PHILIPPE, M»« D'HARVILLE
PHILIPPE, ouvrant le billet.
Je ne sais pourquoi. . . ce message me trouble. . . et. . . je ne puis deviner... (// jette les yeux sur les premières lignes et pousse un crû) Ah . . .
MUe D'HARVILLE.
Qu'est-ce donc ?
PHILIPPE
Frédéric! ... il serait vrai ! . . . [Il laisse échapper la lettre , et se précipite dans la chambre de Frédéric.)
COMÉDIE-VAUDEVILLE. 53 Mlie d'iiarville.
Frédéric! . . . que dit-il L.. et quel nouveau malheur?... (Elle ramasse la lettre et lit rapidement.) « Mon ami, mon j> père. . . pardon, si je vous désobéis. . . mais à présent, » moins que jamais, je ne puis vivre avec opprobre... m Fils d'un soldat , personne n'aura le droit de m'appeler la un lâche. . . l'heure a sonné. . . adieu. . . . dans un in- I» stant,je serai vengé, ou je n'existerai plus...» {Allant vers Philippe.') Est-il possible ! ... . . Frédéric ! . . .
PHILIPPE , revenant pale et les traits décomposés *.
C'en est fait... la fenêtre qui donne sur la cour était ouverte. . . il s'est échappé.
Ociel!...
PHILIPPE
Il est parti. .. et, peut-être , en ce moment... [Avec des^ sanglots.) Mon fils ! . . . mon fils! ...
Mlle D'HARVILLE, le soutenant.
Philippe ! . . .
PHILIPPE, tombant dans wrfauteuil.
Je ne le verrai plus. . . il le tuera.
Mlle D'HARVILLE, agitée.
Non, non. . . il est encore le m s de les arrêter. . . il faut, courir. . .
PHILIPPE
Et de quel côté?. . . où sont-ils maintenant?
MUe D'HARVILLE.
Je ne sais. . . mais n'importe. . . il faut les retrouver, . . i Ah ! . . . {Courant à la porte du fond, quelle ouvre avec pré- \ cipitation , et appelant^) Marcel, Joseph , Baptiste. . . {Elle court prendre la sonnette sur la table et sonne en continuant d'appeler.') Marcel, Joseph. . . venez tous. . . venez vite.
* MUe d'iiarville , Philippe.
54 PHILIPPE