SUR JANE AUSTEN. IX
qui ne Ta jamais abandonnée , et qui soutenait le courage de sa mère et de sa sœur. EUe conserva jusqu'au moment suprême toutes ses facultés, sa mémoire, son imagination , sa sensibilité ; ni l'amour ardent pour son Dieu , dont elle allait s'approcher, ni son attachement pour les amis qu'elle allait quitter, ne s'affaiblirent un seul instant. Elle voulut recevior le Saint -Sacrement quelques jours avant sa mort, craignant qu'au moment même sa faiblesse n'obscurcit ses idées. Elle écrivit tant qu'elle put tenir une plume , et se servit d'un crayon quand la plume devint trop pénible. Le jour qui précéda sa mort, elle composa quelques stances pleines d'énergie et de sentiment $ c'était un éternel adieu à sa famille et à ses amis. Les dernières paroles qu'elle prononça furent des remercîmens à son médecin 5 il lui demanda, quelques raomens après , si elle n'avait besoin de rien : « Il ne me manque que la mort , dit-elle en souriant, et la voilà qui s'approche. » En effet , elle expira peu de minutes après, le 10 de