CHAPITRE TROISIEME
Louis Joseph Demers
Louis- Joseph Demers succède à son père sur la moitié de sa propriété. — Son mariage. — Procès verbal de 1738. — Sa mort prématurée en 1749 — Sa veuve et ses enfants. — Décès de la veuve en 1773. — Incendie des maisons d'Etchemin en 1760. —
A la mort de Jean Demers II, sa propriété de sept arpents de front à Etchemin fut partagée entre ses deux fils Jean et Louis Joseph, comme nous l'avons dit au chapitre précédent.
D'après les papiers de famille, l'héritasse de Louis- Joseph Demers, notre troisième ancêtre direct, contenait " trois arpents cinq perches et neuf pieds sur quarante de profondeur, au premier rang, borné au nord est à Jean Demers et à l'ouest à Joseph Roherge ".
Louis-Joseph Demers avait été baptisé à Lévy le 7 mai
1711, et il fut marié à l'église de St- Joseph de la Pointe Lévy, le 15 février 1735, par le curé de la Rue, à Geneviève Huart, fille de Jean Iluart et d'Angélique Jourdain, de la paroisse de S t Joseph. La cérémonie eut lieu en présence des frères de l'époux, René, Louis et Jean De mers, d'Augustin Normandeau (Desloriers) et Jean Tinon, ses beaux frères, de Jean Huart, père de l'épouse, de Jean et Joseph Huart, ses frères, de Jean Dussault et Charles Bergeron, ses beaux frère-», d'Etienne et Ja îques Huart, ses oncles et de plusieurs autres. (Voir app. D.)
D'après un procèvS verbal du 5 septembre 1738, fait pour redresser le chemin de front depuis chez les Lambert à Etchemin en descendant jusiqu'à Montapeine, on voit que les propriétaires des terres à roue!?t de l'Etchemin étaient le sieur de la Gorgendière, Jean Demers, Louis Joseph Demers, Joseph Robcrge, le sieur Mouffl^i et le sieur Lambert. Les sieurs de la Gorgtndière et Mo ifflî n'y sont pas demeurés longtemps, mais Joseph Ri>ber cey a été la souche d'une nombreuse et respectable famille principalement répandue à St Jean, St Romuald et St Nicolas. Joseph Roberge avait pour ancêtre au Canada, Denis Roberu^e, qui avait été toute sa vie l'homme de ci)nfiance de Mgr de Laval. Il avait épousé une des filles do René Leduc, ancien censitaire de Lauzon, et c'est ainsi q l'il vint habiter la seigneurie, (l)
Ce procès verbal devait avoir sa raison d'être dans un pays où le chemin était rocailleux et difficile. Il est aussi question, dans le temps, d'un pont sur l'Etchemin.
Nous ne voyons à cette époque, aucun événement important digne d'être signalé dans l'histoire de la famille. Louis Joseph Demers d'ailleurs ne vécut pas aussi longtemps que Bon père et soi grand'père ; il s'éteignit à Etchemin le 18
(I) Voir Hist. s. L. II— 145.
décembre 1749 à Vl<^e de 38 ans, et 14 ans seulement après Bon mariage avec Geneviève Iluart. H lai.-suit sa veuve avec quatre enfants, Geneviève, Louis, Louis Etienne et Marguerite, âgés respectivement de 14, 12, 10 et 5 ans.
La veuve prit en main l'administration do soti bien et de celui de ses enfants et la conserva ])endarit une quinz lino d'années. Elle fui nommée tutrice de ses enfants, (1 ) le 9 juin 1750, par Claude Barolet faisant len fonctions de juge à Québec en l'abu nce du )»rocureur du iîoy, et le 10 mai 1765 elle obtint pur acte passé devant le notaire Saillant un titre nouvel^ pour elle niême et pour ses enfants, de la propriété occupée par eux, à Etchtmin. Cette projirirté est décrite dans cet aete, comme ayant, " iioi-t arpents cinq " perches, neuf ))ieds de terre de front à prend le du bord " du fleuve 8t I.auienl sur quaiante ar^)» nts de profondeur, ^' faisant moitié de ^ept arpents une perche aj»parLenant à ** feu Jtîan Demers son beau )>ère, faisant partie de dix ** arpents de terre concédés à François Bi'»sot par c mtrat ^* pas>é devant Me. Rageot, notaire, le 12 novembre mil six *' cent soixante et dix, à elle jippartenant ei à ^e.s enfants pour ^* leur avoir été donné et abandonné par feu D îniori son beau
*' père dont elle n'.i pu repri'senter le conti-ai ; étant
^' chargée de cinquante se|»t s<Ms dix denier-*, ari^ent tour- ^* nois et du trentième poisson, de cens it rente» seigneuriales
" payables au premier octobre de t haque :*nriée
** Fait et passé en pré>enee de Monsii-wr Ch trus Youville « Dufios, prêtre et curé de Saint Joseph de la Pointe Levy <» et de Sieur Pierie Joly dit Sans chagrin, écrivain, demeu-
*^ rant en la dite paroisse, témoins pour ce appelés
<* ...(Papiers de tamille).
Ses enfants étaient : — (2;
(1) Papiers de famitle.
(2) Voir registre-- d. Si-J jseph de l.évis, etc.
1. Marie Geneviève, baptisée le 31 janvier 1736.— Mariée 10 à Joseph Dussault le 20 oct. 1752, et 2^ à Etienne Paradis le 25 octobre