‹ La famille de Jeanne d'ArcChapitre 37 sur 104 · Tome II; page · texte numérisé non relu

Tome II; page

Frère François dd Lts, de la langue de France,

du Prieuré de Champagne,

mort en faisant la guerre aux Infidèles, Tan 1 5S0.

Il était fîls de :

Didier du Lys et de Nicole db BoixÉt

dame dudit lieu.

Estienne du Lys, N. de Boixé,

seigneur dudit lieu. seigneur dudit lieu.

N. de Seraumont. N. de Gomervaux.

Jean d^Arques dit du Lys, père d* Estienne et fîls de Jacques d'Arqués et (Tlsabeau Rome, père et mère de Jeanne d'Arqués, nommée la Pucelle d'OrléanSy le fléau des Anglais, ennemis de la France, par lesquels elle fut bruslée en la ville de Rouen, Tan 14^1, le ^o may, estant âgée de vingt ans : on remarque entre autres merveilles que son cœur ne peut être bruslé avec son corps, et fut jette dans la rivière avec ses cendres. Ceux qui la condamnèrent, périrent misérablement, et au lieu où elle fut bruslée, fût mise une croix de pierre, où la figure de la Pucelle se voit au dessous tenant une espée. A cause d'elle toute sa parentée fut ennoblie : mesme les filles avoient pouvoir d'ennoblir ceux quelles espousoient: ce privilège fut octroyé par le Roy Charles VII, l'an 1429, au mois de décembre, de son Règne le huictiesme : comme aussi la paroisse de Dom-Remy, du diocèse de Toul, où elle avait pris naissance, fut exemptée des tailles par le mesme Roy : ce qui a esté continué jusques à ce temps où il est toujours dit a cause de la Pucelle.

O^ Arques, porte d^azur à un arc d'or chargé de trois âescheS; une en pal d^argent ferrée et enpennée d^or, et les deux autres en sautoir d^or, ferrées et enpennées d^argent.

Du Lvs, porte d'azur à une espée d'argent, le manche d'or posée en pal, surmontée d'une couronne Royale, flanquée de deux fleurs de lis d'or, armes données avec le surnom de Lys, par le Roy Charles 7, aux frères de la Pucelle d'Orléans.

Seraumont, porte d'azur à trois fers de flèches d'argent et une estoille d'or en cœur,

Boixé, porte fascé d'or et d'azur de quatre pièces au canton d'honneur, d'azur à une clef d'or posée en pal.

GoMERVAUx, porte de gueules à la croix dentelée d'or.

Généalogie de la maison du Lys, dont est issu

notre chevalier.

Jean ^'Arques dit du Lys, second frère de la Pucelle d'Orléans, fut prévost de Vaucou leurs et décéda l'an 1460; de N. eut trois enfants entre autres :

Estiennenu Lys, chevalier, seigneur de Mont-en-Vaux, près Orléans, N. de Seraumont.

Didier du Lys, archer de François de Lorraine, duc de Guise, de Nicole de Boixé ou Brisé, eut neuf enfans, entre autres notre chevalier frère ^François et Antoine du Lys, chevalier, seigneur de

Pierre du Lys, troisiesme frère delà Pucelle d'Orléans, fut faict chevalier du Porc- Espic par Charles, duc d'Orléans, le 28 juillet, l'an 1445, et luy donna PIsle-atix-Bœufs, près d'Orléans, de Jeanne de Prouville; eut' quatre enfans, entre autres :

Jean du Lys, fait Eschevin de la ville d'Arraspar le Roy Louis onze, l'an 1481; eut â^Anne de Villebresme :

Michel DU Lys , valet de chambre du Roy Henry deux :

de N. eut trois enfans, entre autres.

Charles du Lys, conseiller du Roy en ses conseils et advocat général de Sa Majesté en la Cour des Aydes; eut deux filles de Catherine DE Cailly, issue de Guy de Cailly, qui logea la Pucelle allant au siège d'Orléans en sa seigneurie de Rouilly- Checy, et depuis la suivit toujours en l'armée.

Françoise du Lys, première fille de Charles , espousa Louis QuATRE-HoMMEs, Conseiller en la Cour des Aydes, à Paris, a laissé plusieurs enfants, entre autres Louis QuATRE-HoMMEs, aussi con»

seiller en la Cour des Aydes.

