IV. En Canada, lée et son nom
35, à peu près Benoist, Mr de glezea, ne tarda ay, de l’illustre nce Mr Rouher, on III. Suivant çais qui à tant ray sont sortis 1é des Doges à slise, et dont le en soit, un des erneur de Nart passé de Lomeray du Canada.
ler sous Mr de charge, malgré épousé Melle de 1 1684, il obtint, \ugustin Rouer, Sieur d’Artigny, ur deux de proans après, cette it possible de le en culture et y , M' de Villeray t abandonnée, à lieues de front l'Ile St Barnabé lée à son autre nanda et obtint s Rouer, le lac r,. Pendant que >s enfants la posla même famille
commandait au fort de Gaspareaux, en Acadie, Suivant Mr l'Abbé Langevin, il avait épousé Melle Julie Laforce, tante de son aïeul, le Lieutenant-Colonel Pierre Laforce. De ce Mariage sont nés plusieurs enfants. René-Benjamin Rouer, l’un d'eux, après avoir servi avec distinction en Acadie, passa en France après la Conquête, entra dans les Gardes du Corps, fut fait Chevalier de St Louis en 1776, Maréchal de Logis en 1788 et Colonel en 1789. Il était Inspecteur en € hef, lorsqu'éclata la révolution française. Alors il vint se fixer en Amérique, et, après la tourmente, repassa dans sa patrie, où il est mort en 1816. René- Jacques-Louis-Marie, de la même famille, fut un marin de premier mérite, D'après Mr Bibaud auquel nous em- Pruntons ces détails, tirés de l’histoire de l'époque, il servit dans la Méditerranée, à St Domingue et à la Martinique. À son retour d'Egypte, où il avait accompagné Se il donna des Preuves d’un rare d’une humanité qui luifitle plus grand honneur, dans
le naufrage de l'ndomptable, à Trafalgar. & Mr Rouer de “ Villeray, idalousie,
‘“ s’oublian ses Compagnons d’intance combien il sait fermeté d’un officier.”
Rosilly, et s
logne, il fit partie de la Grande Arm ÿ de Camp de l’Amiral Baste, et, après l’abdication de Napoléon 1er, devint Lieutenant de Ja Duchesse d’Angoulême, sous Mr de Villemagne, Il était Capitaine du brick l’Ecureui, lorsqu'il mourut des fièvres en 181 7, au Sénégal,
En se choisissant une épouse da
Salaberry ne pouvait donc s’allier à une maison plus honorable. Son union i
st alors que Mr de Salaberry con- -Louise
Duchesnay, fille de Mr Ignace Juchereau Duchesnay, Seigneur de Beauport. Voici l'acte de Mariage que nous empruntons à l'ouvrage do Mr Langevin : L'an mil sept “ cent cinquante, le trentième jour de Juillet, après avoir ‘‘ reçu de Monseigneur l'Evêque de Québec la dispense “ de trois bans, tant dans cette Paroisse que dans toute ‘autre, et dispense du troisième degré d’affinité, en date “ du vingt-cinq du présent mois ; VU la permission de Mr le “Marquis de la Jo nquière, Commandant de l'Ordre royal ‘Cet militaire de St Louis, Chef d'Escadre, Gouverneur et “ Lieutenant-Général pour le Roi de toute la Nouvelle- “ France, etc., en date du 23 Juillet de la présente année ; ‘et ne s'étant découvert aucun empêchement de ma- ‘ riage : entre le Sieur Michel de Salaberry, Capitaine ‘de flûte du Roi, veuf de Dame Catherine Rouer de “ Villeray, de la Paroisse de St Vincent de Ciboure, Dio- ‘‘ cèse de Bayonne, officier sur la frégate l'Anglezea, ‘présent en cette Paroisse, d’une part; et Demoiselle “ Madeleine-Louise Juchereau Duchesnay, fille majeure ‘ des défunts Maître J uchereau Duchesnay, Seigneur de “ Beauport, St Jean-Baptiste et autres lieux, et de Dame “ Catherine Peuvret, d'autre part: les ai mariés suivant “les lois de la sainte Eglise, notre Mère” Par ce Mariage, Mr de.Salaberry fut appelé à hériter de la riche Succession de Mr I. Juchereau Duchesnay. S’étant donc fixé à Beauport, il donna tous ses soins à la propriété que lui avait apportée son épouse. C’est au milieu de ces ‘ OCCupations et des services qu’il devait au Roi, que s’écoulèrent les dernières années de sa vie. Il laissa à sa mort plusieurs enfants, entr'autres Angélique que l'on voit marraine en 1753, et Ignace-Michel-Louis-Antoine qui suit. è
ILo IGNACE: MICHEL-LOUIS-ANTOINE DE SALABERRY.
