moment Des Pensens (qui faisait l'office de major) arriva avec le corps, qu'il commandait, et des échelles, qu'il planta d'abord. Il monta le premier, et entra lui, troisième ou quatrième, dans le fort. Renou, Johan-
nis, Du Plessia, la Chesnaye, d'Argenteuil et d'Ailleboust, son frère, suivirent de près ce brave homme ; les uns se rendirent maîtres du corps de garde, les autres de la maison du gouverneur, d'autres coururent au pont-levis, qui faisait la communication du fort des habitants avec celuici, qu'on appelait le fort Guillaume, et le gouverneur, qui allait y faire passer trois cents habitants, fut blessé de trois coups, et renversé.
" Des Pensens fit aussitôt baisser le pont-levis, et ouvrir le guichet. Alors tout le reste de l'armée entra, et les Anglais demandèrent quartier." (')
Le M. de la Chesnaye qu'on voit se conduire si bravement à la prise du fort Saint-Jean doit être François Aubert.
En 1714, François Aubert reçut encore un bel héritage. Son onch 1 , Paul-Augustin Juchereau de Maur, qui périt dans le naufrage du Saint- Jérôme sur l'île de Sable, dans l'automne de cette année, ne s'était pas marié. Par son testament, il léguait tous ses biens, y cjmpris la seigneurie de Maur, à son neveu.
François Aubert, sieur de Maur et de Mille- Vaches, périt dans le naufrage du Chameau sur l'île Royale (Cap- Breton) dans la nuit du 27 au *2S août 1725.
Il s'étaii marié deux fois. Il avait épousé, à Québec, le 12 avril 1695, Aane-Ur.sule, fille de Pierre Dcnys de la Ronde et de Catherine LeNeuf. Elle était la sœur de la troisième femme de son père. Elle mourut à Québec le 30 janv.er 1709, et fut inhumée dans le cimetière de l'Hôtel- Dieu. En secondes noces, à Beauport, le 12 octo-
(•) Uietoire de la Xouvellt-Francr, tome second, p. 332.
bre 1 71 1, il épousa Marie-Thérèse, fille de Pierre de I^a- Lande-Gayon et de Marie-Thérèse Juchereau. Elle mourut à Québec le 1er mai 1738, et fut inhumée dans le cimetière paroissial. Six enfants étaient nés de son premier mariage ; il en eut huit du second :
I. CHARLOTTE-CATHERINE AUBERT DE LA CHESNAYE Née à Québec le 10 janvier 1696.
Décédée à Québec le 11 juin 1707, elle fut inhumée dans le cimetière de l'Hôtel-Dieu.
IL FRANÇOIS AUBERT DE LA CHESNAYE Né à Québec le 30 mars 1698.
Décédé avant 1728.