‹ La Famille Demers d'Etchemin, P.QChapitre 11 sur 38 · CHAPITRE CINQUIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE CINQUIÈME

JrLiEN Demsrs

Son mariage en 1803 avec Geneviève Roberge. — Le ciiré Masse. — Contrat de mariage. — Quittances de se> fères et sœurs. — Titre nouvel en 1S05. — Moulins d'Etchemin. — "Rornes de la terre en 1825. — Pont sur l'Etchemin en 1818. — Devient capitaine de milice. — Et syndic pour l'église de St-Jean-Chrysostôme. — Noms des tenanciers à Elchemin vers 1829. — Ses enfants. — Il fait^donation à son fiis Benjamin en 1845.— Son décès en 1S60.— Décès de son épouse en 1869. —

Julien Dorners, rils (ic Louis Etienne Deniers et de Marguerite Demerti, était né le 28 octobre 1777. Il avait été baptisé à St Joseph de la Pointe Lévj et il e>t notre cinquième ancêtre (iirect.

Il fut marié le 2') juillet 18 i3 \ St- Joseph de Lévy. par le curé M. Masse, avec Geneviève Roborgj, HUe mineure de Charles Eoberi^e et de Geneviève Lambert, de la paroisse Je St Joseph de la Pointe Lévy. Etaient présents du lôlo de l'époux, Louis- P]titntio Deniers son père, E ientie f>jiner8

fion frère, f t du côté de l'opout^e, Chavlos Roberge, son père, Joseph Roberge, son frère, et plusieurs autres. (Voir app. F.)

Les ^poux ont toujours garJé un bon souvenir du curé Masse qui les avait n.ariés et qui avait succédé au curé Beilhiaume en 1794. L'opou>e surtout i ous a parlé souvent <ie É-oii Cijraclèi'e alVable ei avenant, de sa huuto stature et de Fon veibo pui^i8arit.

*' L'œil des anciens saliun^aii lorsqu'ils parlaient de la taille du curé Macso, d.l l'iiistoirc de la Seigneurie de Lauzon. Tl était bâii comme un géant, di.-aient iU, et il avait toujours à la inî»in une glo^^e canne noueuse qu'il brandissait ( omme une n ass .c. La canne du curé Masse est aufsi f:imeu>e dans !a 1* g( nde quo (elle de Sulaberry et plus d'une larniile praend jiohséder la seule véritable. Car il y a }>lusieurs cannes du curé M.it^se, co nruc il y a plueieujsclésde la Bisiille. il y :i aussi plusieurs tabatières du curé iMa^se." (liU. S. L. 111-320.)

Le contrjit de mariage de Julien Demers et de Geneviève Eoberge a été passé devant le notaire Lelièvre, le 9 juillet 1803, et en prét-ence des parents.

Le futur avait 2 ! ai s et la future n'avait que IG uns.

Pour donner une idée des usîiges du tem)>s, nous dirons, que h s futurs devaient vivre sous le r.'ixime de la communauté de biehs. " Les dits futurs époux seront uns et communs en tous leurs biens, meubles et conqueis immeubles i.insi qut^ dans Lurs acquêts iui meubles, dérogeant pour cet etft;t à toutes les coutumes, us et usages contraires "

'' Les dettes contrai tées antérieurement au mariage seront payées par celui des deux qui Ks aura contractées et sur «es pr 'près b eus

'< lisse marient : veo les droi s et biens à chacun d'eux epparieLant tant ci hus qu'à échoir

Le père de la fiituro s'engacre à donner aux futurs, le lendemain des dj)0U8aille.«, en avancement de leur future succession, une mère vathe, deux mères brebis et un rouet

" Le douaire préfix de la future est fixé à la somme de trois cent livres de vingt sols à prendre sur lus biens du futur éi)Oux.