Mr Ignace-Miche!-Louis-Antoine de Salaberry vit le jour au Manoir de Beauport, le 5 Juillet 1752. Au moment
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de sa naissance, son père qui commandait le vaisseau du Roi le Charriot Royal, était à Louisbourg.
Après avoir fait de solides études en France, le jeune de Salaberry revint en Canada. C'était le moment où, fatiguées de la tutelle de l'Aigleterre, les Colonies anglaises, afin d'assurer leur indépendance, allaient ensanglanter l'Amérique et mettre en péril l'avenir du Canada, En de pareilles conjonctures, Mr de Salaberry eut bientôt pris son parti. En sujet loyal, il n’hésita pas un instant à épouser la cause de la mère-patrie. Afin de se tenir prèt à toute éventualité et de pouvoir, au besoin, repousser la force par la force, il réunit autour de sa personne tous Ceux qui avaient les mêmes sentiments que lui. D'une taille imposante, mais surtout d’un cœur exquis, Mr de Salaberry eut bientôt gagné l'estime et la confiance de ses compatriotes. Un air de grandeur etde dignité répandues sur toute sa personne, tempéré par une bonté qui se trahissait en toute OCCasion, acheva de lui conquérir sur les esprits cet empire qu’il garda Jusqu'à la fin de sa vie. La devise de sa famille était : Force à superbe : Merci à faible. Il la réalisa pleinement. Pour se faire une juste idée des services que Mr de Salaberry rendit à cette époque, il faut se remettre sous les yeux la gravité des événements.
Après avoir aidé la Grande-Bretagne à déposséder la France du Canada, les Colonies anglaises voulurent à leur tour se soustraire à son joug. Tant que le Canada était resté Colonie française, il avait été le boulevard de l'Angleterre en Amérique. Thasser à la fois du continent deux puissances comme l: à rance et la Grande-Bretagne, eut été une tâche an-dessus des forces des Colonies anglaises. Aussi ne l'entreprirent-elles que l’une après l'autre. Une fois débarrassées de la France, elles songèrent à se débarrasser de l'Angleterre. C’est ce qu'avait prédit Montcalm dans une lettre qu’on dirait apocriphe, tant elle a d'apropos et de justesse : “Toutes ces Colo- “ nies, dit-il, auraient secoué depuis longtemps le joug ;
“ chaque province aurait formé une république indépen- “ dante, si la crainte d'avoir les Français à leur porte “ n'avait été nn frein pour les retenir. Mais que le Ca- ‘ nada vienne à ôtre conquis, Croyez-vous que les colons ‘* obéiront ? Si l'Angleterre, après avoir pris le Canada, ‘ savait se l’attacher par la politique des bienfaits et se “ le conserver à elle seule ; sielle le laissait à sa Religion, ‘‘ à ses lois, à ses usages, à son ancienne forme de gou- “ vernement, le Canada, divisé dans tous ses points d'avec ‘“ les autres Colonies, formerait toujours un pays isolé “ qui n'entrerait jamais dans leurs intérêts! Mais ce n’est ‘* pas là sa politique,..Je ne donnerais pas dix ans après “ la conquête du Canada, pour voir cette Colonie perdue ‘ pour l'Angleterre.”
Afin donc de sortir victorieuses de la lutte qui allait s'engager, l'affaire Capitale pour,les Colonies anglaises était de. mettre le Canada d'intelligence et de s'assurer de son Concours, où au moins d'obtenir sa neutralité, et ainsi d’enleverà l'Angleterre son plus ferme point d'appui. Dans ce but, eiles envoyèrent en Canada des émissaires ; elles répandirent dans le peuple des pamphlets plus ou moins habiles. Tous ces appels étant restés sans écho, elles se, déterminèrent à obtenir de force ce qu'elles n'avaient pu gagner par la persuasion, C’est alors que fut combinée contre ce Pays celte double attaque que rapporte en détail Mr l'Abbé Verreau dans le magnifique Ouvrage qu'il doit publier prochainement sur la guerre de 1775. Après une première attaque contre les places fortes du Bas-Canada, particulièrement contre celles qui leur en fermaient la porte par le lac Champlain, les milices américaines, sous les ordres du Major Général Scuyler d’abord, et ensuite du Général Montgomery et du Colonel Arnold, une fois maîtresses de Montréal, devaient se porter sur Québec.
