‹ La famille et ses traditionsChapitre 12 sur 235 · PREFACE XIX · texte numérisé non relu

PREFACE XIX

dans une lettre pleine de sympathie, les principales choses à développer dans mon livre :

uJe serai enchanté, me disait-il sous la trop favorable impression de sa vieille amitié pour moi, de lire quelque jour ce que vous avez écrit sur le poétique sujet de la famille. Vous aurez dû y voir un foyer sacré, un sanctuaire béni où nos meilleures joies de la terre s'épanouissent sous le regard de Dieu, au premier matin de notre vie. Vous aurez dû chanter le lieu natal, ce vrai berceau de la plus douce liberté, que vous avez connue ici-bas sous la main de votre père et sous la main de votre mère, ces deux mains de la douceur et de la force qui ne se posaient sur votre vie que pour lui donner l'essor, et qui, en se croisant sur votre tête, formaient comme l'arc-de-triomphe de votre jeune royauté, où vous passiez en obéissant, la joie au cœur et le sourire aux lèvres, le plus libre et le plus joyeux des êtres.

Vous aurez dû y célébrer également ce trône de la paternité où l'amour s'assied avec l'autorité, et celui de la maternité où l'autorité trône à côté de la tendresse."

C'étaient là autant de tableaux à faire.

Gomme je n'avais pas sur ma palette les couleurs que demandent de tels sujets, ni le pinceau qui a tracé les lignes que je viens de citer, j'ai emprunté aux maîtres les idées et les sentiments que la famille leur a inspirés. Si mon livre vaut quelque chose, c'est à eux, en grande partie, que l'honneur en revient. Gomme le lecteur fera leur connaissance d'une manière intime clans le cours de Tou-

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