‹ La famille du baron; vaudeville épisodique en un acte (volume 2)Chapitre 146 sur 267 · SCÈNE XVI · texte numérisé non relu

SCÈNE XVI

les mêmes , BERNARD , avec le bouquet et les gants blancs»

Bernard , à la cantonade.

\ C'est bien, mes amis, allez toujours 5 vous nous attendez à la mairie.

Mme DARVILLE.

Est-ce que l'on part déjà?

Bernard - gaiement.

Je viens d'emballer tout le monde dans les deux remises , votre voiture, belle cousine, que je me suis permis de endre.

La Convalescente, 5

Mme poLIGNY.

Comment, Monsieur. • .

Mme DARVILLE.

Vous avez très-bien fait.

Mme poLIGNY.

Mais non , je voulais vous dire . . .

BERNARD

Il ne reste qu'une bonne tante, à rooi, qui est là, et le premier équipage de retour, nous emmènera tous les quatre. ( A madame Béguinet.) Madame Béguinet , vous nous avertirez.

Mme béguinet , sortant.

Oui , Monsieur.

Quel beau jour!.. . Cousine, vous restez avec nous; et j ce soir, le petit bal de famille. . . Il me semble que j'ai re- 1 trouvé mes jambes de quinze ans.

Mme poligny , étonnée.

Eh ! mais, Monsieur, qu'avez-vous donc?... quelle pétu-i lance , quelle gaieté !

Mme DARVILLE.

C'est tout simple , quand on adore sa femme!

Bernard , d'un air radieux.

Ce n'est pas cela; c'est une lettre de mon frère que je viens de recevoir !... Je vous avoue que je n'étais pas sans crainte sur son compte, parce qu'il avait toujours été d'une santé languissante; à-peu-près condamné par les médecins | eh bien! il a pris un parti désespéré, il s'est marié.

Page 1