LA MÈRE MARTEL, ADÉLAÏDE
MÈRE MARTEL
Ah ! mon dieu , ma pauvre Adélaïde. . . j' n'ai pas seul'ment osé lui dire que j' venais lui demander une petite avance ... il m'aurait bien r'çue.
ADÉLAÏDE
D'autant que mon père est déjà en arrière de plusieurs avances.
MÈRE MARTEL
Mais , mais , mais , mais . . .
Air du Vaudeville de la Belle Fermière. Queuqu'nous d'viendrons , mon enfant ?
ADÉLAÏDE
Ne vous désolez pas , ma mère , Pour vous j'travailPrai gaîment. . .
MÈRE MARTEL
Oui , j'sais qu'tes t'un' bonn' couturière. J'sais aussi que , drès Fmatin , Ton aiguille va bon train. . .
Mais on risque d'mourir de faim , Quand faut qu'toute une famille Se nourrisse avec une aiguille.
ADÉLAÏDE
Ah I v'ià m' sieur Isidore. . .
MÈRE MARTEL
Bon jeune homme! toujours occupé... Le v'ià encore ses crochets à la main , comme uo petit saint Pierre !