INTRODUCTION. XVII
personnage effacé au point que son existence avait pu être quelquefois mise en doute^ bien qu'affirmée dans les dépositions du procès de réhabilitation. On y voit en effet Jean Colin, de Greux, déclarer que Jeanne allait le samedi « avec une sienne soeur (quadam sorore suâ) ei d'autres femmes, à la chapelle de Bermcitt ». Chose singulière, cette soBur de Jeanne, si vaguement désignée, n'était autre que la femme du déposant, ainsi que cela résulte de deux enquêtes parfaitement concordantes. Mais son nom n'est pas prononcé dans le procès^ non plus que son âge et sa situation ultérieure n'y sont indiqués,
La plupart des historiens qui ont parlé d'elle ont dit généralement, le tenant sans doute de la tradition, qu'elle s'appelait Catherine, Ils ont dit déplus qu'elle était plus jeune que la Pucelle. On admettait qu'elle n'existait plus en i42g^ parce que son nom ne figure pas dans les lettres de noblesse conférées par Charles VIL On ne savait rien au delà.
Nos enquêtes répandent une lumière presque complète sur cette personnalité^ d'ailleurs des plus accessoires : nous savons qu'elle avait épousé Coliny maire dé Greux, le déposant du procès de réhabilitation : nous savons qu'elle