** Le préciput sera égal et réciproque de lu somme do cent cinquante livres de vingt foIs à pren<lro par le survivant en deniers comptants ou immeubles de la future communauté :

" Les liiturs se loiit donation ))ure et simple entre vifs et irrévocable au survivant doux, do tous le-* biens meubles et

immeubles acquêts qu'ils pourraient avoir pourvu

qu'au décès du jji'emier mourant il n'y ail pas d enfants

vivanls nés ou à naître Cette donation reprenant sa

force et vertu, ci tous ks enfants nés ou à i.aîire du futur mariage vin:iient à décéder en minorité et sans laisser d'héritiirs légitimes. (1;

Xous avons vu que Julien Demeis avait reçu en donation les propriét<s de son père et de sa mère. Ceux ci s'en étaient réservé l'urîuCruit ou la jouissance, et, à la tin de chaque année, les j/rofils nets devaient être divisés entre donateurs et donataire. Mais dans lo cas où les donateurs abandonneraient cette jouissance, une rente viagère dont nous avons fait connaître les détails devait leur être payée. Julien Deniers et sa jeune épouse se mirent à lœuvre pour faire face à leurs obligations. Pendant combien de temps eurent ils à laisser à leur père et mèie l'usulruit de la terre ? Nous ne lo savons pas. Mais ce qu'il y a de certain, c'est qu'il y a dans les papiers de f<i»millo de 1830 des quittances données à Julien Deniers par \ \m Marguerite

(l) Papiers de f;\mille.

Deniers, sa mère, " pour tous les aiticles de rente et pension viagèie et alimentaire, soins manuels et autres charges e^ obiii^^aiiotis à elle dus, et échus par le moyen de la donation ' ( 23 1 ce nbrc 1830).

Il obtint auîîbi de ses irères et s-œurs des quittances de droits légitimaires dans la succession de leur père Louis- Etieni.c Demers. Antoine Demcrs, forgeron au Cap SL- ]gnace, avait donné quittance à son père lui même, le 19 ociobie 1798. Les autres donnèrent quittance aux dates suivantes, à Julien Domers : Marie Anastasie Demers, épouse de Antoine Langlois, le 3 novembre 1802 ; Marie José] hie Dimers, épouse de Etienne Guay, le 16 juillet 1804 ; Joseph Deniers, possesircur d'une terre au village Taniata, le 31 raar.s 1808 ; Louis Demers, établi à St Jean- Chiysostôme, lo 11 septembre 1832.

Julien Demers reçut le 6 décembre 1805, de l'honorable Henry CaliJwcll, seigneur de Lauzon, un titre nouvel (1) pour sa propiicti bornée alors au nord - est à Etienne Demers, fils de Joachim,et au sud-ouett à François Roberge. Cette propriété avait trois arpents, cinq perches et neuf pieds de front sur quarante de profondeur, et payait une rente foncière de deux livres quinze sols et deux sols de cens.

Avec Henry Caldwell qui avait acheté la Seigneurie de Lauzon le 20 février 1801, les affaires allaient marcher à Etchemin et le commerce de bois allait prendre de l'extension.

Dès 1804, il fait abattre de grandes quantités de bois sur k rivière Etchemin, il installe des scieries perfectionnées à l'embouchure de cette rivière et il s'empare par droit de retrait féodal ou autrement, des terrains, des grèves, des îlots qui bordent le St-Laurent près de la rivière Etchemin. (i) Papiers de famille.

Caldwell fit aussitôt relier les îlots par des qaais, éleva des chaussées et y bâtit les plus belles scieries que l'on pût voir alors dans le pays Le rigolet près de la maison de Julien Demers fut fermé et forma un étanor. — La chanss(5e, qui fut construite pour amener l'eau de la rivière Et hemin aux moulins, était a8p(z large pour permettre aux voitures de passer ; ce qui éiait très avantageux dans un temps ou il n'y avait pas de pont sur l'Etchemin.

Henry Caldwell mourut en 1810 et fut remplacé par son fils, comme seigneur de L-iuzon.