Catherine du Lys, seconde fille de Charles, a espousé Richard de Pichon, thrésorier de France en Guyenne, a laissé François et Valentine, qui se sont rendu Carme et Carmélite à Bourdcaux.

Article extrait du Martyrologe des chevaliers de S. Jean de Hierusalem dits de Malte, par F. Mathieu de Goussancourt, Parisien, religieux célestin.

Paris, François Noël et veuve Guillaume Le; Noir, M.DC.XLIII, in-fol., 2 vol.

Gibaumel ; à^ Isabelle d'Albert a laissé six enfans, qui sont :

Jean-Jacques du Lys dit D'ALLven Lorraine, seigneur de Gibaumel , Montigny , Haussellement , conseiller d'Ëstat du duc de Lorraine, a épousé N. de Lespine, cousine du chevalier F. Moyse DE Lespine, tué par les Turcs Pan 1607.

Claude DU Lys, seigneur de Scefonds, près Vaucouleurs.

Claude DU Lys, espouse de François de Naves.

Catherine du Lys a espousé Louis DE Massi, lieutenantgénéral de Champuis, au Comté de Bourgongne.

Deux autres filles (non) mariées l'an 1620.

Vérification de la noblesse d'Antoine du Lys,

Antoine du Lys est compris dans le « Roole de ceux qui se qualifient écuyers au baillage de Saint-Mihiel^ reronnus nobles en Tannée 157^. i

Registre de la noblesse de la Lorraine. Ms. du XVII* siècle, p, 41. Bibl. de BouteiJler.

Généalogie des descendants de DidJcr du Lys^ /ils de Estienne ou Thevenin du Lys qui estoit le fils aisné de Jean du Lys^prévost de VaucouleurSf frère de la Pucelle d'Orléans.

Mémoire extrait des papiers de Charles du Lys. (^Archives du Marquis de MaleissyeJ

Ledit Didier ws Lis a toujours f»orté les armes eC Je dit nom DU Lys, ou du moins Dali, suivant Pididme du pays. Côme ses prédécesseurs, il a esté en grandes char* ges et honneurs au pays de la naissance de ladite Pucelle, tant à cause de lui que des alliances qu'il a prins. Il étoît .seigneur de plusieurs villages circonvoisins de Domremy et dudit Domremy en partie : Jubainville, Massey-soub- Brisi, Vanne et Aillan. Il espousa Nicole de Brisi qui estoit de grande maison, car elle estoit fille de Antoine <ie Brisi, son père, qui estoit sieur de Gros-Gibomel, Vanne, EureufFe et en partie de Goussaincourt, avec le Roy et M. le duc de Lorraine. Il demeuroit à Brisey duquel lieu il estoit seigneur voué, comme de Saulsures et Monlatrois, qui sont du temporel de Téglise de Toul. Laquelle seigneurie n'estoit aultre sinon qu'à cause que soub Pauthorité de quelque seigneur de crédit sur les lieux, lesdits villages estoient exempts des courses et logements des gens de guerre et se vouoient à eux comme à lieux dits tutéjaires et, à ces considérations, estoient

PREUVES GÉNÉALOGIQUES. igj

appelée seigneurs voués desdits villages, qui leur readoient p^ar chacune année, quelque tribut de recognoissance en argent pu aultre chose. Ledit Anthoine de Biusf avoit espousé Jeanne de Lenoncourt, qui a toujours esté et est encore à présent Tune des plus nobles, anciennes et riches familles de Lorraine, car entre plusieurs lieux qu'il estoit seigneur, le lieu de Nancy leur sppartenoit, qui est la plus importante et meilleure place de Lorraine, les ducs de laquelle ont acquis le dit Nancy, de la maison des dits de Lenoncourt, pour en faire leur cour et demeure, comme ils font encpr à présent. Ls demeure desdits ducs estant auparavant en ung chasteau appelé Amanses, distant du dit Nancy d'environ deux lieues. Ledict Anthoine mourut et fust inhumé avec Jeanne, sa femme, audit Brisi, en Téglise paroissiale du dit lieu, en une chapelle par luy fondée, appelée Saint- Antoine par son nom. En laquelle chapelle est une image de saint Anthoine, levée sur un pied-destail où ils repo^ sent. On voit aussi encore aujourd'huy aux vitres d'icelle les armes du dit Anthoine et Jehmne sa femme, entre aultres une croix rouge dentelée à fond d'or qui sont celles dudit Nancy.

