‹ La Famille BoisseauChapitre 6 sur 21 · II. Antoine-Gaspard-Auguste Chenet · texte numérisé non relu

II. Antoine-Gaspard-Auguste Chenet

Né au Cap Saint-Ignace le 30 octobre 1828. Décédé au même endroit le 1er mai 1830, et inhumé dans l'église paroissiale, sous le banc seigneurial.

II [. Louise-Euphémie-Emma Chenet

Née au Cap Saint Ignace le 3 novembre 1832. Mariée, au même endroit, le 12 novembre 1851, à Louis-Amédée Beaubien, notaire, de Nicolet. (1)

M. Beaubien décéda au Cap Saint-Ignace le 17 juin 1878. Madame Beaubien décéda au même endroit le 14 septembre 1894.

(1) Frère de l'honorable Joseph-Octave Beaubien.

Issus :

1° Louis-Achille-Chenet Beaubien né à Nicolet le 26 avril 1853. Décédé à Québec le 22 février 1873, et inhumé dans l'église du Cap Saint-Ignace. 11 était étudiant en médecine à l'université Laval.

2° Amédée-Joseph-Auguste-Riverin Beaubien né au Cap Saint- Ignace le 19 janvier 1855. Décédé au même endroit lé 29 février 1856, et inhumé dans l'église paroissiale, sous le banc seigneurial.

3° Emilie-Emma Beaubien née au Cap Saint-Ignace le 29 janvier 1857. Décédée au même endroit le 17 février 18)8, et inhumée dans l'église paroissiale, sous le banc seigneurial.

4° Amédée-Joseph-Chenet Beaubien né au Cap Saint-Ignace le 4 juin 18)9. Notaire. Grenier de la Couronne, de la Paix, de la Cour des Magistrats et de la Cour de Circuit pour le district de Montmagny. M. Beaubien est propriétaire de la seigneurie Vincelot, dans la paroisse du Cap Saint-Ignace. Il a épousé le 20 juin 1888, M arie-Esther-Eléane, fille de Charles-Erançois Roy, arpen teur, député de K-imouraska aux Communes, et de Charlotte* Sasseville. Ils ont eu trois enfants :

A. Marie-Marguerite-Louise-Liane Beaubien née au Cap Saint" Ignace le 10 avril 1889. Décédée au même endroit le 3 septembre 1889, et inhumée dans le cimetière paroissial.

B. Marie-Marguerite-Louise -Liane Beaubien née au Cap Saint- Ignace le 12 mars 1890.

C. Marie-Jeanne- Aimée Beaubien née au Cap Saint-Ignace le 7 mai 1891.

Première génération : Nicolas Boisseau Deuxième génération : Nicolas-Gaspard Boisseau Troisième génération : Nicolas-Gaspard Boisseau Quatrième génération : Ignace-Gaspard Boisseau

IGNACE-GASPARD BOISSEAU

Né à Saint- Vallier de Bellechasse le 17 juin 1792.

En 1812, il se fit donner une commission de lieutenant dans le 4ème bataillon de la milice incorporée. Peu de temps après il était fait capitaine dans le même corps.

Après la guerre, il se remit à l'étude de loi, et fut admis à la pratique du notariat le 30 juin 1815.

Il s'établit à Saint-Thomas de Montmagny, où son père pratiquait depuis 1799.

Le 10 avril 1817, il était fait juge de paix pour le district de Québec.

Le notaire Boisseau mourut à Saint-Thomas de Moutmagny le 23 juillet 1840.

