JION. THO M AS- JE AN-JACQUES LOEANGEB
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Joseph-Thomas Loranger né à Sorel le 17 mai 1873. Médecin. Décédé à Montréal le 30 août 1900. Il avait épousé, à Montréal, le 1er février 1896, Marie* Louise-Lucie, fille de Louis-Joseph Dezery Beaudry et de Amélie-Elisabeth Hatt, et laissa deux enfants: A* Jean-Aubert Loranger no à Montréal le 26 octobre 1896. B. Marie- Alexina-Zélie Loranger née à Montréal le 16 octobre 1897.
THOMAS AUBERT DE GASPÉ Né à Québec le 28 juillet 1820.
Ordonné prêtre à Québec le 10 octobre 1847, il fut successivement vicaire à Sainte- Anne de la Pérade, à Lotbinière, 1849 ; à Rimouski, 1849 ; à l'Isle- Verte, 1850; premier curé de Saint-Eloi, comté de Témiscouata, 1851 ; premier curé de Saint- Apollinaire, comté de Lotbinière, 1856; assistant à Saint-Joseph de Lé vis, 1868; curé de Thurso, diocèse d'Ottawa, 186».
En 1870, des raisons de santé forçaient M. de Gaspé de renoncer au saint ministère. Il se retira à Lévis.
" Sa figure était familière aux citoyens de Lévis et de Québec. On aimait à le rencontrer faisant sa promenade quotidienne, on admirait ce maintien digne, et ces manières distinguées qui accusaient le gentilhomme de l'ancien régime. Sa courtoisie et son affabilité, mais mieux encore, sa grande bonté*et la générosité de son caractère en ont fait l'ami de tous ceux qui l'approchaient. Et sa tendres) se envers les pauvres, ne l'a-t-il pas héritée de ses généreux
ancêtres ? Certes ! le fils des croisés pouvait invoquer làdessus de glorieuses traditions.
" M. de Gaspé vécut dans la solitude, sur les bords du grand fleuve, témoin des gloires de sa famille, en face de ce vieux Québ3c, illustré par la vaillance de ses ancêtres. C'est là, dans son salon aux meubles antiques et aux portraits de famille, quïl aimait à recevoir confrères et amis. On y goûtait ses causeries pleines de sens et d'originalités, où se révélait si bien le fils du spirituel auteur des Mémoires.
" C'est dans le calme de cette retraite qu'il a pu songer à loisir aux années éternelles. Aussi la maladie qui l'a foudroyé ne l'a-t-elle pas surpris. Il pressentait sa fin prochaine, et il s'y était préparé. Il en parlait volontiers à ses amis. Une de ses premières paroles en reprenant ses sens fut une parole de consolation pour lui même et pour les siens "Dieu merci ! " s'est-il écrié, maintenant je ne crains pas de mourir."
" Un moment, on espéra de le voir se rétablir, comptant sur la vigueur de son tempérament. Mais le Souverain Maître de la vie et de la mort en avait décidé autrement. Ses forces décrurent sensiblement, et deux jours avant la lin, il sembla n'avoir plus de connaissance. Dieu sait quels soins affectueux lui furent prodigués par sa sœur bienaimée, accourue en toute hâte de Fraserville pour soulager ses derniers moments, par de dévoués confrères qui so tenaient jour et nuit à son chevet afin de l'encourager par de bonnes paroles, et le fortifier par la prière et les sacrements. La vie le quitta sans secousse, sans agonie douloureuse, le 9 mars 1889.
"Son corps repose sous les voûtes de Notre-Dame de Lévis, à côté des restes de Mgr Déziel, ce vieil ami dont il avait toujours admiré les vertus, et vénéré la mémoire, et dont les œuvres lui ont toujours été chères." ( l )