‹ La famille d'AilleboutChapitre 35 sur 46 · FRANÇOIS JEAN DANIEL D'AILLEBOUT DE LA MAGDELEINE · texte numérisé non relu

FRANÇOIS JEAN DANIEL D'AILLEBOUT DE LA MAGDELEINE

Baptisé à Montréal le 8 octobre 1702. Il s'appela de la Magdeleine, en mémoire de son arrière-grand-père, Nicolas d'Aillebout qui, était, en Champagne, seigneur de Colonge et de la Madeleine.

Entré d'abord dans les troupes, — il était cadet à l'aiguillette en 1739, — il ne tarda pas à s'adonner principalement au commerce de la traite comme la plupart de ses frères. De 1744 à 1752, nous le rencontrons plusieurs fois comme parrain ou témoin aux registres de Michilimackinac. Le 9 août 1^47, il forme société avec le sieur Gatineau, seigneur de Sainte-Marie, pour l'exploitation du poste de Michicopton concédé au sieur Gatineau par le marquis de Beauharnois.

François Daniel d'Aillebout de la Magdeleine, âgé de 30 ans, épouse à Montréal, le 24 novembre 1732, Charlotte, âgée de 22 ans, fille de Eené Godefroy de Linctôt et de feu Marie Madeleine Le Moyne.

M. de la Magdeleine mourut âgé de 90 ans et 9 mois et fut inhumé à la Pointe-aux-Trembles de Montréal, le 25 juillet 1793, et non pas, comme l'a écrit M. R. Roy, le 8 avril 1806, ce qui lui eût donné 104 ans.

C'est Mme de la Magdeleine qui mourut à l'Hôpital Général de ^fontréal le 6 avril 1806, alors qu'elle était âgée de 94 ans et 3 mois. Elle fut inhumée le surlendemain, 8 avril.

De ce mariage sont nés les enfants suivants :

VII ka — MARIE CHARLOTTE D'AILLEBOUT DE LA MAGADELEINE

Baptisée à Montréal le 29 décembre 1733, et inhumée à Laprairie le 22 juillet 1734.

YU kb — MARIE OIL\RDOTTE A^T.ELIQUE D'AIL-LEBOUT DE L-V MAODELEIXE

Baptisée à Montréal le 2 décembre 1734 et inhumée à Laprairie le 12 du même mois.

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^'11 kc — M-VRIE AiNGEiLIQUE D'AILLEBOUÏ DK LA ML\GI>ElLiEINE

Baptisée à Montréal le 21 mai 1737. A l'âge de 26 ans, elle épouse en août 1763, à la Pointe-aux-Trembles, Ignace de Couagne, âgé de 24: ans, fils de François Marié De Coi;agne et de Marie Louise Monière- Le contrat fut passé le 23 août 1763 et le mariage fut célébré quelques jours plus tard devant Messire Philippe d'Aillebout, curé de Eepentigny et oncle de l'épouse.

Ignace Decouagne mourut à l'âge de 35 ans en 1774 et fut inhumé à Eepentigny le 1er juin de la même année.

L'acte de sépulture le dit veuf d'Angélique de la Magdeîeine. Cette dernière s'était en effet noyée au Détroit avec son enfant et elle fut inhumée au même endroit le 18 janvier 1768.

VII kd — RENEE CHARLES FRANÇOIS D'AILLEBOUT DE LA MAGADDELEINE

Baptisé à Montréal le 9 juin 1739. M. Eégis Eoy (Famille d'Aillebout, p. 10) le fait inhumer à Saint-Laurent le 25 juin 1754. Au registre de Saint-Laurent, c'est Charles (VII kk), né le 5 juin 1754, qui est enterré le 25 du même mois, à l'âge de 3 semaines.

VII ke — IGNACE D'AILLEBOUT DE LA MAGDELEINE

Baptisé à Montréal le 7 mai 1741. Il prit part à la défense du Canada contre les Américains d'Arnold et de Montgomery en 1775, Mais il avait dû faire du service même avant la conquête, car dans l'état de la noblesse canadienne dressé par Carleton en 1767, il figure comme cadet, âgé de 25 ans. (Rapp. Archives 1886, p. 44).

Ignace d'Aillebout de la Magdeîeine, lieutenant au service britannique, épousa à Québec, le 7 janvier 1779, Marie Amiot, fille de feu Jean Baptiste Amiot et de Marie Louise Bazin.

Le 16 mai 1782, Jacques Perrault, dit Perrault l'aîné, plus tard seigneur de la Eivière Quelle, qui avait lui-même épousé en premières noces une demoiselle Marianne Amiot, morte quelques mois auparavant, écrit de Québec à sa belle-soeur, Mme de la Magdeîeine, restée à la Pointe-aux-Trembles, pour lui donner des détails sur la mort de son mari, décédé à l'Hôpital Général de Québec, le 14 mai.

