‹ La famille BenoîtonChapitre 62 sur 167 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

BEN 01 TON

Ah! d'une façon bien simple!... je leur montrais dans la rue une dame bien mise, en calèche, avec des cachemires, et je leur disais. « Chères enfants, qu'est-ce que c'est que cet'e dame-là ? — Papa, c'est une dame qui a fait un beau mariage ! » — L'idée de bon mariage est devenue inséparable, dans leui esprit, de la dentelle, du velours et de la calèche...

CHAMPROSÉ, à lui-môme en se levant, pour s'enfuir.

Quelle famille 1

Seulement je dois dire que j'ai trouvé Jeanne assez rebelle!

CHAMPROSÉ, avec espoir.

Ah! mademoiselle Jeanne! (n se rassied sur ie pouf.)

BENOITON, le croyant debout et le voyant assis, à lui-même.

Qu'est-ce qu'il a donc cet homme-là... il s'assied, se lève...

(A Champrosé en se rasseyant sur le canapé.) Oui , Cette imagination

d'artiste... qu'elle a pêchée je ne sais où. .

CHAMPRflSE iBehanté.

Ahl alors, mademoiselle Jeanne résisterait...

Un peu...

CHAMPROSÉ, heureux et lui serrant la main.

Cher monsieur Benoîton...

Pardon... Mais nous causons là... tout ça ne me dit pas le motif...

CHAMPROSÉ.

J'y viens! Votre dernière phrase me décide, (a part.) — Brûlons nos vaisseaux... (Haut.) Cher et excellent monsieur, vous voyez en moi le vicomte Hector Pardaillan...

De Champrosé!...

CHAMPROSÉ, surprfe.

De Champrosé, oui, vous savez?..

Parbleu!... j'ai acheté votre château... à vos créanciers.

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