‹ La famille du baron; vaudeville épisodique en un acte (volume 2)Chapitre 70 sur 267 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

SALSBACH, MALZEN, introduit par Fritz.

MALZEN.

C'est vous que je cherchais , monsieur.

SALSBACH , d'un air riant

Qu'est-ce qu'il y a, mon cher monsieur?., .quelque chose de pressé , à ce qu'il paraît ; car pour venir jusque dans la chambre de la mariée. . .

MALZEN.

Ah ! c'est.. . pardon.. . si je l'avais su.. .

SALSBACH , soi/riant.

Pourquoi donc ?. . . vous avez bien le droit d'y venir.

MALZEN.

Je n'y resterai pas long-tems, les vingt-quatre heures sont expirées , nous n'avons plus qu'à signer la séparatio n..

Ainsi, terminons, je vous prie.. . j'ai fait seller mon cheval , et je veux partir avant la nuit.

SALSBACH, à part.

Quand je disais qu'il y avait sympathie. . . ( Regardant à sa montre. Haut. ) Permettez, monsieur , permettez. . . il s'en faut encore de trois quarts d'heure.

M \LZEN , impatienté.

Ah ! monsieur !. . .

SALSBACH.

Non pas que nous tenions.. . mais il faut au moins le tems de dresser l'acte , de le rédiger.

MALZEN , montrant un papier.

C'est inutile. . . le voici.

SALSBACH.

Déjà î. . . très-bien , monsieur. ( // sonne. )

MALZEN.

Que faites-vous ?.. . vous ne lisez pas?

SALSBACH.

Mon devoir est de le soumettre d'abord à la tante de madame la baronne.. . (A Fritz qui paraît. ) Portez cela à votre maîtresse. ( Fritz reçoit le papier , et entre chez Madame Barneck. ) Et maintenant que tout est fini , jeune homme.. . je ne vois pas pourquoi vous refusez l'entrevue que Mme de Malzen vous a fait demander.

MALZEN

Mme de Malzen ?

Oui. . . avant de partir, voire femme veut vous parler.. . on vous Ta dit ?

MALZEN.

Du tout.

SALSBACH.

Eh bien ! je vous l'apprends. . . ( A part. ) Quest ce que je risque ?. . . ça ne peut pas aller plus mal.

MALZEN.

Me parler !.. . et de quoi ?

4o LOUISE,

SALSBACH.

Mais. . . de vos intérêts communs.

MALZEN, vivement.

Nous n'en aurons jamais.

SALSBACH.

De votre fils.. . peut-être.. . car vous n'avez pas oublié r monsieur , que vous avez un enfant. ( Avec sensibilité. ) Un enfant !. . . savez-vous bien , jeune bomme , tout ce que ce mot renferme de sacré.. . de touchant... quels devoirs il impose !. . .

MALZEN.

Je vous dispense....

SALSBACH.

Et quel bonbeur il promettrait à votre vieillesse. . . surtout si vous en aviez plusieurs. .. beaucoup même... le ciel protège les familles nombreuses !

MALZEN , avec impatience.

Il suffit.. . j'ai pourvu au sort de mon fils. . . autant qu'il était en moi. . . ainsi cette entrevue est inutile.

SALSBACH , vivement.

Pardonnez-moi., . elle est indispensable.

MALZEN.

Monsieur. . .

SALSBACH.

Et vous êtes trop galant homme ...

MALZEN, avec colère.

Eh !. . . morbleu. . .

SALSBACH.

Justement , voici Mme la baronne.

MALZEN , s' arrêtant»

Dieux I

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