Dans un acte de 5 octobre 1825, (1) la terre de Julien Demers est bornée au nord-ouest par le fleuve St Laurent et par l'étang de l'honorable John Caldwell, au nord est par Etienne Demers et au sud ouest par la route Taniata. Il paie les mêmes rentes et le onzième poisson péché devant sa propriété. Un certain morceau de terre y q>1 marqué " à di.-traire au côté nord ouest du chemin depuis environ dix pieds de la mai-on de Julien Demers et allant à un ruisseau appartenant et occupé par l'honorable John Caldwell (2)." C'est au sud ou e^t de la môme maison, que les maisons de John Kitchie et de Andrew Eitchie ont été -construites. Un chemin réparait les deux mai-ons et passait sur un pont construit sur l'étang pour aller aux moulins.

Le ] ont sur lu rivière Etchomin fut construit en 1818. Les commissaires du gouvernement tirent rapport comme «uit, au sujet de ce pont. (26 janvier 1818).

" 2. Un pont sur la rivière Etchomin près du flouve a été fait. Ce pont était nécessaire pour laciliter la communication au sud, et le long du flouve. Il n'aurait pu être demandé par des individus pour êirj fait avec un droit de

(1) Papiers de famille.

(2) L'arpent.Tge de cette terre, avec plan, a été f.iit le 27 et 28 iuillet 1829, par Pierre Lanil ert, arpenteur. La roule TanialA n'y eàl pn> mentionnée, (l'apiersde famille).

péage parcequ'il n'anrail pas promis un gain assez sûr et assez coni^illél•able pour in lemniser les frais d'une batisser mais comme celte rivière où il a péri plusieurs personnes, obstrue la voie publique, nous avons bâti ce pont à même les deniers de la commission." (Hist. S. L. IV — 70 71).

Ce j>ont qui se trouvait 1\ où est aujourd'hui la chaussée de M. F te h a (té empoité par les j^laces, au printemps de 1824, et il a élé reconstruit en 1831, là ou il est encore aujourd'hui, un peu plus bas que l'aucien. (1)

Julien Demers a été appelé à remplir les charges publiques de capitaine dé milice et de syndic ou'marguillier de l'église de St-Joun Chrysostôme.

" Les nominations de colonel, de major et de capitaine de la milice lanudienne était honorifiques et se faisaient sur la recommaîidation des députés umis du pouvoir. Jamais lesmiliciens ne hc réunissaient pour faiie rexorcice. C Cf^t tout au plus si une fois l'an, le jour de la St Pierre, en face de l'église il y avait un appel du rôle, et chacun réjOndait alors en son nom. (2)

La commisbiun de Capitaine délivrée à Julien Demers ne nous est pas tombée sous la main, (3) mais dans tous le» actes du temps, le titre de Capitaine est accolé à S)n nom,.

Pour preuve, nous ne citerons que l'acte de concession d'une terre, le 21 octobre 1831, par Sir John Caldwoll dans Belair nord (St Louis). Cette concession est faite à Julien DemerSy Ecuier, Capitaine de Milice, de la paroisse déStr Jean-Chrysostôme. (4)

Dans tous les cas, le capitaine Julien Demers avait ses pavillons qu'il hissait dans les circoublances solennelles, et

(i) Un autre pont fut construit sur la Chaudière en 1829. '

(2) Hist. S. L. (IV— 261).

(3) Nous avons sa nomination de sergent (rer juin 1806) — papiers de famille.

C4) Voir aussi acte du mariage de son fils Benjamin (app. (j.)

il souffrait volontiers qu'on lui «lonnû*. lo titre de '' Capitaine Julien ' quand on s'adressait à lui.

