SCÈNE IV
CLOTILDE, CHAMPROSÉ.
CHAMPROSÉ, à lui-même.
C'est pourtant bien dans ces parages!...
CLOTILDE, se retournant.
Plaît-il? (Elle descend l( marches.)
CHAMPROSÉ, du fond, l'apercevant.
Ah! par exemple!
CLOTILDE
Hector!
CHAMPROSÉ.
Clotilde!... voilà une rencontre ! chère amiel
CLOTILDE
Vous n'êtes donc pas mort, mauvais sujet?
CHAMPROSÉ, très-gaiemer t.
Pas encore, belle COUSine!... (Poussant un battant de la petite porte
rivement.) Peut-on entrer?
CLOTILDE
Prenez garde aux volubilis!
CHAMPROSÉ, poussant l'autre battant avec précaution.
Prenons garde aux volubilis!
CLOTILDE
Eh! bonjour 1
CHAMPROSÉ, après l'aTOir embrassée.
Vous permettez, n'est-ce pas? Ah! que j'ai donc ptaisir à vous embrasser... Depuis le temps!
CLOTILDE, l'amenant au banc à gauche et prenant sa tapisserl* sur la chaise qu'elle lui montre.
Asseyez-vous là, coureur, et prenez garde aux aiguilles.
CHAMPROSÉ, s'asseyent.
Prenons garde aux aiguilles! (Assis.) Dix-huit mois sans vous voir!... au moins!
CLOTILDE, assise sur le canapé1.
Taisez-vous, vous êtes un monstre! Vous disparaissez toutà coup, et l'on se dit : Mais pourquoi, qu'est-ce qu'il a? —Au fait, qu'est-ce que vous aviez?
CHAMPROSÉ.
Ce que j'avais? belle cousine, j'avais que je n'avais plus ner'
CLOTILDE
Ruiné?
CHAMPROSÉ.
Catégoriquement!
CLOTILDE
Ah! mon Dieu ! vos bois, vos fermes?