ACTE TROISIÈME
« je n'aurais jamais osé... si vous ne m'aviez encouragé de vos « bons conseilsl... »
CLOTILDE
Vous l'avez donc encouragé?...
BENOITON, piteusement
Je l'ai un peu encoaragé, oui !...
CHAMPROSE.
Ah ! bien alors!...
CLOTILDE
Voyons au moins où ils sont!...
BENOITON, de même.
Voyons au moins où ils sont! (Lisant.) « Maintenant, j'ai l'hon- « neur de vous demander la main de ma cousine... et j'attends « votre réponse ce soir, par l'intermédiaire du Petit Journal ! » (se levant.) Ma réponse!... c'est la gendarmerie; ma réponse, la police... l'armée!... Un chapeau, une canne... Ils ne peuvent pas être loin...
FORMICHEL, le coiffant.
Voilà mon chapeau !
CHAMPROSÉ.
Et ma canne, monsieur Benoîton ; je vous la recommande!.. C'est du bois de fer l...
Merci!... (a Prudent.) Mais remuez-vous doncl vous, sacredié ! ... C'est votre femme!...
PRUDENT, ahuri.
C'est ma femme, oui, ce n'est même pas drôle, ça!...
CLOTILDE
Bah!... la dot y est toujours I...
PRUDENT
La dot y est toujours, je sais bien...
BENOITON, au fond.
Vite, ma voiture!... (a Prudent.) Allons doncl... allons donc 3.^
(il se sauve.)
PRUDENT
Voilà, beau-père!... (Regardant l'heure. ) Encore un courrier
manqué, tenez... (Il sortsi'ivi de son père et de Champrosé qui le poussent.) CLOTILDE, seule.
Allons I... allons! cela va bien!... Une fille compromise... une insultée... une autre enlevée... l'aîné en prison... le cadet gris... le père aux abois, et la maman sortie!... Voilà la famille Benoiton, et le résultat du système sérieux, positif et pratique 1..»
FIN DL IU0181EMK ACTK