Il fut aussi syndic ou mar gui Hier do la paroisse de St- Jean Chryso.stôme dans le comm- nronuMit de crtte paroisse. Nous ii'avons pas tiouv(i dans les re;^i*ir s de cette paroisse l'acte de sa nomination, maJN nous y avons vu fon nom mis plus tard, au nombre des anciens rnarirnilliers. En sa qualité de syndic, i! l'ut mêle ;»uk dis-u>sion- lonuMire et acrimonieuses qui prc^i«Mlèrent l.i coi-tniciion de l'é^'llsc à l'endroit où elle se trouve et dont on |>eut voir îe-^ dcftails dans i hi>toire de la S-^dgueurie de Liuz- n (V — "Jo et suiv.) Le 5 novembre 182S, l'<?véque SigMiiy fixait la place de l'dfiflise, cur lu terre d'Abraham J.ambert au vilîago de Beaulieu, et après bien des requêtes de prole>talion, l'dvêque se rendit de nouveau en 1829 à St Jean Ch y-i "^t^rae et dc^cida que le bile de la nouvelle Oi^'ise uu lieu d'être dans le villai,'e de Beaulieu, serait au viilai^e de Taniata sur un terrain de onze arpents de suj'erfieie appartenant partie à Joachira Cantin et partie à Ambroise Cartier. Il fut décrété en même temps qu'il serait bâti un |»resbylère en pierres do 85 pieds de longueur sur 41 de Iarj:eur qui servirait de chapelle provisoire. Lis travaux d \ eonitruotion furent dirig(^s par le curé Dufresne do Sl Xico'as. Le révt^rend M. F. X. Leduc fut lo premier cur? eu 1830 et rannée suivante il fat remplacé par le révère il M. J. B.

DaveUiy. (1)

Léglise uciuello fut ommencée en 1835. Julien Demers

était syndic de cette paroisse comme no is l'avons dit et par conséquent il était à lu têie de lu divi-«ion d'Klchemin qui devait elle aussi, contribuer aux frais à^i construction do la chapelle provisoire et de l'église.

A titre de renseignements sur Etchemin, nous croyons (l) Voir app. (K. et L.) Liste des cures de Si-Je.in Cluyso5l'>ine et une notice sur le Kcv. P, Beaumont.

devoir publier un (5lat in liquant les noms des propriétaires canadiens fiurçui^i de cet endroit, vers 1830, (1) avec l'étendue siipertiriclle de leurs terrnin:^, tel que nous le trouvoi.8 dans un écrit |)roparé par Pierre Lambert, arpenteur, agent de Sir John Caldwell, et conservé dans les papiers de famiilc.

DIVISION DE JULIEN DEMERS, Syndic

Superficie.

Noms des tp:nanciers

Louis Couture

Etienne Deniers

Julien Demers

Michel Boutin (emplacement)

Edouard Lagueux

Pierre Lajrueux (emplacement)

do do ' do

do do do

François Roberge do

Thoms. Roberge do

François Cantin, fils Jos. et Julien Lambort Jean-Bapiiste Cantin Louis Lambert Louis Lambert, fils Louis Ducas yean Pelletier, un emplacement

do do

do

Joseph Girard

do

Vve J.-Bte Huart

do

France Huart

do

Etienne Du perron

do

Ls. Dubord

do

Julien Robets2;e

Olivier Roberge

Gaspard Lemieux

Arpents.

Perches.

Pieds

(i) Il n'y a pas de date ni de signature. Mais l'écrit est évidemment de la main de Pierre Lambert.

ÎJOMS DVS lENANTIKKS AKI'ENT.S. PkRCURS. PIEDS.

Jean Samsf)n 35

do do 140

Ignace et Joseph Koberge 122

Dans l'état ci-dessus, on ne voit apparaître que les noms des tenanciers canadiens français. H ne faut pas oublier <iue vers 1830, il y avait aussi à Etchemin et à Xcw Liverpool, 37 familles de nationalité irlandai.-e, comme le dit l'Histoire de la Seigneurie de Lauzon (Y— 39). Ces familles ont dû fournir leur quote part pour l'église de St Jean- Chrjsostôme.

Les enfants de Julien Demers et de Geneviève Roberge furent au nombre de douze, six garçons et six tilles. Ils ont tous été bai)tisés à l'église de St Joseph de la Pointe Levy ; cenx qui se sont mariés, l'ont été à l'église de St- Jean Chry.-ostôme. Voici leurs noms :

1. Marie Geneviève, née le 4 novembre 1804— décédée le 9 avril

2. Marie Marguerii e, née le 20 octobre 1806. — Decédée le 9 avril

3. Lol'IS-Jl lien, né le 14 février 1809. — Marié à Marcelline Ilallé, le 12 janvier 1841. — Décédé à St-Hernard le 31 octobre 18S4.

