Didier, Marthe
iOi LA FAMILLE BENOITON.
DIDIER
Et c'est quand je viens à vous, plein de dévouement et de tendresse, que la seule offre d'une vie plus intime et plus calme...
MARTHE. 6
Pourquoi touchez- vous à mes plaisirs?... Je ne touche pas aux vôtres, moi!.a~
DIDIER
Ah! vos plaisirs, c'est vrai! vos plaisirs toujours! mais les devoirs, jamais! Mais quelle mère avez-vous donc? pour ne vous avoir appris que ce mot-là : « vos plaisirs!... »
MARTHE
Il ne vous manque plus que de nous insulter, ma mère et moi!
DIDIER, debout, se contenant, après un geste de colère.
Tenez!... vous êtes une malheureuse enfant qui n'avez même pas conscience des sentiments sacrés auxquels je fais appel ! Mais, grâce à Dieu ! j'ai vu le mal à temps, et j'en aurai raison, je vous le jure!...
MARTHE
Des menaces?...
DIDIER
Oh!... pas plus que des insultes!... mais si vous ne vous sentez pas capable de me sacrifier vos plaisirs... je ne me sens pas d'humeur, moi, à vous sacrifier ma santé! Et je vous déclare qu'au delà du chiffre où je vais arrêter vos dépenses, vous n'aurez plus à compter sur rien pour défrayer vos folies, sur rien... entendez-vous, rien! rien!
MARTHE
C'est-à-dire que vous refuserez de payer!
DIDIER
Si je refuse!... Ah! certes, oui, oui, je refusel
MARTllft.
Oh! celai