Nous lisons dans la Gazette de Québec du 30 juillet 1840 :

" A Saint-Thomas, le 23 de ce mois après une maladie longue et douloureuse (1) qu'il a supportée avec le courage et la résigna-

(1) M. Boisseau avait été, le 29 janvier 1830, la victime d'un accident qui le conduisit au tombeau après dix années de s uitfrancos. La Gazette de Québec du 1er février 1830 raconte cet accident dans les termessuivants : •• Vendredi, un de nos canots traversiers d'hiver chavira au moment où il fut lancé à l'eau pour traverser de la Pointe-Lévi à Québec. Le courant était dans toute sa force, et les gens, au nombre de 11, 10 hommes et une femme, furent entraînés rapidement. Les jeunes et actifs traversiers de la Pointe-Lévi eurent bientôt lancé des canots l l'eau pour courir à leurs secours. Et après avoir sauvé les gens, dont plusieurs, surtout M. Boisseau, de Saint-Thomas, avaient beaucoup souffert du froid, qui ce matin-là était de 15 degrés au-dessous de zéro, ils crurent qu'ils pourraient aussi sauver le canot, et à leur surprise ils trouvèrent un des passagers, suspendu à une des barres du canot ; l'air qui était renfermé dessous lui permettant de respirer, et n'étant pas exposé au froid extérieur, il n'avait pai souffert. Nous apprenons avec plaisir que M. Boisseau se rétablit rapidement."

tîon que procure la religion, à l'âge de 48 ans, I.-G. Boisseau, écuyer, lieutenant-colonel commandant le 2d bataillon du comté de l'Islet. Emu par ea loyauté, il s'empressa en 1812 d'entrer comme lieutenant dans le 4ème bataillon de la milice incorporée, et parvint par sa conduite méritoire à obtenir peu de temps après une compagnie dans le même corps. Il laisse pour déplorer sa perte une épouse et cinq enfante qu'il chérissait, et un père âgé dont il faisait la consolation, et comme magistrat et notaire un public dont il avait la confiance."

M. Ignace- Gaspard Boisseau s'était marié deux fois.

En premières noces, à Saint-François de la Rivière-du-Sud, le 5 mars 1821, il avait épousé Geneviève-Luce, fille de Henri LaFarre et de Josephte Hubert. Elle décéda à Saint- Thomas de Montmagny le 15 novembre 1828, sans lui donner d'enfant.

En seconde noces, à Québec, le 5 octobre 1830, il épousa Louise- Catherine, fille de Thomas Wilson, bourgeois, et de défunte Catherine Bouchaud.

Elle décéda à Saint-Thomas de Montmigay le 22 août 1841, à l'âge de 31 ans.

Elle laissait cinq enfants :

L0UISE-CATHKEINK-W1LHKLMI>TE BOISSEAU

Née à Saint-Thomas de Montmagny le 4 février 1832. Mariée, à Saint-Thomas de Montmagny, le 14 octobre 1851, à Faschal-Amable Dionne, avocat, fils de l'honorable P.-Amable Dionne.

" M Dionne n'eut pas une carrière bien longue, car il mourut à 43 ans. Attaqué de phtisie, il mena pendant plusieurs mois, la vie pénible et languissante de tous ceux qui souffrent de cette maladie. Soigné avec la tendresse intelligente de son épouse et de ses bien-aimées enfants, protégé et soutenu par les prières inces-* santés de sa pieuse mère, il put dire adieu sans trop de regrets aux biens périssables de ce monde, et se préparer,par la réception des sacrements de l'Eglise, à la jouissance des biens impérissables de l'autre vie. Son décès arriva le 16 septembre 1870, et ses res-

tes fiirent inhumés dans les caveaux de l'église de Saint-Roch-des- Aulnaies.

44 Madame Dionne mourut presque subitement à Saint-Roch des Aulnaies, le 6 mai 1880, à l'âge de 48 ans, et fut inhumée aux côtés de son mari.

" Elle était d'une rare beauté, grande, beau teint, des yeux doux et expressifs, une riche et abondante chevelure noire, un air de grande dignité uni à une expression d'amabilité et de bonté qui rayonnait de toute sa personne. Ajoutons qu'elle avait reçu une excellente instruction au monastère des Ursulines, et qu'elle y avait contracté, ainsi que dans sa famille, des habitudes de travail et de piété qui la suivirent jusqu'au tombeau." (1)

Issus ;

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