4. Etienne, né le 19 mars iSii. — Marié à Céleste Ainse le 29 janvier '839. — Décédé le 10 juin 1852.

5. Christine, née le s avril 1813. — Mariée à Laurent Roberge, le 18 février 1833. — Décédée le 4 janvier 1873 à St-Jean-Chrysostôme.

6. Marie, née le 21 janvier 1815. — Mariée à Louis Elie BourKet le 13 novembre 1S32. — Décédée le 6 janvier 1880, à St -Joseph de Lévis.

7. Athanase, né le 7 janvier 1817.— Marié à Luce Bégin le 14 janvier 1845.— Décédé à .*^t- Lambert le 30 septembre 1875.

8 Eui'HROSiNE, née le r8 juillet 1819.— Décédée le iS janvier 1821.

9. Damase, né le 29 novembre 1821.— Décédé le 4 septembre l8^o.

JO. Benjamin, né le 12 septembre 1823. — Marié à Félicité Cr.rrier, le

25 novembre 184Ç. — Décédé le 5 août 1875, '^ St-Romuald. — Il fut le donataire de son père à Eichemin.

11. EsTHER, née le 2 juillet 1825, — décédée le 1er juin 1902, à l'âge de 77 ans.

12. Victor, né le 17 mars 1829, — décédé le 24 novembre 1844, à l'âge de IÇ ans.

Le capitaine Julien Dcraeifi, et son épouse Geneviève Roberge, firent donation du tous leur.-» biens, meubles et immeubles à leur fils Benjamin, le 19 novembre 1845, par acte passé devant le notaire F. M. Gua}-. " Cette donation est faite entre vifs et de manière à ce qu'elle puisse valoir et avoir lieu sans espérance de ne pouvoir la révoquer sou» quelque prétexte que ce puisse être ".

Le donataire est obligé de loger, nourrir, vêtir, cbauffer et éclairer ses j'ère et mère tant et au8?i longtemps qu'ils s'accordeiorit ensemble, mais arrivant que par incomptabilité d'humeur et autrement donateurs et donataire ne puissent vivre ou s'accorder ens-emble, " alors le donataire e^t obligé de payer aux donateurs une rente viagère qui e^t détaillée dans l'acte de donation. Cette rente viagère n'a jamais é{6 réclamée.

Le donataire est aussi obligé de garder avec lui à sa table et de vêtir, etc., sa sœur Esther jusqu'au jour de son mariage ou de sa mort, et aussi de payer à son frère- Athana^e la somme de vingt cinq louis, pour compléter se»^ droits t Is que fixés en son contrat de mariage, (l)

Leur testament a été fait à. la même date et confirme la. donation.

Le capitaine Julien D.mers est décédé le 1er mai 1860, k l'âge de 83 ans. C'était un vieillard res[»ectable et respecté. Très hospitalier chez lui, il a rendu de grands services à beaucoup do monde. Il savait lire et signer son nom ;, c'est lui qui nous a initié, dans notre bas âge, à la connais-

(i) Papiers de famille.

sance des lettres de l'alphabet. Dans les dernièreSuanndes de sa vie, il était pyndic pour la collection des argents pour les âmes du purgatoire. Il nous a beaucoup édifié par sa piété et ses bons conseils.

Son épouse Geneviève Roberge s'est éteinte, le 16 février 1869, à l'âge de 82 ans. C'était une femme très pieuse aimant le travail et l'économie, et pleine de compassion pour les infirmités de tous. Elle a rempli pendant longtemps et avec succès les fonctions de sage-femme, dans un temps ou les médecins étaient rares, et elle aimait à collectionner des herbes médicinales, de toute sorte, qu'elle mettait en réserve pour toutes les maladies qui se présentaient, et qu'elle distribuait gratis.

Julien Demers et son épouse ont été inhumés dans l'église de St Romuald.

Benjamin Demers

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