‹ La famille de Jeanne d'ArcChapitre 73 sur 104 · XXX INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XXX INTRODUCTION

jour restée complètement ignorée. Vêtue d'habits d'homme^ suivie de quelques compagnons, nous la voyons venir à Sermai\e « festoyer et faire bonne chère » che\ les de Vouthon^ se faire recevoir avec honneur par le curé du lieUy le provoquer au jeu de paume et lui dire, la partie terminée : « qu^il peut hardiment se vanter d* avoir joué avec la Pucelle de France », ce dont le digne curé déclare être resté bien joyeux.

On ne sait ce qu'on doit admirer le plus, de l'effronterie de cette aventurière ou de la naïveté de ceux qui l'accueillent, Ily avait vingtdeux ans que la Pucelle avait expiré dans les flammes de Rouen : on la voyait reparaître, vivante et toujours jeune : et nul n'en paraissait surpris, tant ce qui touchait à elle semblait appartenir au monde surnaturel I

Il nous reste à ajouter quelques mots sur une petite-nièce de Jeanne d'Arc qui, un peu plus tard, jouait en quelque façon, mais avec une conviction et une innocence complètes, sinon le râle de fausse Pucelle, du moins celui de future Pucelle.

Marguerite, fille de Claude du lys et de Nicole Thiesselin^ jeune fille aimable et bonne, comme le déclarent les déposants à V enquête, était le vivant portrait de sa glorieuse tante. Elevée

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