Ledit Didier mi Us et NicoUe sa femme, qui après le trespas de ses père et mère, succéda a partie desdites sei^ gneuries pour joindre à celles du dict du Lis, contigues et voisines, moururent au lieu de Jubainville de la maladie et voulurent estre inhumés avec son père Estene, ou Thevenin du Lis, en l'esglise paroissiale de Masy-soub- Brisi, attenant au village de Domremy, et on voit encor aujourd'hui comme il estoit appelé du Lis et qu'il estoit seigneur comme cy-dessus a esté dit, par une fort belle et ancienne tombe qui est encore à présent dans la dicte esglise de Masey, sur Laquelle est gravée une figure d'homme arm4 de toutes pièces avec le timbre, au quart de laquelle sont aussi quatre grandes armoiries; la première, celle concédée aux frères et parens de la dicte Pucelîe : Taultre, les armes de Brisi. Les deux aultres en

bas sont celles de Domremy et Nancy, et à Tentour d'icelle tombe est en escript ces mots : Çy gist noble homme Didier Dulis et damoiselle Nicolle de Brisey, sa femme, en son vivant seigneur de Masey, Jubainville, en partie Vaux et Aillan, qui mourut en Van i55j : prie!( Dieu pour leurs âmes,

Ledict Didier Dulis, laissa neuf enfants, Tun desquelles fut damoiselle Françoise Dulis, sœur germaine d^Anthoine Dulis, chef de la maison. Les aultres sont spécifiés au recueil des louanges de la Pucelle, en Part, du testament de Didon Dulis, leur tante et est aussy remarqué le nom de la dicte demoiselle Françoise Dulis, en une certaine requeste faite par le sieur Hordal, comme tesmoinge, laquelle Françoise reçut en partage partie des seigneuries de Gibaumel, Ëureu£fe, Vanne et Aillan, villages attenant Pun à Tautj-e^ et espousa noble Jean de BoNNAfftE, demeurant à Vaucouleurs proche desdits lieux, laquelle Françoise eut plusieurs enfants du dit sieur de Bonnaire, entre aultres M. Théode de Bonnaire qui fut prestre et chanoine audict Vaucouleurs et président des dicts chanoines, lequel après avoir fait uii ample testament, portant divers legs pieux aux églises et aux pauvres, mesme à ses nepveux, décéda depuis deux ans en ça (1629) audit Vaucouleurs et voulut estre inhumé avec ladite damoiselle Françoise, sa mère, et fondée par son dit testament, une belle chapelle au nom de la parentelle. Ung aultre enfant de la dite Françoise fust damoiselle Jacquotte de Bonnaire, sœur du dit sieur Théode, qui espousa noble homme, sieur Nicolas Frans- QUiN, qui s^ayant adonné aux lettres, faisoit profession de Part de pharmacien, qui fust ung des plus experts audit art du pays.

La dicte Jacquotte eut de luy quatre enfants. Damoiselle Françoise Fransquin qui porte le nom de sa grandmère et qui a espousé M. Jacquin Beguignon, licencié en lois et advocat au parlement, gruyer des eaux et forests de la prévosté de Vaucouleurs, ung des bons offices du

dict lieu et des meilleures maisons de Vaucouleurs^ qui fut élu par son oncle Théode de Bonnaire pour exécuteur de son testament, avec M.. Claude Fransquin, qui est aussy des enfans de la dicte demoiselle Jacquotte, lequel sieur Claude a succédé au canonicat de son oncle et par sa résignation de nommer pour desservir la chapelle qu'il a fondée; les deux autres ne sont mariés savoir : M. Jean Fransquin, qui a suivi la profession de son père, et Paultre demoiselle Anne Fransquin.

La dicte demoiselle /^r^n^tse Fransquin a duditBecui- GNON, deux petites filles âgées de trois à quatre ans, Tune Françoise au nom de sa grand'mère, Pautre Catherine Beguignon.

Généalogie de Joseph Le Picart Dulis, écw^er, sieur de Fulaine; et de dame Nicolle Le Picart Dulis, épouse de M® François Darbamont, conseiller du Roy, président et prévost de Vaucouleurs, originaire de Champagne, produite par^devant nous, Mgr Larcher, intendant en la province et frontière de Champagne , au mois de novembre i6gg.

