FRÉDÉRIC ET MATHILDE
11 serait vrai î . . . quel bonheur !
BEAUVOISIS , à part.
Par égard pour moi. . . une héritière de quatre-vingt mille livres de rente î . . . Décidément , ma tante m'aime trop. ( En ce moment Philippe passe auprès de mademoiselle â'Harvilïe*. )
MIIe D'HARVILLE , à Philippe qui est venu auprès d'elle. Et de plus. . . je ferai pour Frédéric... ce que je dois faire. { Bas. ) Mais après moi , Philippe.
PHILIPPE , la regardant.
Mais qu'avez-vous ?
Mlle D'HARVILLE , bas.
Que je voudrais l'embrasser !
PHILIPPE , bas.
Eh bien . . . qui vous en empêche ?
MUe D'HARVILLE, bas.
Je n'ose pas.
PHILIPPE , bas.
Vous n'osez pas . . . vous devez être bien malheureuse. {A Frédéric. ) Eh bien , mon. . . mon cher. . . monsieur Frédéric. . . vous voilà avec une belle fortune, une jolie femme... comment, vous ne remerciez pas celle à qui vous devez tout cela?
FRÉDÉRIC , baisant les mains de â'Harvilïe. Ah! ma vie entière ne suffira pas. . .
PHILIPPE , le poussant.
Eh non ! morbleu. . . pas ainsi . . . dans ses bras.. . mademoiselle le permet. ( Mademoiselle d'Harville V embrasse avec \ la plus vive émotion . )
* Beauvoisis , RIUe d'Harville, Philippe , Frédéric, Mathilde.
62 PHILIPPE
Mlle D'HARVILLE.
Philippe , vous les suivrez.
PHILIPPE
Oui , mademoiselle. . . je ne les quitte plus.
Ml,e d'hâRVILLE.
Et quant à votre fortune. . .
PHILIPPE , avec ame.
Moi ! . . . je n'ai besoin de rien ... je suis plus heureux , et plus riche que vous tous . . . ( Lui montrant son fils et Mathilde. ) Regardez.
FIN
Avis.
PHILIPPE, étant la propriété du Libraire Pollet, il déclare que cette pièce n-c pourra faire partie du Théâtre de M. E. Scribe, publié par les Libraires Rezou et Aimé-André, qu'à compter du 19 avril i832, c'est-à-dire deux ans après la première représentation de ladite pièce, et que ce droit n'appartient qu'à lui, étant seul Propriétaire de tous les Vaudevilles de cet auteur.
Le Libraire Pollet étant seul Editeur des ouvrages de M .Scribe, on trouve chez lui tous les V audevilles de cet auteur.