VII. Pierre-Marie d'Irumberry de Salaberry
Né à Chambly le 4 juillet 1876.
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Décédé au même endroit le 7 juillet 1876, il fut inhumé dans le cimetière de cette paroisse.
'Charles- Maueice-Juchekeau d' Irumberry DE Salaberry
Né à Chambly le 3 août 1854.
" Ce jeune homme, lisons- nous dans la Minerve du 24 avril 1837, qui n'avait pas encore atteint sa 14e année, a été la victime d'un accident affreux qui a privé sa famille et ses amis de voir se réaliser les espérances que son heureux caractère et ses généreuses dispositions leur avaient fait concevoir. Le samedi, 15 du courant, vers midi, il paitait pour la chasse. Quatre heures plus tard il avait la cuisse fracassée par son propre fusil de manière à ne laisser aucune ressource aux hommes de l'art qui lui ont prodigué des secours immédiatement. Il eut de suite connaissance du danger où il était, et cependant la douceur de son caractère et la bonté de son cœur dont il avait déjà donné tant de preuves, ne se sont pas démenties, même au milieu des douleurs les plus aiguës. Après avoir en bon chrétien demandé et obtenu le pardon de ses fautes, le reste de sa triste existence fut employé à donner des marques d'affection à sa famille éplorée, rangée autour de son lit. Le lendemain de cet événement déplorable, à six heures et demi du soir, il a remis son âme à son Créateur, et est allé rejoindre son père et sa jeune sœur, étant ainsi la troisième épreuve qu'il plaisait à Dieu de faire subir à sa mère, à ses trois frères et à ses ux sœurs dans le court espace de huit ans. "
Il fut inhumé à côté de son père, dans l'église de Chambly, ainsi qu'il l'avait demandé avant de mourir.
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Cathb;rine-Eugênie d'Irumberry de Sai^aberry
Née à Chambly le 12 septembre 1825.
Elle mourut du choléra à Chambly le 20 juin 1832, et fut inhumée dans le cimetière de Chambly,
Première génération : Michel d'Irutnberry de Salafeerry génération : L-M.-L,-A. d'I. de Salafaerry
Deuxième génération
Troisième génération : Charles-Michel d'I. de Salaberry Quatrième génération : Melchior-AIphonsc dT. de Salaberry
MELCHIOR-ALPHONSE fi'I. DE SALABlvRRY
Né à Saint- Philippe de Laprairie le 20 mai 1813. (i)
Il n'avait pas encore seize ans à la mort de son père en 1829. L'année suivante, lord Aylmer arrivait au Canada et offrait une commission dans l'armée au jeune de Salaberry. Mais sa mère n'avait pas oublié que trois de ses beaux- frères étaient morts à l'armée et que son mari avait été payé d'ingratitude pour les services rendus au pays. Aussi, au nom de son fils, remercia-t-elle poliment mais fermement l'offre de lord Aylmer.
Celui-ci tout le temps qu'il demeura au Canada fut le protecteur du jeune de Salaberry.
I/C 22 août 1837, M. de Salaberry était appelé au
( T ) Le régiment de son père était alors cantonné à Saint- Philippe. M. de Salaberry fut nommé Alphonse en l'honneur de Alphonsine Montgenet de Saint-Laurent, baronne de Fortisson. Le duc de Kent écrivait au héros de Châteauguay le 8 août 1813 : "Madame de Saint-Laurent et moi qui avons été si heureux d'apprendre votre judicieux mariage avons éprouvé un nouveau plaisir en apprenant que madame de Salaberry vous avait donné un fils et que vous l'aviez nommé Alphonse en son honneur. Vous pouvez donc juger comment nous nous unissons pour demander au ciel que ce nom soit plus heureux pour le ttouveau-né que le nom de Edouard ne le fut à votre pauvre frère."
Conseil législatif, mais il n'y siégea pas, la Constitution ayant été suspendu le 27 mars 1838.
En 1837-38, M. de Salaberry résidait à Chambly. Il demeura fidèle au gouvernement. Apprenant que les rebelles avaient formé le complot de s'emparer du fort Chambly, il s'y renferma avec une trentaine d'hommes, et, pendant la nuit, le mit dans un tel état de défense que, le lendemain, lorsque les rebelles se présentèrent, ils virent qu'ils ne réussiraient pas et se retirèrent. Il obtint ensuite de sir John Colborne que ceux des rebelles qui remettraient leurs armes et s'en retourneraient paisiblement dans leurs foyers ne seraient pas inquiétés. Ceux-ci qui pour la plupart avaient été entraînés par des meneurs peu scrupuleux furent bien heureux de s'en retirer à aussi bon marché, (i)
Iv' année suivante, sir John Colborne offrit un siège à M. de Salaberry dans le Conseil Spécial, mais il refusa d'y siéger.
Le 4 mai 1839, M. de Salaberry était fait aide de camp extra.
Sous l' Union, les électeurs de Rouville le choisi rent comme leur député. Il fut élu le 8 avril 1841 contre Thimothée Franchère après une lutte acharnée. Il ne siégea qu'une session.
IvC 4 février 1845, M. de Salaberry se faisait recevoir avocat au barreau de Montréal. Il pratiqua pendant quelque temps avec M. R.-S.-M. Bouchette,
Deux ans plus tard, le 23 avril 1847, il était nommé, conjointement avec M. Joseph Jones, coroner de Montréal.
Le ler juillet 1848, le gouvernement se rendait
(i) Chronide, 30 mars 1867.