(Placard imprimé in-folio. Archives de M. de Haldat.)

Copie collationnée en lettres gothiques des lettres patentes données à Meun, au mois de décembre 1429, par lesquelles Charles VII, Roy de France, a Ennobli Jeanne d'Arc, surnommée la Pucelle d'Orléans, Jacques d'Arc, son père, Isabelle sa mère, Jacqueniin, Jean d'Arc, Pierre Petrelle, son frère, toute sa parenté, lignage et descendans de l'un et de l'autre sexe, provenant d'un légitime inarrage.

Une copie imprimée d'un arrest du Conseil d'£stat du Roy, du 19 may 1670, par lequel Claude François de Gratas, sieur dé Saint-Julien, décendant de Pierre d'Arc Dulis, frère de ladite Pucelle d'Orléans, par Sébàstienne Hordal, sa mère, a esté maintenu et gardé avec ses enfans et postéritéz en la qualité de Noble et d'Ecuyer.

Une copie collation née d'une lettre de cachet écrite par le Roy à présent régnant, le 25 aoust 164^, à Monsieur de Viguier, pour lors intendant en Lorraine, à la sollicitation de Cristophe Hordal, décendu par sa mère, de Pierre d'Arc Dulis, un des frères de ladite Pucelle d'Orléans, par laquelle Sa Majesté, luy marque que son intention estoit que ledit sieur Hordal jouisse du droit de noblesse et que tous ceux qui justifieroient, comme il a fait, estre décendu des frères de ladite Pucelle d'Orléans, jouissent des mesmes privilèges, comme chose qu'Elle affectionne.

Arrest du Conseil du 11 janvier 1657 par lequel ledit Cristophe Hordal a esté maintenu en la qualité de Noble et d'Ecuyer.

Copie du jugement rendu le ij décembre 1698, par Monseigneur l'Intendant de Champagne, au profit du sieur Hordal Dulis, fils dudit sieur Cristophe Hordal, contre M« Claude Marchand, préposé pour la recherche des Usurpateurs du Titre de Noblesse, par laquelle ledit sieur Hordal Dulis fils a esté maintenu et gardé en la qualité d'Ecuyer.

Un livre intitulé : Traitté, tant du nom et des armes, que de la naissance et parenté de Jeanne d'Arc, surnommée la Pucelle d'Orléans, et de ses frères, fait en octobre 161 2, reveu en 1628, au dixneuvième feuillet duquel se trouve ladite généalogie.

III et IV

Copie collationnée d'une donnation qui a esté faite par devant notaires à Gondrecourt, le 26 février 1^52, par

PREUVES GÉNÉALOGIQIjES. 20t

Didon Dulis, veuve de Teuvenin Thierly et fille dudit Theuvenin Dulis, demeurant à Dompremy-sur-Meuse, qui estoit fils de Jean d^Arc Dulis, un des frères de la Pucelle d'Orléans, au profit d'Aurry Colin, dit des Hazards, au nom et comme administrateur des corps et biens de Jeanne Dulis, sa femme, Antoine Dulis et autres ses neveux et nièces, au nombre de neuf, enfans de Didier Dulis, son frère, des biens -y mentionnez. : Un- acte de foy et hommage rendu le 15 avril 1558, par ledit Aurry des Hazards et autres,' es noms qui y sont dénommez, et se portent fort dudit Antoine Dulis à Monsieur le duc de Lorraine, à cause des fiefs relévans de luy, contenus en ladite donnation cy-dessus.

Une copie figurée de TEpitaphe d'Antoine Dulis, qui a esté dressée par les soins de Claude Dulis, son fils, en Tannée 1599, tirée sur celle qui est sur son tombeau dans le chœur de PÉglise Paroissîalle du village de Gibaumel, dont il estoit seigneur.

Le contrat de mariage de damoiselle Elizabeth Dulis avec Jean le Picart, écuyer, sieur de Fulaine, passé par devant Tisserant et Boiart, notaires à Vaucouleur, le 2} novembre 164^, par lequel elle est dite fille de Claude Dulis, seigneur de Gibaumel.