Le péril était grand, d'autant plus grand que Carleton, Gouverneur du Canada, n'avait à opposer à l'ennemi que deux régiments à peine, formant de huit cents à
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neuf cents hommes. D'autre part, les Canadiens, pour la plupart, avaient peu d'envie de prendre part à la lutte, “ Ils étaient d'autant plus fondés à croire qu'on n'avait ‘pas le droit de les forcer à prendre les armes et qu'il ‘ leur était loisible de rester neutres, rapporte l'auteur “ de l'Histoire du Canada sous la domination anglaise, que ‘ naguère les Anglais, envahissant le pays, sous Wolfe ‘et Murray, avaient exigé d'eux ou de leurs pères une “ stricte neutralité, à peine d’un châtiment exemplaire, ‘ou, comme ils s'exprimaient, d’une exécution militaire ‘immédiate’ Les griefs, d'ailleurs, qu’ils avaient alors contre la mère-patrie, ne semblaient que trop les autoriser à tenir cette ligne de conduite, Privé de cet appui, le 8ouvernement pouvait encore moins compter sur les Anglais qui, d’après le recensement de 1765, étaient à peine cinq cents. ‘Les Anglais que l’on mettait dans “ la balance avec les Canadicns, lorsqu'il s'agissait des ‘ faveurs de la métropole, dit judicieusement Mr Garneau, ‘ne comptaient point dans la lutte actuelle, à cause de “ leur petit nombre ; d’ailleurs, la plupart tenaient ouver- ‘tement ou secrètement pour le Congrès.” Enfin, les Sauvages dont le concours n'était pas à dédaigner, ne voulaient point prendre part à l’action, ‘ Voilà, se di- ‘ saient-ils, la güerre allumée entre les hommes de la ‘ même race: ils se disputent les champs qu'ils nous ‘ont ravis. Pourquoi embrasserions-nous leur que- “relle? Quel ami, quel ennemi aurions-nous à choisir ? ‘ Quand les hommes rouges se font la guerre, les blancs ‘viennent-ils se joindre à l’un des partis? Non; ils “ laissent nos tribus s’affaiblir et se détruire l’une par “ l'autre : ils attendent que la terre soit humectée de ‘ notre sang, ait perdu son peuple, pour devenir leur héri- ‘tage. Laissons-les à leur tour épuiser leurs forces et ‘s’anéantir: nous recouvrerons, quand ils ne seront “ plus, les forêts, les bois et les montagnes qui apparte- ‘ naient à nos ancêtres.” Avec cette disposition des esprits, que pouvait la proclamation du Gouverneur, non
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plus que le mandement de l'Evêque ? Ils restèrent donc sans effet.
En des circonstances si critiques, le salut vint d’où on devait le moins l’attendre : du Clergé qu'on avait cherché à opprimer, des Seigneurs surtout qui avaient eu tant à souffrir. Oubliant alors les justes sujets de mécontentement qu’ils pouvaient avoir, et faisant le rapprochement des promesses fallacieuses du Congrès avec ses discours éhontés, où il représentait la Religion catholique ‘ comme ‘une Religion qui a inoudé l'Angleterre de sang, et ‘‘ répandu l'impiété, l'hypocrisie, la persécution, le meur- ‘tre et la révolte dans toutes les parties du monde, ” ces hommes généreux ne balancèrent pas un moment à prendre les armes. Tous se levèrent comme un seul homme. Alors, on vit accourir à la fois sous les drapeaux les de St Ours, les de Beaujeu, les J uchereau, les de Lotbinière, les d'Eschambault, les de Gaspé, les de Boucherville, Jes de Bleury, les de la Broquerie, les d’Ailleboust, les Taschereau, les de Bonne, les de Tonnancour, les Vassal de Montviel, les Noyelle de Fleurimont,
les le Gardeur de Montesson'etc., dont les noms immortels, écrits, non sur le marbre, mais dans le cœur de la patrie reconnaissante, doivent passer à la postérité la plus reculée, En voyant toute cette vaillante noblesse s’exposer ainsi aux hasards des combats, on eût dit l’ancienne Chevalerie française allant cueillir sur les champs de bataille ses plus beaux titres à l'estime et à l'amour des hommes. Un si bel exemple ne pouvait demeurer stérile, Aussi eut-il des imitateurs. S'inspirant du même zèle et du même courage, les Beaubien, les Hervieux, les Foucher, les Perthuis, les Giasson, les Moquin, les Campion, les Gaucher, et une foule d'autres qui représentaient la bourgeoisie, se firent un devoiret un honneur de marcher à la suite des Seigneurs. Cette troupe d'élite avait pour lui communiquer son ardeur martiale le Chevalier de Longueuil, un des derniers rejetons de cette belle famille, dont nous avons donné l’histoire succincte, et qui, faisant
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