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L'HON. MEIvCHrOR-ALPHONSE DE SALABERRY
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aux vœux de toute la Province en lui confiant lacBarge pleine de responsabilités de député-adjudant-général de la milice du Bas-Canada.
" Le Bas- Canada, dit le JourTial de Québec du 6 juillet 1848, contracta dans ses luttes contre les Etats- Unis une dette d'honneur euvers le përe de M. de Salaberry, pour le plus beau fait d'armes qui ait illustré les Canadiens-français, à Châteauguay ; cette dette n'avait pas été payée, le héros étant mort oublié, si ce n'est dans le souvenir de ceux qui combattirent glorieusement à ses côtés. Aujourd'hui le pays la paie cette dette dans hi personne de son fils. "
Lorsque, en 1858, le colonel de Rottenburg abandonna son poste d'adjudant- général des milices pour prendre le commandement du 100^ Régiment, le lieutenant-colonel de Salaberry était en droit d'espérer le remplacer. Mais le gouvernement, qui avait ses vues, laissa cette charge sans titulaire.
M. de Salaberry avait hérité de la stature et de la force de .son père et de son grand-père, et on croyait qu'il avait une constitution de fer, mais il souffrait d'une maladie de cœur qui l'emporta à l'âge peu avancé de 57 ans. Décédé à Québec le 27 mars 1867, il fut inhumé le 30 mars avec les honneurs militaires dans l'église de Beauport.
" Ce matin, lisons-nous dans \^ Journal de Québec du 30 mars 1867, une foule compacte se massait dans les abords de la cathédrale et s'étendait sur tout le parcours de la rue Saint-Jean, jusqu'à la rue Sainte- Angèle. A son attitude calme et silencieuse, on voyait qu'elle voulait saluer une dernière fois le représentant d'une noble famille, et témoigner qu'elle appréciait à leurs justes valeurs les services rendus à la patrie par le noble soldat qui vient de s'éteindre et par
ses ancêtres. Pourquoi les rappeler ici, tous savent qu'ils ont compris que noblesse oblige, et qu'ils sont toujours restés fidèles à leur belle devise : Force à superôe, Mercy à faible, que le bon roi Henri IV donnait à un membre de cette illustre famille sur le champ de bataille de Centras, en récompense de sa bravoure et de sa magnanimité ?
"Le colonel Alphonse de Salaberry, fils du héros de Châteauguay, embrassa, comme ses ancêtres, la carrière militaire, mais les événements ne lui ont pas donné l'occasion de mettre en relief les vertus héréditaires dans sa famille. Cependant, à plusieurs reprises, il sut rendre d'éclatants services à ses compatriotes et surtout en sauver un grand nombre de l'exil pendant les mauvais jours de 1837 et 1838.
" Plus tard, il remplit à Montréal la charge de coroner du district, et fut nommé, en 1848, députéadjudant-général de la milice. C'est en cette qualité qu'il rendit d'importants services à l'organisation de notre force militaire que personne ne doit oublier. "
Il avait épousé, à Montréal, le 22 septembre 1846, Marie-Emélie, cinquième fille de l'honorable Louis Guy, conseiller législatif de la province du Bas-Canada, et de Josephte Curot.
Elle est morte à Montréal le 10 avril 1888, et a été inhumée au cimetière de la Côte des Neiges, dans le terrain de la famille Guy.
De leur mariage naquirent huit enfants :
Charles-Louis-Melchior-Ai,phonse d'Irumbkrry DE Salaberry Né à Montréal le 3 juillet 1847.
L'HON. JUGE JOSEPH-GUILLAUME BOvSvSÉ
Décédé à Montréal le 24 avril 1848, il fut inhumé dans le cimetière paroissial.
Mathii.de- Amélie d'Irumberry de Sai^aberry
Née à Montréal le 2 octobre 1848.
Mariée, à Montréal, le 28 septembre 1869, à Joseph-Guillaume Bossé, aujourd'hui juge de la Cour d'Appel de la province de Québec.
Madame Bossé fut tuée presque instantanément dans un accident de voiture, à la Rivière-du-Loup, en bas, le 15 juillet 1898. Bile fut inhumée au cimetière Belmont, à Québec.
* ' On ne saurait se faire une idée de la sensation produite en ville, hier soir, dit le Soleil du 16 juillet 1898, quand arriva la dépêche de la Rivière-du-L,oup, annonçant la mort accidentelle de madame Bossé ^ épouse de l'honorable juge Bossé, de la Cour d'Appel. La dépêche ajoutait que l'émoi était grand parmi toute la population de la localité.
" Nous nous l'expliquons facilement, car la famille Bossé occupe une position considérable à cette place d'eau.
" Madame Bossé revenait hier après-midi de Kamouraska, en voiture, en compagnie de mesdemoiselles Bossé. En descendant une côte, une pièce du harnais se brisa, le cheval prit peur et s'élança avec furie.
' ' I<a voiture alla se briser sur un poteau de télégraphe, les dames étant précipitées en bas de la voiture.
" Les deux jeunes filles furent sauvées. Mais
madame Bossé, étant une personne forte et lourde, fut blessée à mort. On la releva et on la transporta chez un M. Lapointe, où elle expira une demi-heure après.
" Le corps est parti ce matin par le train express de la Rivière-du-t,oup pour Québec où il arrivera à midi.
" Nous nous associons bien sincèrement au deuil de toute cette grande famille si cruellement éprouvée." Enfants :