ACTE QUATRIEME
fond abîme qui vous sépare, et que, fatigué de ces luttes qui se répètent tous les jours, pour des caprices et ries dépenses d'enfant gâté, il aime mieux te rendre ta liberté quo de faire à jamais ton malheur et le sienl
MARTHE, d'une voix sourde .
Et il est parti?
Il est parti I
MARTHE, très-émue, sans vouloir le paraître.
Alors... c'est une séparation... Il s'en va... il me laisse... comme cela?...
CLOTILDE, vivement.
Tu pleures?
MARTHE, prenant le dessus.
Moi!... Ahl par exemple, parce qu'un mari me quitte une bonne fois, qui me quittait le matin pour sa Bourse, et le soir pour son cercle... Parce qu'il me donne ma part de cette liberté qu'il prenait toute pour lui!... Parce que je pourrai vivre enfin de la vie que j'aime... sans avoir de comptes à lui rendre!... Ce n'est pas le moment de pleurer, tu l'avoueras... au contraire!
CLOTILDE, doucement.
Et, cependant, tu pleures?
MARTHE
C'est que je pense qu'il a bien mal choisi son heure pour abandonner la maison, quand sa fille est malade...
CLOTILDE
Sa fille?...
MARTHE, saisie d'une idée subite, et poussant un cri.
Ah! il ne va pas réclamer son enfant, au moins?
CLOTILDE
Mais...