ACTE CINQUIÈME
FOR MICHEL, l'imitant.
Àh! les plafonds, oui !... Mais c'est qu'il vous dit ça d'un air radieux!
PRUDENT
Ça s'est écroulé jeudi matin!...
FORMICHEL.
Et tu m'as vendu vendredi soir, cher petit !...
PRUDENT
Oui! Je me suis dit : Si j'attends, papa le saura, et il n en voudra plus!
FORMICHEL.
Mais c'est ça!... Mais comment doncl
PRUDENT
Ah bien! Si tu te fâches?
FORMICHEL.
Non, je suis ravi!... Sois tranquille, va; j'attaquerai le contrat comme entaché de mauvaise foi, et spéculant sur mon ignorance de l'état des lieux !
PRUDENT
Alors, je serai forcé de t'attaquer, moi, comme administrateur négligent, qui, de son propre aveu, ignore l'état de mes immeubles confiés à sa tutelle!
FORMICHEL, saisL
Hein?
PRUDENT
Dame ! (Il remonte.)
RENOITON.
C'est écrasant ! Formichel !
CHAMPROSÉ, près de Formichel.
Ne luttez pas, allez ! vous n'êtes pas de force î
FORMICHE L va pour s'éluncer sur son fils. — Champrosé le retien».
Gomment l ce scélérat-là pourra dévaliser impunément son propre père?
4$ô LA FAMILLE BENOÏTON.
PRUDENT, redescendant x .
Ah bien, voyons, papa!... Les affaires sont les affaires, que diable... C'est toi qui me l'as toujours dit?
BENOITON et CHAMPROSÉ.
Parbleu !
PRUDENT
Gomme père, il est bien convenu que je te vénère; mais comme acheteur...
CHAMPROSÉ.
Je t'enfonce I
PRUDENT
Dame!
C'est positif !
BENOITON, à Formichel.
Ça, vous n'avez pas le droit de vous fâcher.
CHAMPROSÉ.
Je dis plus : comme père, il devrait être enchanté de voir son fils faire une si belle opération.
PR LDENT.
Ah ! ça, oui !.
Parbleu !...
CHAMPROSÉ.
Seulement! entre nous, je le crois un peu sec, monsieur Formichel.
Peut-être!... oui!...
FORMICHEL, ebruti.
Je suis sec!... Je suis à sec !...
CHAMPROSÉ.
Oui, mais quel fils!... Est-il assez dans le mouvement!...