‹ La famille BenoîtonChapitre 8 sur 167 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

Les Précédents, GLOTILDE.

CLOTILDE, entrant et descendant vivement, sans voir Adolphine et remettant son livre de messe à Julie.

Enfin ! en voilà encore deux de mariés ! Dieu ! quelle cérémonie ; du latin , de l'hébreu ! J'ai vu le moment où nous allions

à la mosquée... (Elle ôteson chale et son chapeau qu'elle donne à Julie qui les emporte à la maison.) Et Une chaleur!... (Elle va pour s'asseoir sur le banc à droite sans voir Adolphine. — Celle-ci, qui est descendue prendre son bouquet, fait quelques pas vers Clotilde. — Julie rentre dans le pavillon.) ADOLPHINE, s'offrant le sourire aux lèvres, avec son bouquet1.

Chère madame !

CLOTILDE, assise, se retournant, et saisie à la vue de sa toilette.

Hein ? — Dieu!... qu'est-ce qu'elle a sur la tête ?

ADOLPHINE, déconcertée, offrant son bouquet.

Mais c'est...

CLOTILDE

C'est un turban !

ADOLPHINE

Mais non , je vous assure... les plumes...

CLOTILDE

C'est vrai, les plumes! c'est un baldaquin 1

ADOLPHINE

Pourtant le bleui

CLOTILDE

Ah ! çà, ma chère, c'est une gageure, n'est-ce pas? vousavez juré de rendre votre mariage impossible.

Moi?

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