Jean d'Arc Dulis, frère de Jeanne d'Arc, surnommée la Pucelle d'Orléans, duquel est issu

Thévenin Dulis qui eut pour fils

Didier Dulis duquel est issu

Antoine Dulis qui eut pour fils

202 LA FAMILLE DE /EAI«NR D^ARC.

€hnide Daitt, dmpKl est issue

vr

Elisabeth Duîîs, qui épousa Jean Le Pîcart,^ sieur de Fulaine, duquel mariage sont issus

VU Joseph Le Picart Dvdis^ écii3rery. stenr de Folaine 6t dmme, NieoHe Le Pkasrt DtiUs, qui a épousé M. François Darbamont, conaeilkr du Roj^ préaideat et PrtPfùst àsi

VaucouUur^ du/q%i«l mariage sont istu»

Vin

Bertrand, Alexis, Gaspard, Claude, Marie, Anne, Elisabeth, Agnès, Claire et Marguerite Darbamont Dulis.

Porte d'azur à la eoctronne d'or en chef, soutenue d*ane épée d'argent mise en' pal, croisée d'or cétayée' de demr fleurs de lys de mêto«.

Nota. — Ladite requête fut approuvée et les demandeurs maintenus dans leur noblesse et privilèges par acte donné à Châlons, le 28 novembre 1699, signé Lareher.

Fiiscrita» data I«r nobîesee de Champagne.

Èpitaphe de Jean-Jacques, du Lys, sieur de GibaumeiXy exempt des gardes de S. A ., mort le •p février lôiê.

(Dans réglîse de Gibffnmeîx.)

Ce nourrisson de Mars, dès Papvril de son âge. En mille et mille lieux témoigna son courage; Aimé de ses voisins, des plus grands estimé. Pour ses grandes vertus il fut tant renommé^ Es pays étranger et même en sa province, Qu^enfin il fut exempt des gardes de son priace.

Et fit bien recognoi«tre en cette qualité Sa valeur, sa prudence et sa fidélité.

Descoucher, comme amy et tesmoin de sa gloire, Fit graver, affligé, ces vers à sa mémoire.

Contrat de mariage de François Mynette et de Renée du Lys, du 26 janvier i63o.

Devant François Nicolas et Claude Remy, notaires au tabellionage 'de Foug :

Comparurent en leurs personnes, noble François Mynette, fils de noble Demenge Mynette et de damoyselle Marthe Deshazart, ses père et mère, demeurant à Gondrecourt, assisté et authorisé pour ce*que cy après dudict sieur son père en personne, de vénérable et discrette personne, messire Pierre Mynette, prestre bachelier, curé d'Havranville et de Chermisey son annexe, Daniel et Crestien, les Mynette, ses frères; d'honoré seigneur Jehan deCircourt, seigneur d'Inof et de Thouraille en partie demeurant à Abien ville et de Pierre de Circourt, escuier, advocat au parlement, exerçant au dict Gondrecourt y demeurant, d'une part : et damoiselle Renée du Lys, fille de feu Jehan Jacques du Lys, vivant, escuiér, seigneur en partie de Gibommel et exempt des gardes de S. A., et de damoiselle Claire de Lespine, sa mère et^tutrice» demeurant au dit Gibommel, la dicte Renée, assistée et auctfaorisée de sa dicte mère et de vénérable et discrette personne René de Lespine , escuier , seigneur en partie d'Aultignevilie et du Peraye Sainct- Ouyn, Chanoyne en Téglise Nostre-Dame de Lamothe, y demeurant; François de Nasve, escuier, demeurant à Champougnis; honoré seigneur René de Beauvoir^ seigneur en partie d'Hot et aultres lieux et estant gentilhomme ordinaire de TExcellance de Monseigneur le prince de Falsebourg, demeurant à Coussei les Neufchastel ; honorés seigneurs François et Hector les du Lys, seigneurs

en partie du dict Gibommel, y demeurants; honoré seigneur Claude d'Esjobart, seigneur en partie d^Âbieuville et du dict Thourailles, demeurant au dict Âbieuville; et de noble Gaspard de la Bonnaire ses frères, oncles, cousins et bons amisd^aultre part; lesquelles parties, assemblées sur le proposé du mariage futur espéré à faire entre le dict Mynette fils et la dicte damoyselle Renée, sont demeurées d^accord que la solennité se fera incessament

en face de la saincte Eglise, etc

[Archives de A/, de Haîdat.)

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