Voici quelques extraits de la lettre fort touchante de Perrault l'aîné :

"Après le funeste et sensible accident de la perte d'une tendre épouse, rien ne pouvait m'affecter autant que la maladie cruelle et désespérée de votre cher La Magdeleine. On m'avait tout caché et je n'ai su son arrivée, son état et sa fin heureuse qu'au même instant. Je dis sa fin heureuse, car je crois, chère soeur, que vous êtes troj» religieuse et trop raisonnable pour ne pas remercier Dieu de tout votre coeur de la grâce qu'il a faite à votre cher époux, en lui rendant le calme d'esprit nécessaire pour passer fermement de cette vie malheureuse à l'éternité bienheureuse dont il jouit certainement, car je 'puis vous assurer qu'il a fini ses jours comme un prédestiné, invoquant le Seigneur d'une manière qui édifiait et faisait fondre en larmes le prêtre et tous ceux qui l'assistaient au dernier moment. Quelle consolation vous donnerai-je, chère soeur, moi qui en ai autant et je puis dire plus besoin que vous? La seule que je puis vou.s conseiller est d'offrir au Ciel toutes vos peines. Je vous offre ma maison et tout ce que je possède ; ceci est de bon coeur. Vous savez combien naturellement je vous ai toujours aimée. La tendresse que ma chère Marianne avait pour vous doit en outre vous assurer de la mienne. Venez mêler vos larmes avec celles de votre ami et beaufrère. Nos justes pleurs adouciront sans doute un peu les décrets absolus de la Providence qui a voulu nous ôter à l'un et à l'autre ce que nous avions de plus cher au monde.

"Le corps de votre cher mari a reçu hier matin les dernières honneurs avec la décence et le dépense qui convenaient à sa naissance et à son état. Les principaux de la ville ont été invités. Il a été mis dans l'église de l'Hôpital Général du côté de l'épître. Il y avait beaucoup de monde et il y a eu quantité de messes et de prières. Je vous fais tous ces détails, ma chère soeur, parce que je sais que c'est une consolation pour vous d'apprendre que l'on n'a rien négligé.

"Vous avez pris le seul et bon parti en envoyant votre cher mari à l'Hôpital Général. Il a eu tous les soins dans le peu de teanps qu'il a été ici, mais il n'a pas été possible de le réchapper. ..."

jgg LA FAMILLE D'AILLEBOUT

VII kf — FELICITE CHAKLOTTE D'AILLEBOUT DE LA MAGDELEINE

Baptisée à Montréal le 14 septebmre 1T44. C'est probablement elle que nous retrouvons marraine à la Pointe-aux-Trenibles, le 14 octobre 1766, avec son frère Ignace comme parrain. D'après sa correspondance, Ignace avait certainement une soeur encore vivante en 1?82, outre celle qui était religieuse.

^'II kg — JEAN BAPTISTE D'AILLEBOUT DE LA MAGDELEINE

Baptisé à Montréal le 27 mai 1746.

VII kh — MARIE CLAIRE D'AILLEBOUT DE LA iLAGDELEINE

Baptisée à Montréal le 7 octobre 1747. M. Régis Roy [Famille d'Alllehonf, p. 11) la fait inhumer à Montréal le 23 octobre de la même année. Dans le registre de la paroisse de Montréal, à la date du 23 octobre 1747, c'est une autre Marie Claire que l'on enterre, la fille d'un nommé Chenevi ou Chénier.

VII ki — jMARIE CATHERINE D'AIILEBOUT DE LA ]SLA.GDELEINE

<> Baptisée à Montréal le 16 janvier 1749. Elle entra chez les Soeurs de la Congrégation de Notre-Dame le 22 juin 1770, et y prit le nom de Soeur de la Visitation. Nous avons son contrat de réception daté du 15 juillet 1772. La Soeur Véronique Létang de Sainte- Rose, supérieure de la Congrégation, reconnaît avoir reçu pour sa dot la somme de 1,400 livres ou chelins des mains de M. Magon de Terlaye, prêtre de Saint-Sulpice, missionnaire au Lac des Deux-Montagnes. {Documents Faillon EE-GG).

La Soeur de la Visitation mourut à Montréal le 7 juin 1806.

VII kj — PHILIPPE D'AILLEBOUT DE LA MAGDELEINE

Baptisé à Montréal le 28 octobre 1750.

VII kk — CHARLES D'AILLEBOUT DE LA ]VIAGDELETNE

Baptisé à Montréal le 6 juin 1754 et inhumé à Saint-Laurent, le 25 du même mois, âgé de 3 semaines.

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